Dans le Wyoming, un campeur sur deux se réveille en chaussettes. En cause ? Un renard chapardeur qui a développé un goût prononcé pour les baskets.
Sly as a… National park rangers blame sneaky fox for theft of 32 pairs of shoes https://t.co/KtfNoglveR pic.twitter.com/RmSkUkEi3p
— The Independent (@Independent) July 16, 2025
Ils s’attendaient à croiser des wapitis, ou des grizzlis. Mais au camping de Lizard Creek, dans le parc national de Grand Teton (États-Unis), c’est un tout autre animal qui attire l’attention des randonneurs cet été : un renard amateur de chaussures. Depuis plusieurs semaines, ce canidé espiègle multiplie les razzias nocturnes et a déjà dérobé plus de trente paires, selon les rangers du parc.
Un voleur poilu, une légende naissante
Le phénomène a pris une telle ampleur que les autorités du parc ont dû publier un communiqué à la fois humoristique et préventif. Surnommé « Swiper the Fox » ou encore « The Sneaker Snatcher », le renard a même eu droit à des affiches de recherche façon western : « Wanted – pour vol aggravé de tongs et de crocs ».
Mais derrière l’amusement, les autorités s’inquiètent. Car si les campeurs prennent la chose à la légère — certains laissant même exprès leurs chaussures dehors pour « voir le voleur en action » — le renard, lui, prend goût à la compagnie des humains. Et c’est là que les ennuis commencent.
Un comportement qui met l’animal en danger
Comme le rappelle Emily Davis, porte-parole du parc, ce type de comportement n’est pas simplement drôle. Un animal qui s’habitue à l’homme devient vulnérable. Moins craintif, il s’approche des campements, s’expose aux véhicules, et finit souvent capturé ou euthanasié lorsqu’il devient trop familier.
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Pour éviter cela, les rangers recommandent de ranger toutes les affaires personnelles, y compris les chaussures, dans des boîtes hermétiques ou à l’intérieur des véhicules. Le renard, lui, ne fait que suivre son instinct : odeur humaine, objets souples, potentiels jouets ou éléments de nidification… Pour lui, une chaussure, c’est un trésor.
L’humain, toujours tenté de transgresser les règles
Le plus ironique dans cette affaire ? C’est que les avertissements officiels ont, involontairement, encouragé certains touristes à tenter l’expérience. Comme si la possibilité de croiser le chapardeur de baskets valait bien de rentrer pieds nus à la tente. Un phénomène révélateur : même en pleine nature, l’envie de selfie dépasse souvent celle de respecter les consignes.
Un renard, un avertissement
Ce petit voleur aux airs de peluche nous rappelle une chose essentielle : la faune sauvage n’est pas un zoo. L’interaction, aussi mignonne soit-elle, peut s’avérer fatale pour l’animal. Le parc de Grand Teton, tout comme d’autres parcs nationaux américains, insiste : on ne nourrit pas les animaux, on ne les attire pas, on ne les apprivoise pas – on les laisse vivre, loin des tongs et des crocs.
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Apprivoiser un renard c’est sympa idem pour un faon un marcassin etc… rappelez vous « Rillette », peut-être un jour refera t elle parler d’elle après un accident, mais ce n’est pas naturel. Ces petites bêtes sont programmées pour vivre dans les bois et les prairies pas dans un canapé qui trône au milieu d’une pièce surchauffée et complétement imprégnées par les humains. Laissons les bêbêtes dehors les humains dedans et gardons un minimum de frontières entre les deux. Il ne faut pas confondre les dessins animés de Walt Disney (très beaux) et la réalité, des Rox il y en a mais c’est rare.