La nouvelle mandature 2026-2031 du CESE installe deux représentants du monde cynégétique : Évelyne Guillon, présidente de la fédération de Saône-et-Loire, et Jean-Paul Moktar, président de celle d’Eure-et-Loir.
Le 20 mai dernier, le Conseil économique, social et environnemental installait sa nouvelle assemblée pour la période 2026-2031. Parmi les cent soixante-quinze membres nommés sur proposition du Premier ministre, deux visages du monde de la chasse : Évelyne Guillon et Jean-Paul Moktar, tous deux désignés par la Fédération nationale des chasseurs.
Troisième assemblée constitutionnelle de la République, aux côtés de l’Assemblée nationale et du Sénat, le CESE existe sous sa forme actuelle depuis 1958. Son rôle est consultatif : il rend des avis sur les grands textes économiques, sociaux et environnementaux, sans pouvoir contraindre ni le gouvernement ni le Parlement à en tenir compte. Ses membres sont issus de la société civile organisée (syndicats, associations, fédérations professionnelles, ONG) et siègent à titre de représentants de leurs organisations respectives.
Évelyne Guillon préside la Fédération départementale des chasseurs de Saône-et-Loire ainsi que l’Association départementale des chasseurs de grand gibier du même département. Jean-Paul Moktar dirige quant à lui la Fédération d’Eure-et-Loir et a déjà siégé au comité de bassin Seine-Normandie et au CESER Centre-Val de Loire. Son domaine de compétence porte en particulier sur les dégâts agricoles et les équilibres agro-sylvo-cynégétiques, des sujets qui figureront inévitablement dans les travaux de la nouvelle mandature.
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Cette présence cynégétique au CESE traduit la reconnaissance, par les pouvoirs publics, d’une organisation structurée et représentative : la FNC regroupe environ un million de chasseurs et constitue l’une des premières associations de France par le nombre de bénévoles actifs sur le terrain.
Reste la limite inhérente à l’institution : le CESE conseille, il ne décide pas. La portée réelle de cette représentation dépendra, comme toujours, de la capacité des acteurs cynégétiques à peser en amont des arbitrages législatifs (au Parlement et dans les ministères) davantage qu’au sein d’une assemblée dont les avis, aussi documentés soient-ils, n’engagent que ceux qui les lisent.
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Un aspect à voir dans cette entrée au cese de chasseurs c’est qu’ils participeront à des débats sur de nombreux sujets. Et qu’en tant que chasseurs ils pourront démontrer que le monde de la chasse n’est pas le monde archaïque dans lequel nos opposants tentent souvent de nous enfermer.
Oui. Bien vu AJH