Depuis 2025, l’administration américaine renverse la table : dans les refuges nationaux, l’accès à la chasse n’a plus à être justifié. C’est sa fermeture qui doit l’être. Un vrai basculement de doctrine.
More access. More opportunity. More time outdoors.
— US Department of the Interior (@Interior) June 9, 2026
We’re proposing the largest expansion of hunting and sport fishing opportunities in the history of the @USFWS.
1,450+ new opportunities.
111 refuges and hatcheries.
92 million acres.
Hunters and anglers have helped fund… pic.twitter.com/x8AmAsCLLg
Le 7 janvier 2026, le secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum signe l’ordre 3447 : toutes les terres et eaux gérées par son département sont désormais considérées ouvertes à la chasse et à la pêche, sauf exception documentée et légalement nécessaire. Le Fish and Wildlife Service décline la consigne en interne trois semaines plus tard. Jusque-là, le schéma fonctionnait à l’envers : chaque site devait obtenir une autorisation spécifique pour s’ouvrir à ces pratiques.
Fin mai, le Department of the Interior annonce le projet le plus large de l’histoire du FWS : plus de 1 450 nouvelles opportunités sur 111 sites, dans 32 États, qui rendraient disponibles plus de 37 millions d’hectares du réseau des refuges nationaux, soit 95% de sa surface totale.
Le projet reste, au 30 juin, en phase de commentaires publics. Le National Park Service suit le même mouvement sur les unités où la chasse est déjà légale, en supprimant des restrictions locales jugées redondantes avec les règles d’État.
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Le 18 décembre 2025, la Chambre des représentants adopte par 211 voix contre 204 le Pet and Livestock Protection Act, porté par les élus Tom Tiffany et Lauren Boebert, qui retirerait le loup gris de la liste fédérale des espèces protégées. Le texte reste depuis bloqué au Sénat, renvoyé à la commission Environment and Public Works. Rien n’indique qu’il en sortira rapidement. Mais le vote à la Chambre dit déjà quelque chose : la légitimité de gérer la faune sauvage glisse du fédéral vers les États, dans une logique cohérente avec le reste du dossier.
L’Amérique ne se contente pas d’ouvrir davantage de territoires aux chasseurs. Elle déplace le centre de gravité. La chasse n’est plus traitée comme une exception à encadrer, mais comme un usage légitime des terres publiques, que l’administration ne peut restreindre qu’en avançant des raisons précises : sécurité, droit, incompatibilité écologique démontrée.
Rien ne garantit que ce virage ira jusqu’au bout. Les projets restent contestables, certains textes ne sont pas encore finalisés, et le délistage du loup gris demeure bloqué au Sénat. Mais une chose est déjà acquise : à Washington, la chasse est redevenue un usage à présumer légitime. Et c’est peut-être le vrai basculement.
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Bonjour, comparons ce qui est comparable,aux usa les territoires sont immenses par rapport à la France, et il me semble que les chasseurs américains sont partie prenante pour les études scientifiques, ça vient chez nous depuis quelques années ,de plus les mentalités sont différentes, il y a plus de pragmatisme chez eux à mon avis,chez nous c’est d’office « anti-tout « ,comme dans d’autres sujets d’ailleurs, la faute ?je me répète, aux électeurs !!!arrêtons de voter pour des gens hors sol et incompétents!