À La Réunion, la chasse au tangue cristallise les passions. L’État rappelle pourtant un fait simple, massif, et impossible à contourner : sans chasse, la population explose.
« Le tangue est une espèce introduite […] En l’absence totale de #chasse pendant une seule année, la population pourrait croître de plus d’un million d’individus à l’horizon N+3.»
— Franc Aller (@FrancAller_info) January 9, 2026
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Il faut partir de là : le tangue est une espèce introduite. Ce n’est pas un jugement, c’est une donnée historique et biologique. Et cette donnée a une conséquence directe, assumée aujourd’hui par la préfecture : en l’absence totale de chasse pendant une seule année, la population pourrait croître de plus d’un million d’individus à l’horizon N+3.
Regarder le réel en face
À La Réunion, le tangue prospère. Il s’adapte vite, et se reproduit aussi vite. Il n’a pas de prédateur naturel en nombre suffisant pour contenir cette expansion. Croire que l’arrêt de la chasse figerait la situation est une illusion confortable, mais une illusion quand même.
Ce que dit l’État n’a rien de brutal. Il dit simplement : si nous ne faisons rien, nous savons ce qui va se passer. Et refuser d’agir n’est pas une neutralité morale. C’est un choix. Un choix aux conséquences mesurables.
Ce que cache le refus de réguler
Un million de tangues supplémentaires, ce ne sont pas des chiffres sur un tableau. Ce sont des sols retournés, des équilibres fragilisés, des conflits accrus avec les activités humaines, et in fine une souffrance animale démultipliée. Car la nature laissée à elle-même dans un milieu déséquilibré ne devient pas soudainement douce et harmonieuse.
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C’est là que le discours antichasse montre sa limite. En refusant toute régulation, il prétend protéger l’animal individuel, mais il se détourne des conséquences collectives. Mourir de faim, de maladie ou d’épuisement n’a rien de vertueux. C’est simplement moins visible, donc plus facile à ignorer.
Une opposition qui ne veut pas entendre
Les associations comme One Voice attaquent les arrêtés, contestent les périodes, saisissent les tribunaux. Elles parlent de morale, rarement de dynamique de population. Elles dénoncent la chasse, mais ne proposent jamais de solution crédible face à une explosion démographique annoncée.
En défendant la chasse au tangue, la préfecture assume une responsabilité. Celle de gérer le vivant tel qu’il est, pas tel qu’on aimerait qu’il soit. Une chasse encadrée, limitée, contrôlée n’est pas un renoncement éthique. C’est une tentative imparfaite, mais lucide, de faire avec le réel.
Le débat autour du tangue dit notre difficulté collective à accepter le fait que la nature ne se gouverne pas à coups de bons sentiments. Et les chiffres sont bien souvent les derniers à dire la vérité.
A voir en vidéo :











Arrêtons de chasser le tangue (l’animal, pas la boisson) et dans un an proposons la facture aux écologistes. Faisons la même chose sur le continent avec le sanglier et donnons la facture des dégâts à H Clement, S Rousseaux, M Tondelier et aux autres s’ils la demande.