Écosexe : iels font l’amour avec la Terre

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date 20 août 2025
author Richard sur Terre

Quand l’écologie rencontre la performance queer, cela donne l’« écosexualité » : caresser un arbre, épouser la mer, répandre ses fluides sur la terre. 

[Sexe et écologie 2/5] Se baigner nu, caresser la mousse, répandre ses fluides sur la terre… Le mouvement écosexe, le fait d'avoir des pratiques sexuelles ou sensuelles avec la nature, émerge en France. Une pratique queer et militante. Lire l'article ➡️ https://l.reporterre.net/Ogo

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— Reporterre 🌍 | Le média de l'écologie (@reporterre.net) 19 août 2025 à 10:51

L’humanité ne se contente plus de sauver la planète : elle l’épouse, elle la désire, elle l’étreint. Dans le vaste catalogue des néo-spiritualités militantes, voici venu l’« écosexe ». Un courant né dans les milieux queer américains, désormais importé en France, où l’on caresse les pierres, on frissonne devant la mousse humide et l’on promet fidélité éternelle au ciel ou aux rochers.

Beth Stephens et Annie Sprinkle, prêtresses de ce culte, ont lancé la mode en 2008 en organisant un « mariage avec la Terre ». Robes vertes, vœux à la planète, chants mystiques : Woodstock version Mairie du VIIᵉ. Puis sont venus les unions avec le feu, la neige, les océans. On ne sait pas si l’état civil a suivi, mais l’essentiel est ailleurs : transformer l’écologie en performance et la performance en sexualité.

La logique est implacable : puisque le capitalisme détruit Gaïa, il faut réapprendre à l’aimer. Littéralement. « Nous faisons l’amour avec la Terre à l’aide de tous nos sens », proclament les fondatrices dans leur manifeste. L’érotisme devient ainsi arme politique, lubrifiant idéologique au service d’un militantisme qui se veut subversif.

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En France, le phénomène reste confidentiel. Quelques adeptes confessent répandre leurs fluides dans les sous-bois, installer des autels de lierre dans leur salon, ou pratiquer la « respiration orgasmique » en communion avec les éléments. Cela prêterait à sourire si ce n’était pas révélateur d’une tendance plus large : transformer l’écologie en rite religieux, où l’on cherche la rédemption non plus dans l’action mais dans la transe.

Au fond, ça décrit très bien notre époque. Jadis, l’Homme labourait la terre pour se nourrir. Aujourd’hui, certains lui font l’amour. Jadis, on se mariait pour fonder une famille. Aujourd’hui, on épouse la mer, le vent ou le gravier du chemin communal. Et demain ? Peut-être verra-t-on surgir des procès en divorce contre la montagne, accusée de maltraitance psychique.

Derrière le folklore ésotérique des mariages avec les rochers et des orgasmes chlorophylliens, il y a moins une réinvention du désir qu’une fuite hors du réel. L’écosexe n’annonce pas l’avenir : il illustre le naufrage. Quand l’écologie cesse d’être une science pour devenir une liturgie, quand l’amour se tourne vers la mousse humide plutôt que vers l’autre, c’est moins la Terre que l’on sauve que notre époque que l’on perd.

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7 Commentaires :
  1. Jean 2
    20/08/25

    Bonjour,bof!tant qu’ils font ça, ils ne nous font pas chier!ils recherchent un retour à la terre peut-être, aux plantes oubliés,etc…,pourquoi pas?nos ancêtres homo sapiens vivaient directement dans la nature, alors je leur propose de venir à la chasse, la pêche, et à la cueillette, le vrai retour aux sources de l’humanité !!

  2. Richard
    20/08/25

    Vu la photo j aimerais bien être a la place du rocher,si ils éprouvent de bonnes sensations tant mieux pour eux , ça ne dérange personne,chacun son truc.

  3. Richard
    20/08/25

    Aucun rapport,pour la consultation publique pour les chasses traditionnelles,je ne vois pratiquement que des avis défavorables,il faudrait un peu se mobiliser et participer car nos opposants sont très motivés,eux.

  4. Thierry
    20/08/25

    J’y vois plus une nouvelle illustration de l’effondrement d’une partie de l’occident, cela dit ça s’effondre toujours par la gauche.

  5. Marc
    20/08/25

    La société occidentale est un asile à ciel ouvert !

  6. serge
    21/08/25

    De faire l’amour avec la terre les arbres, rependre ses « fluides » dans la nature à faire l’amour avec les animaux il n’y a qu’un pas qu’il ne faudrait pas franchir. Illustration de la société actuelle qui se cherche loin des repaires ancestraux et loin des réalités. Si le besoin d’être proche de la terre est si puissant, passez le permis et venez avec moi agrainer aménager sauvegarder les points humides où vous pourrez toujours vous étendre dans les souilles et profiter de la nature, la vraie, celle qui laisse des traces sur les vêtements, pas celle des espaces verts des villes. C’est étrange, je n’arrive pas à comprendre, mais bon je suis certainement trop borné et trop vieux.

  7. Bruckner daniel
    22/08/25

    Ces mouvements sont dangereux. Imaginez que ce délire se développe, couper un arbre, labourer la terre ect …. donnera des conflits à ne plus en finir. Comme le laxisme politique est de mise en France nous les chasseurs nous aurons des gens complètement starbe en face. Bonjour les dégats. Pour infos les asiles sont pleins en France.

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