Au troisième jour du procès de Christophe Ellul devant le tribunal correctionnel de Soissons, le parquet a requis quatre ans de prison avec sursis et l’euthanasie du chien Curtis.
Euthanasie requise pour Curtis
— Le Parisien (@le_Parisien) March 5, 2026
Quatre ans de prison avec sursis ont été réclamés contre Christophe Ellul. Il était jugé pour homicide involontaire sur sa compagne Elisa Pilarski, dévorée par son chien en 2019, qui pourrait être piqué.
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La troisième journée d’audience s’est ouverte par un retour détaillé sur les expertises génétiques réalisées dans l’enquête. Les analyses ont établi plusieurs correspondances entre l’ADN du chien Curtis et celui d’Elisa Pilarski.
Des traces génétiques de l’animal ont été retrouvées sur le scalp de la victime ainsi que sous un ongle de sa main gauche. À l’inverse, l’ADN d’Elisa Pilarski a été identifié sur la babine droite et sur la région orbitale du chien. Les prélèvements effectués sur les chiens de vénerie n’ont révélé aucune trace génétique de la victime.
Ces éléments constituent l’un des principaux points d’appui de l’accusation pour écarter la responsabilité de la meute présente ce jour-là dans la forêt de Retz.
À la barre, Christophe Ellul a pourtant pris ses distances avec les propos tenus la veille. Alors qu’il avait semblé admettre l’implication de son chien, il a déclaré devant le tribunal : « Je n’ai pas fait d’aveux ».
Les parties civiles et la question de la chasse à courre
Les plaidoiries des parties civiles ont ensuite débuté. L’avocat de la Société de vénerie, représentant le Rallye La Passion, a affirmé que les éléments du dossier désignent clairement le pitbull Curtis comme cause de l’attaque mortelle.
Selon lui, les investigations menées pendant l’instruction permettent d’écarter l’hypothèse d’une implication de la meute de chasse à courre. Il a également rappelé la chronologie des faits telle qu’elle ressort du dossier, selon laquelle la victime aurait été attaquée avant l’arrivée des chiens de chasse sur la zone.
La mère d’Elisa Pilarski a également pris la parole devant le tribunal. Elle a déclaré que les débats de ces derniers jours avaient dissipé les doutes qu’elle conservait encore. Selon elle, l’ensemble des éléments examinés au procès conduit à considérer que Curtis est responsable de l’attaque.
L’avocat de la famille de la victime a, pour sa part, reproché à Christophe Ellul d’avoir entretenu l’idée d’une responsabilité de la chasse à courre dans les premières phases de l’affaire.
Les réquisitions du parquet
Dans l’après-midi, la procureure de la République a présenté ses réquisitions. Elle a rappelé que Christophe Ellul n’était pas jugé pour avoir volontairement causé la mort d’Elisa Pilarski, mais pour avoir contribué à la survenance du drame.
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Selon l’accusation, le prévenu aurait créé les conditions ayant rendu l’accident possible en laissant sa compagne seule avec un chien considéré comme potentiellement dangereux et qu’il entraînait au mordant.
Le parquet a requis une peine de quatre ans de prison avec sursis contre Christophe Ellul. L’euthanasie du chien Curtis a également été demandée.
Au cours de ses réquisitions, la magistrate a également écarté la thèse d’une attaque imputable à la chasse à courre.
La défense plaide la relaxe
La journée s’est achevée par la plaidoirie de la défense. L’avocat de Christophe Ellul a contesté la solidité des conclusions scientifiques présentées au tribunal et dénoncé des expertises qu’il juge discutables. Selon lui, des zones d’incertitude subsistent dans le dossier et doivent profiter au prévenu. Il a demandé au tribunal de prononcer la relaxe, estimant que l’implication exclusive de Curtis n’était pas démontrée de manière certaine.
À l’issue de l’audience, Christophe Ellul a pris brièvement la parole, visiblement ému, affirmant être « détruit » par la mort de sa compagne. Le tribunal correctionnel de Soissons a annoncé que le jugement serait rendu le 11 juin prochain.
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C’est pas un homme !
Et combien a coûté l’enquête pour toutes les recherches ADN sur la meute de chiens de l’équipage de vénerie accusée par ce gugusse et autres excités contre la chasse à courre ?
Et voilà qu’il ose, pour sa défense, après toutes ces expertises qui montrent que l’unique possibilité est son chien Curtis, dire qu’il y a des zones d’ombres qui doivent conduire le tribunal à la relaxe.
Elsa PILARSKI, enceinte, est morte, massacrée par le chien Curtis et ce monsieur, qui était son compagnon, jusqu’au bout, le dernier jour du procès, plaide pour la relaxe, alors qu’il a eu tout ce temps une attitude aussi minable.
Pour cette attitude, alors que l’enquête scientifique est très claire, et pour avoir entraîné son chien au mordant, j’aurais demandé une peine de prison fixe.
C’est pas un homme ce type !