En Flandre, le président des chasseurs agressé sur son territoire

Chasse Actu
date 05 mars 2026
author Léa Massey

En Belgique, le président de l’association des chasseurs flamands a été violemment agressé alors qu’il venait vérifier une intrusion près d’un mirador. L’épisode rappelle que l’hostilité militante peut parfois franchir la frontière de la violence physique.

Mercredi soir, vers 21 heures, Rudi Van Decraen, président de la Hubertus Vereniging Vlaanderen (HVV), reçoit une notification sur son téléphone. Une caméra de surveillance installée près d’un mirador vient de détecter une présence humaine.

Sur les images apparaissent deux silhouettes. Les individus sont vêtus de noir, le visage dissimulé, chacun portant un sac à dos. Dans les territoires de chasse, ce type d’installation vidéo est devenu banal. Les caméras servent à observer le passage du gibier, mais aussi à surveiller les équipements. Miradors, agrainoirs, panneaux : ces installations sont régulièrement vandalisées.

Rudi Van Decraen décide de se rendre sur place.

La rencontre tourne à l’agression

Arrivé près du mirador, la confrontation est immédiate. Selon le communiqué publié par l’association flamande des chasseurs, l’homme est violemment projeté au sol et frappé par les deux individus. L’agression est brutale.

Transporté à l’hôpital, le diagnostic tombe : une épaule luxée, trois fractures et plusieurs plaies au visage qui nécessitent des sutures.

L’association a annoncé qu’une plainte contre X allait être déposée auprès d’un juge d’instruction. L’enquête devra déterminer l’identité des agresseurs et les circonstances exactes de l’attaque.

Des installations régulièrement ciblées

Dans de nombreux territoires européens, les équipements cynégétiques sont devenus des cibles faciles. Miradors sciés, caméras arrachées, agrainoirs détruits. Les dégradations sont rarement revendiquées mais elles s’inscrivent dans un climat de contestation croissante de la chasse.

A lire aussi : Premiers chiffres de l’observatoire des violences faites aux chasseurs

La scène décrite en Flandre s’inscrit dans ce contexte. Deux personnes masquées, présentes de nuit à proximité d’une installation de chasse, équipées de sacs à dos. Les circonstances laissent peu de doute sur la nature de leur présence.

Mais cette fois, la situation a basculé.

Quand la confrontation quitte le terrain du débat

La chasse est une activité qui suscite des oppositions. C’est une réalité ancienne et parfaitement légitime dans une société démocratique. La contestation peut prendre mille formes : pétitions, manifestations, recours juridiques, campagnes médiatiques. Tout cela relève du débat public.

L’agression physique d’un responsable cynégétique appartient à un tout autre registre.

Un mirador n’est pas un symbole abstrait. C’est une structure de bois dressée à la lisière d’un champ, au bord d’un chemin forestier. Celui qui vient vérifier une caméra ne participe pas à un débat théorique : il se rend simplement sur un terrain dont il a la responsabilité.

C’est dans ce décor banal qu’un homme a été jeté au sol et roué de coups.

Une ligne qui ne devrait jamais être franchie

Les campagnes européennes sont des espaces partagés. Promeneurs, cavaliers, naturalistes, agriculteurs et chasseurs s’y croisent chaque jour sans difficulté particulière.

Ces équilibres tiennent à une règle simple : les désaccords se règlent par la parole et par le droit. Lorsque la violence physique apparaît, ce n’est plus une question d’opinion. 

L’agression de Rudi Van Decraen ne dit pas seulement quelque chose du climat autour de la chasse. Elle rappelle surtout que, derrière les slogans et les polémiques, il y a des hommes qui travaillent, circulent et vivent sur ces territoires. Et que les frapper ne fera jamais avancer aucun débat.

La rédaction de Chasses Eternelles souhaite un prompt rétablissement à Monsieur Van Decraen. Qu’on retrouve ces agresseurs et qu’on les punisse selon la loi.

A voir en vidéo :

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3 Commentaires :
  1. Jean 2
    06/03/26

    Bonjour, il faut en France aussi que les forces de l’ordre se penche sérieusement sur ce genre d’actes(destruction de miradors, cabanes, agressions)avant que cela se passe mal.bon rétablissement pour ce monsieur.

  2. Jean 1
    06/03/26

    Il paraît que ce sont les chasseurs,les violents. Il faut se laisser agresser,si on se défend on finit au tribunal,je sais de quoi je parle,on marche sur la tête avec le soutien de la justice.

  3. fabrice
    06/03/26

    Un jour il faudra cesser d’être les victimes de cette engeance putride et nauséabonde tout juste bonne à finir au bagne pour le mieux ! Espérer en la justice…??? On sait tous de quoi il en retourne : victimisation des coupables et culpabilisation des victimes !

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