La Sagrada Familia aspergée de peinture par des militantes écologistes. On s’interroge : à force de chercher le scandale visuel, peut-on réellement convertir qui que ce soit ?
L’image a fait le tour du monde : deux militantes aspergeant de peinture rouge la façade de la Sagrada Familia, chef-d’œuvre de Gaudí, bientôt achevé, bientôt sanctifié. Le message ? « Justice climatique ». Le moyen ? Le vandalisme médiatique. On connaît la chanson.
Mais une question demeure : ces coups d’éclat sont-ils autre chose qu’une stratégie publicitaire déguisée en militantisme ? Car l’argument des activistes eux-mêmes est limpide : « Nous cherchons à générer une bombe mentale ». En clair, occuper l’espace visuel, saturer les réseaux sociaux, capitaliser sur la notoriété d’un monument mondialement reconnu. Mais l’impact, en dehors du bad buzz, reste désespérément nul.
Qui s’est converti à la cause écologique après avoir vu Notre-Dame, la Joconde, ou maintenant la Sagrada Familia aspergées, maculées, instrumentalisées ? Personne. Pire : ces actions nourrissent l’idée que l’écologie politique est une religion punitive, indifférente à la beauté, sourde à la mémoire, prête à sacrifier l’art et la foi sur l’autel d’une communication de crise permanente.
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Antoni Gaudí, dont le pape vient de reconnaître les vertus héroïques, avait consacré sa vie à bâtir une cathédrale pour élever les âmes. Voilà qu’on la barbouille pour les rabaisser à l’état de support publicitaire. L’écart est abyssal. La foi, même celle de l’écologie, ne se répand pas par le coup de pinceau d’un happening. Elle se gagne par la patience et la cohérence.
Or ici, rien de tout cela : seulement le fracas d’un geste éphémère, qui insulte plus qu’il ne convainc. La visibilité n’est pas la crédibilité. Les « bombes mentales » ne rallient pas, elles repoussent. Et le patrimoine, une fois sali, ne fait que renvoyer en miroir l’impuissance de ceux qui n’ont plus que la peinture rouge pour tenter d’exister.
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Personnellement je n’arrive plus à supporter ces anarchistes de tout poils qui cassent , brulent et vandalisent jusqu’à nos monuments pour une idéologie à laquelle eux seuls adhère . La justice n’est pas à la hauteur , elle ne sanctionne pas les coupables selon la gravité de leurs méfaits . Il n’y a donc personne sur place pour leur démolir la gu…Le , seule façon de leur couper l’envie de recommencer .