L’écologie parfumée au lait cru

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date 07 novembre 2025
author Richard sur Terre

Vakita revendique l’écologie mais glisse vers l’art de vivre feutré : une conscience climatique parfumée à la fondue, où le militantisme se transforme en décor élégant. Après faut bien bouffer…

Genève, la dolce vita au bord du lac

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Il y a des écologies qui agitent les rapports du GIEC, dénoncent la bétonisation, affrontent les conflits d’usage sur l’eau, se frottent au réel. Et puis il y a l’écologie d’ambiance. Celle qu’on diffuse en newsletter, sur fond de polices arrondies, de photos filtrées et de mots chauds comme “douceur”, “détente”, “respirer”. Une écologie veloutée, de velours beige, qui n’a jamais une goutte de sueur, jamais un caillou sous la semelle.

C’est dans cette catégorie que s’installe désormais Vakita, organe militant à l’origine, devenu curateur d’art de vivre éco-esthétique. Pour financer sa newsletter “engagée”, la rédaction met en avant des partenaires “porteurs de sens”. Très bien. Mais voici que le sens, cette semaine, a les traits de Suisse Tourisme. Et nous voilà entraînés, en toute conscience climatique, sur les rives cristallines du Léman, à déguster une fondue en regardant l’eau miroiter dans l’air pur.

On voyage responsable.

La prouesse rhétorique est admirable : faire d’un week-end gourmand à Genève l’expression d’une conscience écologique avancée. Manger du gruyère fondu redevient un acte de civilisation. Flâner à Lausanne, un geste réparateur pour la planète. On prend le train, évidemment — le train, totem de purification. Le carbone s’efface, comme par magie, dans la vapeur du fromage.

A lire aussi : Biodynamie : quand l’écologie devient un cheval de Troie spirituel

Dès lors, tout peut devenir durable. Un voyage, un achat, un dîner, une émotion — du moment qu’on sait en faire la mise en scène.

C’est pas nouveau. Le greenwashing n’a jamais dit autre chose : l’écologie n’est plus un effort, c’est un style.

Alors oui, c’est joli, c’est doux, c’est feutré. Mais ce n’est pas de l’écologie. C’est du parfum de conscience, vaporisé sur les mêmes habitudes.

Une écologie qu’on regarde, qu’on consomme, qu’on habite comme un spa pour l’âme…Une écologie qui ne changera rien.

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2 Commentaires :
  1. Jean 2
    10/11/25

    Bonjour, nous ne serons pas sauvé par ces gens!tout ceci n’est que du cinéma, le vrai pouvoir est entre nos mains,nous tous consommateurs, qui indirectement importons du soja par exemple, du Brésil, coupable de déforestation et de pollution par les produits de traitement, que subissent les tribus autochtones, et bien sûr des conséquences pour la planète terre aussi,notre bétail autrefois se nourrissait d’autre choses !produit par nous même, alors !!et certains produits peuvent se passés de soja, « les cops » du cinéma aussi !!l’europe incapable !les usa n’y sont plus, eux, les grands pollueurs,nos politiques n’y connaissent rien, écolos compris !!seul,le bisness compte et dirige la planète, une des solutions, regardez bien les étiquettes, oui je sais pas toujours claires, mais faisons l’effort !!

    1. Jean1
      10/11/25

      Complètement d accord,le premier responsable,le consommateur.

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