À Gérone, les chasseurs catalans innovent en intégrant des défibrillateurs à leurs battues. Un geste fort qui illustre leur sens des responsabilités.
Pour limiter les risques de décès durant les battues, ces chasseurs seront équipés de défibrillateurs https://t.co/liTJkZRVBR via @lindependant
— L'Indépendant (@lindependant) September 2, 2025
Alors que certains caricaturent encore les chasseurs, les sociétés de chasse catalanes rappellent qu’elles sont bien souvent en première ligne lorsqu’il s’agit de sécurité et de solidarité. À l’initiative de la Fédération catalane de chasse, les battues de la province de Gérone seront désormais équipées de défibrillateurs automatiques externes (DAE).
Quand la chasse se dote d’outils de secours
Loin des clichés, la chasse moderne intègre aujourd’hui des technologies pensées pour sauver des vies. Ces appareils, déjà présents dans les gares ou les stades, analysent le rythme cardiaque et délivrent si besoin un choc électrique, augmentant considérablement les chances de survie en cas d’arrêt cardiaque.
Comme le rappelle le président de la fédération de Gérone, les battues sont des moments d’effort physique intense. Les chasseurs, souvent dans des zones reculées, peuvent être confrontés à des malaises cardiaques où chaque minute compte.
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Une aide qui profite à tous les usagers de la nature
Ce choix ne bénéficie pas seulement aux chasseurs. Grâce à leur géolocalisation via l’application Infocaça, les défibrillateurs pourront être utilisés par n’importe quel usager de la nature : randonneurs, promeneurs ou cueilleurs de champignons. La chasse s’affirme ainsi comme un acteur du bien commun, capable de mettre ses moyens et son organisation au service de tous.
Des initiatives déjà présentes en France
Cette avancée fait écho à des initiatives similaires, comme celle des chasseurs et pêcheurs de Seignosse (Landes), qui avaient reçu un défibrillateur en début d’année grâce à l’association Au Cœur des Jumeaux. Preuve que, des Landes à la Catalogne, les acteurs de terrain se mobilisent pour allier passion, sécurité et solidarité.
Une chasse moderne, consciente et responsable
L’acquisition de défibrillateurs reste coûteuse – entre 1 000 et 2 000 euros l’appareil – mais les fédérations montrent une nouvelle fois leur capacité à mutualiser et investir pour protéger leurs membres et, plus largement, l’ensemble des citoyens fréquentant les campagnes.
Loin des polémiques, cette initiative illustre ce qu’est réellement la chasse en 2025 : une pratique ancrée dans la modernité, consciente des risques, et soucieuse de la vie humaine autant que de la gestion des territoires. Reste à savoir si cette idée fera des émules en France, où l’immense maillage cynégétique pourrait, lui aussi, devenir un formidable réseau de sécurité en pleine nature.
A voir en vidéo :











Mouais….
Ce serait intéressant de savoir combien de décès liés à des malaises cardiaques se produisent réellement pendant la chasse. Il faudrait en implanter partout pour avoir une chance d’être pas trop loin lorsque Ça arrive (si on est à 20 minutes de marche…). De plus, il faut un smartphone avec connexion internet pour les localiser.
Si il faut s’équiper partout pour parer à tous types d’accidents tout le temps, autant rester sous cloche…
C’est le commercial qui a convaincu la fédé catalane qui doit être heureux.
Une formation au premier secours pour tout les chasseurs (en y ajoutant la prise en charge de blessures par balles) me semble beaucoup plus réaliste et utile pour sauver des gens. Vouloir s’équiper avec des technologies (dont la production entraine un max de saloperies environnementales et sociales) plutôt que d’apprendre à faire soi-même et ensemble est un fléau de notre temps.
Bonjour Nico , je suis tout à fait d’accord avec vous , une bonne formation du genre SST serait plus utile .
Bonjour,
l’un est complémentaire de l’autre. Une personne secouriste ne pourra pas faire grand-chose sans défibrillateur en cas d’arrêt cardiaque en pleine cambrousse, à part tenter un terriblement long massage aux conséquences hasardeuses le temps qu’interviennent les secours.
La diffusion de ce genre d’appareil peut, en revanche, participer à une prise de conscience parmi la population des usagers de la nature à la nécessité de se former.
Le but n’est pas que chaque chasseur, randonneur, vététiste ou promeneur se balade avec un défibrillateur dans la poche, mais plutôt de rajouter un maillage dynamique renforçant celui statique.
Je rappelle aussi que les défibrillateurs automatiques sont conçus pour être utilisés SANS formation, et qu’ils sont redoutablement efficace. Si on veut réduire la pollution, ce n’est peut-être pas de ces appareils qu’il faut se débarrasser…
C’est bien beau d’installer des DAE partout, mais a-t-on penser à l’entretien, aux contrôles annuels, aux changement des batteries ?
Comme l’a indiqué Nico, le commercial qui a vendu l’idée (sommes toute pas mauvaise mais compliquée à certains égards), a du se faire une bonne com sur ce coup là avec le package qui va derrière (contrat d’entretien Etc…).