En Sarthe, les producteurs de maïs sont à bout face aux sangliers. Entre interdictions de tir et dégâts quotidiens, ils n’ont plus aucun moyen de défense.

C’est France Bleu qui raconte – « C’est un travail de Titan. » Le constat amer des producteurs de maïs en Sarthe n’a rien d’une exagération. Chaque jour, ils voient leurs parcelles méthodiquement saccagées par des sangliers de plus en plus nombreux, plus téméraires, et surtout mieux nourris grâce à leurs champs. L’été et le début de l’automne, période clé de maturation, se transforment pour eux en course d’obstacles, entre surveillance quotidienne, réparations de clôtures et espoir de sauver ce qui peut l’être.
Une prolifération hors de contrôle
Ce fléau n’a rien d’une surprise. Depuis plusieurs années, la population de sangliers explose en France. La Sarthe n’échappe pas à cette dynamique : cultures de maïs à perte de vue, climat favorable, absence de prédateurs… Tous les ingrédients sont réunis pour faire du département un véritable garde-manger à ciel ouvert. Les bandes de sangliers investissent les parcelles à la tombée de la nuit, laissant derrière elles des sillons de dévastation.
Des agriculteurs pris au piège réglementaire
Face à ces attaques répétées, les solutions des producteurs sont de plus en plus limitées. Le tir de nuit, longtemps considéré comme un dernier recours, a été interdit autour des parcelles en période de récolte par le Conseil d’État en 2025. Quant à l’agrainage dissuasif, il est soumis à des règles si strictes qu’il est devenu inopérant dans de nombreux cas. Les clôtures électriques restent la seule parade efficace, mais leur coût et l’entretien qu’elles nécessitent pèsent lourdement sur les exploitations.
Un quotidien éreintant
Les producteurs de maïs le disent sans détour : protéger leurs cultures est devenu un métier à part entière. Chaque jour, ils parcourent leurs champs pour vérifier les dégâts, réparer les clôtures, tenter de limiter les incursions. Une énergie perdue alors qu’ils devraient se concentrer sur leurs récoltes. Et lorsque les sangliers ont ravagé une parcelle, c’est une perte sèche, rarement compensée à la hauteur des préjudices.
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L’État spectateur de sa propre impuissance
Ces dernières années, l’État a multiplié les décisions contradictoires, interdisant d’un côté les moyens de lutte directe contre les sangliers, et de l’autre, renvoyant aux chasseurs la responsabilité de la régulation. Résultat : les agriculteurs se retrouvent seuls face à une prolifération qui ne faiblit pas. La colère monte, mais surtout la résignation : comment défendre ses terres quand les règles empêchent d’agir ?
Une situation appelée à empirer ?
Si rien n’est fait rapidement, les dégâts sur les cultures risquent de s’aggraver. Derrière chaque champ retourné, c’est tout un modèle agricole de proximité qui vacille. Les producteurs attendent des mesures concrètes, adaptées aux réalités du terrain, et non de nouvelles restrictions déconnectées.
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Et si on le classait esod? Ah c’est sûr la fédé ne pourrait plus vendre des bagues à 50 balles pièces mais au moins les chasseurs pourraient maintenir la pression toute l’année.
A méditer, non?
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Rien n’avancera en France sur le problème des dégâts de la grande faune tant que la nouvelle race de chasseurs exigera le maximum de cibles à tirer.
En exemple, dans notre département le Président départemental de la FDC cosigne avec la préfecture une lettre exigeant une battue avant l’ouverture de la chasse sur une liste de points noirs sangliers.
Alors que ce courrier demande l’absence de consignes restrictives sur tous les animaux, ce President demande sur son territoire de chasse de ne pas tuer les mères meneuses !!!!
Je sais des theories fumeuses vont surgir, mais nous sommes à un point où toutes ces considérations ne sont plus possibles, ce sont toutes ces mesures conservatrices qui ont conduit au désastre actuel qui ne fait que s’amplifier.
Les chasseurs (marchands de chasse ) sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis…
L’Etat devra intervenir le plus rapidement pour que cette catastrophe évitable cesse en utilisant tous les moyens disponibles: reglements, lois, materiels adaptés, moyens humains.