Un individu interpellé en flagrant délit de braconnage à Mamirolle rappelle l’importance vitale des contrôles. Pour protéger la chasse, il faut aussi savoir écarter ceux qui la déshonorent.
Il faut se méfier des réponses simples aux problèmes complexes. L’actualité récente en offre un triste exemple. À Mamirolle, dans le Doubs, une opération conjointe de l’OFB, de l’ONF et de la gendarmerie a permis d’interpeller un individu en plein braconnage : mains et dague ensanglantées, transport d’un sanglier abattu illégalement, sans permis, avec des moyens prohibés.
Cet homme était déjà impliqué dans un conflit de chasse local qui, en 2024, avait conduit à la dissolution du conseil d’administration de l’ACCA de Mamirolle. L’affaire ne relève donc pas d’un simple dérapage, mais bien d’un comportement récidiviste, en marge de toute éthique et de toute légalité.
Cet épisode rappelle une vérité simple : si la chasse est une activité régulée, encadrée, alors les contrôles ne sont pas accessoires — ils sont indispensables.
Les contrôles : un pilier de la crédibilité cynégétique
Les contrôles permettent avant tout de prévenir et sanctionner les dérives qui nuisent à l’image du monde de la chasse. Un individu sans permis, utilisant des moyens interdits et opérant sur un territoire qui n’est pas le sien, ne peut pas être qualifié de chasseur. Il en salit le nom.
Ils sont également garants de la sécurité — pour les autres chasseurs, les promeneurs, et pour le gibier lui-même. Dans une pratique où la responsabilité est partagée, la vigilance est un devoir collectif.
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Enfin, ils assurent l’équité entre chasseurs. Ceux qui s’imposent les règles, paient leurs cotisations, se forment et respectent les quotas ne sauraient tolérer que d’autres, minoritaires mais bruyants, compromettent des décennies d’efforts pour redorer l’image de la chasse française.
Mamirolle : un cas d’école
Le contrôle mené sur le plateau de Mamirolle est exemplaire à plus d’un titre. Il démontre que la coordination entre l’OFB, la gendarmerie et l’ONF fonctionne, et que les pouvoirs publics disposent des moyens de sanctionner efficacement les comportements déviants.
L’individu interpellé cumulait les infractions : chasse sans permis, moyen prohibé, chasse sur terrain d’autrui, transport illégal d’arme. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’un chasseur, mais d’un braconnier.
Assainir les rangs
Assainir les rangs, c’est protéger la communauté cynégétique. C’est rappeler que la chasse ne se résume pas à tirer, mais à adhérer à un cadre, à une éthique, et à une responsabilité. C’est encourager les fédérations à poursuivre leur travail de formation et de sensibilisation, et à signaler sans faiblesse les comportements déviants.
C’est aussi, pour chaque chasseur, accepter l’idée que le contrôle fait partie du jeu — non pas comme une contrainte, mais comme un gage de légitimité.
Pour une chasse exemplaire
La chasse française s’est profondément modernisée : formations, signalétique, sécurité, encadrement. Les efforts des fédérations et des chasseurs de terrain sont réels et constants. Mais ils resteront fragiles tant que quelques individus continueront à salir la pratique par leur inconscience ou leur mépris des règles.
A voir en vidéo :











Ça fait plusieurs années qu’il y a de gros problèmes dans cette ACCA, entre 2 groupes dont certains membres ont des liens de parenté, ce qui n’arrange rien : dégradation de véhicules, menaces, incendie, braconnage. Ça ne vole pas haut et c’est lamentable.
Chacun accepte globalement d’être contrôlé, l’acceptation s’érode cependant lorsque vous avez 90% de contrôles sur des personnes qui ne se cachent pas et 10% sur le braconnage. Les 2 seules fois où j’ai été contrôlé c’était au même endroit au milieu d’une plaine en fluo, ils ont tourné tout le matin et tous les chasseurs ont été contrôlés. On aurait surtout aimé qu’ils fassent les nuits dans le secteur, où ça circule régulièrement avec les lampes et carabines….
Vous dites que les contrôles sont souhaitables pour garantir l’éthique. L’éthique de chasse n’est toujours pas définie officiellement c’est bien dommage et les contrôles ne se font donc que par rapport à la loi, qui est tout sauf un cadre de moralité. Une éthique ne peut être défendue qu’en interne et rien n’existe. Vous pouvez vous conduire en dehors des valeurs ( non écrites) de la chasse en toute légalité. Rappelez vous en 2019 celui qui avait tué un sanglier apprivoisé qui le suivait, le tout diffusé sur les réseaux par les antis, et bien affaire classée sans suite et le type prend certainement son permis chaque année.
Bonjour, j’espère que celà s’étendra au reste du département et que les pratiques similaires à celle de Mamirolles soient sanctionnées au même titre car y en a marre de voir ces bandes de dictateur imposer leur loi sachant qu’eux même ne respectent pas celles imposées par la fédération.
Je voudrais savoir si ce braconnier était inscrit en battue en Équipe, car d’après l’article de l’est Républicain il semblait être accompagné. Si c’est le cas le responsable de l’organisation de chasse et l’ensemble des chasseurs devraient être eux aussi pénalisés.En espérant que notre fédération puisse sevir fortement contre ces braconniers . Nous souffrons, dans nis campagnes, de ces braconniers qui courent dans tous nos bois avec des véhicules sans rien respecter. En espérant qu’il y ait une justice et des sanctions.