Un cerf abattu hors plan de chasse, une enquête solide et un tribunal qui tranche sans trembler. À Aumessas, la justice a rappelé qu’un braconnier ça prend cher.
Un braconnier lourdement condamné par le tribunal d'Alès pour avoir prélevé un cerf en infraction au plan de chasse. https://t.co/pSniMG16if
— Police de la chasse (@Agents_Fdc) October 28, 2025
Il y a des nouvelles qui font du bien. Pas seulement aux chasseurs, mais à tous ceux qui tiennent encore à l’idée que la chasse ne peut exister sans règles.
Le 8 septembre dernier, le tribunal judiciaire d’Alès a rendu sa décision : un homme, reconnu coupable d’avoir braconné un cerf sur la commune d’Aumessas, a été lourdement condamné.
Une condamnation claire, ferme, sans bavure.
Le 15 février 2024, ce « chasseur » avait tué un cerf en dehors du plan de chasse. Pas une erreur, ni même un tir malheureux. Une infraction nette, assumée, doublée du transport illégal de l’animal. Deux amendes de 350 euros chacune, auxquelles s’ajoutent 2 100 euros de dommages et intérêts à verser aux associations de chasse locales : la Fédération départementale des chasseurs du Gard, l’association cynégétique du Parc national des Cévennes et la société de chasse d’Aumessas.
Et ce n’est pas tout : le tribunal a ordonné la confiscation de l’arme et la suspension du permis de chasser pendant un an. Une sanction symboliquement forte. Méritée aussi.
Un second mis en cause a été relaxé, faute de preuve suffisante. Mais pour le principal auteur, la sentence tombe comme une piqûre de rappel. Chasser, ce n’est pas tuer en douce.
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L’enquête, elle, a été rondement menée. Des agents de la Fédération des chasseurs du Gard aux gendarmes du Vigan, tout le monde a travaillé main dans la main. Et cette coopération – trop souvent passée sous silence – montre à quel point les chasseurs sont toujours sur le pont quand il s’agit de prendre un braconnier le doigt sur la détente.
Il faut le dire sans détour : un braconnier n’est pas un chasseur. Pas plus qu’un chauffard n’est un automobiliste.
Derrière chaque permis suspendu, chaque arme confisquée, il y a un message. Simple, mais nécessaire : la chasse n’a rien à voir avec la rapine. C’est une discipline, un engagement, et même une morale. Et voir la justice la défendre, ça redonne un peu foi dans les institutions.
Alors oui, ce jugement d’Alès n’aura pas fait la une des journaux. Mais dans les villages, dans les rendez-vous de chasse, il résonnera longtemps. Comme un rappel à l’ordre. Et comme une victoire – petite mais précieuse – pour tous ceux qui chassent droit.
A voir en vidéo :











Ce que je retiens aussi de cette affaire, c’est que celui qui a avoué a été lourdement puni, alors que l’autre qui n’a pas avoué, a été relaxé, faute de preuve. Ne disait on pas que faute avouée est à moitié pardonnée ?
Bravo et merci pour l’article