Quatre ans d’expérimentation dans le Jura montrent que la chasse du renard n’a pas fait baisser ses effectifs ni réduit les prédations sur les volailles domestiques.
À méditer. De part et d'autre.#Renard #ESOD #Chasse #Piégeage #ChassePartage
— Franc Aller (@FrancAller_info) October 10, 2025
(il n'en reste pas moins qu'un renard mort revient rarement s'en prendre aux poules…)https://t.co/oX0bGJlTh5
Pendant près de quatre ans, des chercheurs ont suivi la population de renards dans plusieurs zones du massif du Jura, dans le cadre du programme Careli, un projet mené conjointement par le CNRS, l’Université de Franche-Comté, les fédérations de chasse du Doubs et du Jura, ainsi que plusieurs acteurs agricoles et naturalistes.
Leur objectif : comprendre si le statut du renard – protégé ou classé E.S.O.D. (espèce susceptible d’occasionner des dégâts, donc chassable et piégeable) – modifie réellement son abondance ou son impact sur les élevages de volailles.
Les résultats, publiés en juillet 2025 dans la revue Scientific Reports, s’appuient sur un protocole solide : deux zones du Doubs ont été suivies pendant 3,8 ans, l’une où le renard pouvait être chassé, l’autre où il était laissé tranquille.
Dans chacune, les chercheurs ont combiné comptages nocturnes pour estimer les populations de renards et entretiens semestriels auprès de 231 éleveurs et propriétaires de poulaillers, représentant un total d’environ 10 800 volailles.
Sur la période, 1 105 animaux ont été victimes de prédation, dont 48 % attribués à la catégorie “renard” ou “renard probable”. Pourtant, la comparaison entre les zones ne montre aucune différence significative : ni dans le nombre de renards observés, ni dans le taux d’attaques sur les volailles.
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La régulation, estimée entre 10 et 16 % des individus éliminés selon les sites, n’a pas suffi à infléchir les effectifs. En clair, la pression de chasse observée n’a pas entraîné de diminution mesurable de la population locale.
L’étude apporte en revanche un résultat plus concret : la qualité des installations de protection des parcours extérieurs (clôtures hautes, grillages enterrés, abris fermés la nuit) réduit significativement les pertes. Là où ces aménagements sont bien conçus, la prédation chute nettement, quelle que soit la présence ou non de régulation du renard.
Pour les chercheurs, ces données montrent que la prévention structurelle — et non l’élimination ciblée des renards — est la mesure la plus efficace pour limiter les dommages aux volailles domestiques.
Les auteurs précisent que ces observations ne valent que pour le contexte local du Doubs et du Jura. Elles ne permettent pas de conclure pour d’autres régions où la densité de renards, la configuration des paysages ou la pression de chasse sont différentes. Le programme Careli doit d’ailleurs se poursuivre sur dix ans, afin d’inclure d’autres paramètres écologiques : rongeurs, lièvres, parasites, ou oiseaux nicheurs.
Car cette publication ne traite que d’un volet précis : la relation entre renards et élevages de volailles.
Elle ne dit rien des effets possibles du prédateur sur la faune sauvage, en particulier sur les oiseaux nichant au sol, dont plusieurs espèces sont déjà fragilisées par la disparition des habitats et les pratiques agricoles modernes. Ce champ d’étude, prévu dans la suite du programme, n’a pas encore été publié.
En somme, ces premiers résultats invitent à repenser la hiérarchie des leviers de gestion : dans les conditions observées, la chasse du renard n’a pas fait varier son abondance, tandis que des aménagements simples ont réduit les pertes en élevage.
Une conclusion prudente, mais éclairante, sur la capacité d’adaptation du renard — et sur la nécessité d’appuyer la régulation sur des données concrètes, plutôt que sur des intuitions.
A voir en vidéo :











bonjour en ce qui concerne le renard il évolue très vite il doit rester ESOD
sur beaucoup de territoire il n’ait pas assez réguler ces un drame pour la biodiversité depuis quelle que années la population augmente, fois 3 en trois ans, dans le meme temps la population de petit gibier chute .
pour que le renard ce regule de lui meme il faut qu’il n’ait plus assez a manger donc plus de proies ces a dire une petite faune au bore de l’extinction
Bonjour.
PFFFFF !!!! Serait-il possible de fournir un correcteur d’orthographe en ligne ?
J’ai les yeux qui saignent à chaque fois que je lis un commentaire de ce genre….. !
Le lièvre est revenu dans la plupart des secteurs des côtes d’Armor après une période de gale sur le renard .
Entraînant une forte baisse des populations pendant plusieurs années.
Pas besoin d’études scientifiques poussées pour le constater .
Il suffit d’observer sur le terrain .
Là où il n’y avait plus de lièvres depuis 40 ans , les population sont revenues.
Tendance à la baisse depuis 2 ou 3 ans .
L’épidémie de gale étant terminée et les renards reviennent
Étonnamment cet article me fait penser à beaucoup d’autres articles relayés dans nos journaux locaux avec une bonne dose de mauvais fois ! Le projet CARELI en effet est prévu sur 10 ans mais déjà les médias s’empressent de dévoiler une seule partie des résultats (!) qui concerne une toute petite partie de l’intérêt de cette étude : les élevages avicoles !!! Un peu juste quand on sait que l’étude porte sur les populations de lièvres, de campagnols, les maladies : échinococcose et borréliose de Lyme… et là l’argument suprême des animalistes ressort comme par miracle : « si les élevages sont attaqués c’est parce qu’ils sont mal protégés »!!! la faute aux éleveurs comme avec le loup, l’argument est le même ! Notre réponse aussi est la même, si les animaux d’élevage sont protégés la nuit les prédateurs attaquent pendant la journée ! 18 poules tuées il y a 3 ans chez moi entre 8h et 21h. Alors que chacuns de mes poulaillers sontr protégés par des portiers électroniques qui ferment mes volailles la nuit. Il faudrait donc opter pour l’élevage hors-sol des animaux, fermés dans des cages loin des prédateurs, ce qui est contraire à l’éthique de l’élevage vivrier que beaucoup d’entre nous pratiquent. Pour le rapport entre populations de lièvres et de renards le lien n’est plus à prouver. Il y a quinze ans après un empoisonnement massif des rats taupiers avec une mauvaise technique tous les renards de mon secteur ont été empoisonnés eux aussi. Pendant 2 ou 3 ans les effectifs de lapins et de lièvres ont été multipliés par 10 !
« Le renard ,tueur de poules » !!! : la vieille image d’Épinal éculée brandie par les chasseurs pour justifier leur soif meurtrière envers la faune sauvage de poil ou de plume !!!
Il n’ont qu’à chasser les poules qui déciment les populations de vers de terre ….et en plus c’est plus facile ( comme dans le sketch des chasseurs des Inconnus) .
Je suis bien content que la chasse et les chasseurs ça te debect , je suis sûr que tu en mordille ton clavier .
Tomeno,vous ne connaissez rien a la vie en milieu rural,en temps que piégeur on ne se déplace que sur plaintes et constatation de dégâts .sur ma commune nombre de poulaillers et d élevage de canards ont été impactés.aujoud hui le raton laveur devient aussi problématique, 80 de capturer depuis le mois de mars.
T’as raison les renards ne mangent pas les poules ! des commentaires qui font bien avancer le débat !