Bussac : une femme attaquée par un sanglier

Chasse Actu
date 28 juillet 2025
author Léa Massey

En Dordogne, une femme a été violemment attaquée par une laie alors qu’elle taillait ses ronciers. Une scène violente, sans chasse ni provocation — mais bien réelle.

Elle taillait ses ronces, elle a failli y rester. Le 23 juin 2025 à Bussac, en Dordogne, une habitante a été violemment attaquée par une laie alors qu’elle entretenait un chemin en bordure de propriété. Une scène brutale mais révélatrice, sur laquelle les réseaux sociaux n’ont pas encore trop glosé — sans doute parce que cette fois, le sanglier n’était pas chassé.

« Elle m’a mordu, encore et encore »

Le récit est glaçant. Une laie surgit des bambous, visiblement en présence de ses marcassins. En un instant, elle fonce sur la sexagénaire, la renverse, la mord. Plusieurs fois. La victime parvient à se protéger partiellement avec ses bras, mais encaisse des blessures sévères. Le tout, sans provocation. Sans chien. Sans fusil. Juste une paire de gants de jardinage et un sécateur.

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Transportée d’urgence à l’hôpital de Périgueux, elle souffre encore, un mois après, de douleurs physiques et d’un traumatisme profond : « J’ai peur de retourner sur le chemin. Même pour étendre mon linge, j’ai l’impression qu’elle va ressortir. »

Quand le sanglier n’a plus peur de rien

L’animal avait déjà été repéré par un voisin, qui a d’ailleurs vu son chien lui aussi chargé par cette même laie, quelques jours avant l’incident. La situation est claire : le sanglier n’a plus peur de l’homme, ni de ses aboiements, ni de sa présence. Il se sent chez lui, même à quelques mètres des habitations. Et tant que personne ne régule, il le restera.

Pas de battue. Pas de carabine. Pas de « tirs de loisir ». Pas même de chien de chasse. Et pourtant, une attaque. Réelle. Sanglante. Silencieuse. Ce n’est pas un accident de chasse — c’est un accident de nature. Ou plutôt : de surnature.

Car ce que révèle cette histoire, c’est l’accoutumance croissante des sangliers à l’homme, leur présence massive en périphérie des villages, et l’aveuglement de ceux qui préfèrent interdire la régulation plutôt que d’en assumer les nécessités.

Peut-on vivre tranquillement dans un pays sans fusils ?

Cette femme n’a pas été « confondue avec un prédateur », ni « prise par erreur pour un danger ». Elle a simplement croisé une laie qui ne voulait plus reculer. Et la vérité, c’est que des cas comme celui-là vont se multiplier si la régulation du sanglier continue d’être freinée au nom de principes idéologiques douteux.

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6 Commentaires :
  1. Cyril
    28/07/25

    À quel moment la régulation va empêcher ce genre de réaction puisque une laie suitée n’est pas visée par les chasseurs, tout comme ses marcassins (on est d’accord hein ?)
    Sachant qu’elle ne fait que les protéger, vous souhaitez faire quoi, empêcher la faune de vivre en imaginant éliminer tous les risques naturellement présents dans le nature ?🤔
    L’idéologie douteuse est donc la vôtre, elle ne correspond déjà pas à ce qui est autorisé en terme de régulation.
    Il faut réfléchir avant d’écrire vos articles à la chaîne, pour le bien de tous.

    1. Marc
      28/07/25

      Bonjour Cyril , On pourrait simplement par la chasse et les battues empêcher les animaux sauvages de s’installer prés des habitations et les forcer à rester dans leur milieu naturel que sont les forêts , ce qui éviterait beaucoup de conflits et d’accidents .

      1. Cyril
        28/07/25

        Bonjour Marc, ce n’est plus possible en grignotant comme l’homme le fait sur leurs territoires. Vouloir empêcher une laie et ses marcassins de se déplacer est illusoire.

    2. Richard
      29/07/25

      Cyril,tout le monde peut être amené à rencontrer un laie suitée ,surprise où se sentant menacée elle fait face ,il faut donc s éloigner.pour le tir de celles ci,perso il m est impossible de la tuer sachant que les petits vont mourir de faim,j ai fait de la protection de culture a cause des ramiers et je tirais en l air pour les effaroucher sachant que certains avaient des petits dans le nid et non pour en avoir plus dans le futur.

  2. serge
    29/07/25

    Alors peut-être faudrait-il revoir rapidement la politique d’aménagement du territoire et la politique de la ville. Installer des lotissements dans les forêts c’est défier les habitants de ces lieux et contribuer à la multiplication des incendies. Mais bon, le dieu EURO aura certainement et pour longtemps encore le dernier mot.

  3. herve
    29/07/25

    Bonjour , il me semble qu il est interdit de tailler les haies , qu elles soient communales ou privée du 15 mars au 31 juillet . Et c ‘est justement pour cette raison , la ,mise bas de certains mammifères mais également pour la nidification des oiseaux . Alors que l on commence par respecter certaines règles de bons sens et tout devrait bien se passer . La différence avec les autres espèces , c’est qu une laie est prête à en découdre pour sa progéniture.

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