Présentée comme un simple état de l’opinion, la question sur l’interdiction de la chasse le dimanche repose sur un cadrage orienté. La Fondation Brigitte Bardot produit donc mécaniquement l’adhésion qu’elle affiche.

Une question qui arrive déjà chargée
Le sondage IFOP régulièrement mobilisé pour défendre l’interdiction de la chasse le dimanche ne commence pas par une question, mais par une mise en scène. Le dimanche y est décrit comme un moment de fréquentation intense de la nature par des familles en promenade, des randonneurs, des joggeurs, des cyclistes. Une nature apaisée, consensuelle, peuplée d’usages valorisés.
La chasse, elle, n’est jamais décrite. Elle apparaît comme une activité abstraite, extérieure à ce tableau, presque incongrue. Le répondant n’est pas invité à comparer des usages coexistants, mais à arbitrer entre un imaginaire positif et une pratique rendue implicitement problématique. Le cadre est posé. La réponse devient prévisible.
Ce procédé s’appelle un préambule suggestif. Il consiste à orienter la perception avant même que l’opinion ne s’exprime.
L’interdiction comme réponse évidente
La formulation ne laisse aucune place à la nuance. Il n’est pas question d’organisation, d’horaires, de responsabilités ou de réalités territoriales. La seule option proposée est celle d’un « jour non chassé », présenté comme une évidence apaisante. Refuser cette option, dans le cadre ainsi posé, revient à s’opposer implicitement à la tranquillité des familles et à la sécurité des usagers.
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Dans ces conditions, la réponse favorable n’est pas nécessairement une opinion construite. Elle devient une réponse socialement confortable. Le chiffre obtenu ne dit pas ce que pensent les Français de la chasse le dimanche. Il dit ce que produit une question pensée pour susciter l’assentiment.
Un cadrage cohérent avec son origine
Ce biais n’est pas accidentel. Ce sondage est commandé par des organisations dont l’opposition à la chasse est ancienne, revendiquée et structurée. Cela n’enlève rien au sérieux technique de l’institut qui le réalise, mais cela éclaire la logique du libellé. Un sondage n’est jamais neutre par essence. Il est toujours le produit d’une intention, d’un angle, d’un objectif.
Ici, l’objectif n’est pas d’explorer un débat, mais de produire un chiffre mobilisable. Le résultat est ensuite présenté comme un verdict populaire, détaché de la manière dont il a été obtenu.
Un chiffre hors-sol
Ce pourcentage spectaculaire circule, s’impose, clôt la discussion. Il ne décrit ni les territoires, ni les pratiques, ni les conséquences concrètes d’une interdiction uniforme.
Ce sondage ne révèle donc pas une hostilité massive à la chasse le dimanche. Il montre simplement la facilité avec laquelle une opinion peut être fabriquée lorsque la question est conçue pour produire la réponse attendue.
A voir en vidéo :











La question que vous auriez pu poser c’est la compatibilité entre la méthode de sondage et les labels de qualité et autres codes de déontologie professionnels auxquels un institut de sondage comme IFOP adhère
Bonjour, 75 % des forêts en France sont privées, la majorité des terres agricoles idem, et pour les forêts domaniales pas de chasse le dimanche en général ,si ça continue les propriétaires interdiront le passage et clôtureront, et tout le monde aura « gagné « !!,à mon avis beaucoup on répondu alors qu’ils ne sont pas concernés,le dimanche pour eux c’est grasse matinée et télévision .
Mais interdit le dimanche sur le domaine public, c’est déjà le cas dans beaucoup d’endroits. La forêt est à majorité privée, alors interdisons les caniches blancs les vélo à 3 roues dans les forêts privées le dimanche.
Pourquoi ne pas demander à la fédé de faire le même sondage mais avec un cadrage suggestif opposé, ce serait drôle de voir les résultats et de les comparer.
Commençons par interdire définitivement nos fonciers privés à ceux (minoritaires) qui réclament des interdiction pour les autres. Ils n’auront plus que les chemins publiques et les routes pour se « promener ». Il y a encore peu nos ruraux n’avaient pas peur de la chasse et des fusils. Bien au contraire, il nous demandaient ce que l’on avait vu, ce que l’on avait tué. Il y en a même qui me disaient, vient derrière la maison le long de mon mur d’enceinte côté sud, il y a un lièvre qui s’y gîte. Aujourd’hui, les bobos escrolos urbains et/ou rurbains pissent dans leur froc au moindre bruit de chasse. Qu’ils restent dans les citées de nos villes de gôche, ils y trouveront toute la sécurité après avoir évité les balles de kalachnikov, les coup de couteaux, les lynchages mortels, . . .