La mort d’un chasseur… en Espagne. Mais ça, il faut aller au troisième paragraphe pour le comprendre.
Étrange manie médiatique : lorsqu’un automobiliste se tue en Espagne, aucun quotidien régional français n’en fait une brève. Ça n’aurait aucun sens. Mais s’il s’agit d’un chasseur ? Là ça sent bon. On relaie. On titre large. On oublie commodément de préciser le pays. On alimente le réflexe pavlovien selon lequel tout fait divers cynégétique, même à l’étranger, mérite un traitement hexagonal.
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L’Indépendant n’échappe pas à la règle (il est loin d’être le seul) : un drame survenu en Catalogne devient « un chasseur tué par son compagnon de chasse », sans localisation claire dans le titre. Le lecteur croit d’abord à un accident « chez nous ». Puis découvre qu’il s’agit d’un tir accidentel sur une réserve espagnole. S’il a cliqué sur l’article. Sinon il repart chez lui avec ça et il pourra assurer à ses enfants « qu’il y a de plus en d’accidents de chasse ».
Pourquoi cette géographie floue ? Pour le clic ma bonne dame.
Quoi qu’il en soit, un homme de 64 ans a perdu la vie. Un autre vivra avec ce geste accidentel.
Chasses Éternelles présente ses sincères condoléances à la famille, aux proches et à la communauté cynégétique touchée par ce drame.
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Le respect et la compassion doivent avoir la primauté dans ce genre d’information. Il restera toujours des indélicats pour en tirer un profit nauséabond.
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