One Voice crie au harcèlement des ours, mais ce sont les bergers qu’on abandonne. Derrière les recours juridiques en série, une stratégie de confusion : faire passer des mesures d’effarouchement encadrées pour une violence d’État.
À peine suspendu, @Prefet09 a pris un nouvel arrêté d’effarouchement des ours sur l’estive d’Arreau. One Voice a déposé un référé-liberté, audience ce 29 juillet à Toulouse. Nous ne laisserons pas faire. #LaPaixPourLesOurs https://t.co/30yY6lfF35
— One Voice (@onevoiceanimal) July 28, 2025
Contrairement aux affirmations de One Voice, il ne s’agit en rien de tirs létaux ni de pratiques illégales. L’ours brun est une espèce strictement protégée en France, et toute intervention humaine à son encontre doit respecter l’article L.411-2 du Code de l’environnement, qui n’autorise les dérogations qu’en l’absence de solution alternative et dans le respect de l’état de conservation de l’espèce.
Les « tirs d’effarouchement » visés ici ne blessent pas l’animal : il s’agit de munitions à double détonation ou de balles en caoutchouc, utilisées uniquement en cas de menace directe et avérée sur un troupeau. Leur but est simple : empêcher qu’un ours trop familier n’attaque des brebis sans craindre la présence humaine.
Le Conseil d’État a certes annulé certains arrêtés ministériels encadrant ces tirs renforcés (février 2021), au motif qu’ils manquaient de garanties suffisantes. Mais cela ne signifie nullement que tout effarouchement est interdit. Depuis, de nouveaux arrêtés ont été publiés, encadrant strictement les modalités d’intervention : présence effective du troupeau, identification du ou des ours concernés, et validation préfectorale.
Confusion volontaire ou ignorance stratégique ?
En déposant un référé-liberté contre des mesures de protection non létales, One Voice alimente une confusion habile entre effarouchement simple (toujours autorisé) et effarouchement renforcé (sous conditions). Le but ? Laisser croire à un harcèlement de l’espèce, là où l’État tente simplement d’assurer la sécurité des estives.
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Ce procédé n’est pas anodin. Juridiquement, le référé-liberté suppose qu’une atteinte grave soit portée à une liberté fondamentale. One Voice prétend donc que faire fuir un ours, sans le blesser, porterait atteinte à… sa liberté ? À ce compte-là, tout berger hurlant pour protéger ses brebis devrait être poursuivi.
Et les éleveurs dans tout ça ?
Aucun mot, bien entendu, sur les attaques de troupeaux, les carcasses dépecées au petit matin, les nuits blanches des bergers, les bêtes affolées qui se jettent dans le vide. Dans l’idéologie de One Voice, la cohabitation est un slogan, pas une réalité. L’humain est un intrus, et la montagne doit redevenir un sanctuaire vide d’activités humaines.
Mais la montagne, ce n’est pas une carte postale. C’est un territoire vivant, travaillé, transhumé, partagé depuis des siècles. Et cette cohabitation fragile suppose un principe de réalité : quand un ours devient trop familier, trop intrusif, on ne l’abat pas. On le fait fuir. C’est l’esprit même de ces tirs : prévenir sans nuire.
La vraie liberté menacée
En multipliant les procédures, One Voice ne protège pas les ours. Elle s’attaque aux outils de régulation pacifiques qui permettent encore d’éviter le pire : un ours abattu en état de légitime défense, ou un éleveur brisé par les pertes et l’abandon.
Le plus grave, c’est qu’en déposant un référé-liberté, One Voice ose détourner une procédure judiciaire pensée pour protéger les citoyens face à l’arbitraire. Elle la transforme en outil militant pour interdire aux préfets de faire leur travail. La seule liberté gravement menacée ici, c’est celle de vivre et de travailler en montagne.
Alors non, la préfecture de l’Ariège ne “harcèle” pas les ours. Elle assume ses responsabilités. Et face à une association qui instrumentalise le droit pour imposer une vision utopique et désincarnée de la nature, il est plus que jamais nécessaire de rappeler ce qu’est la vraie protection du vivant : équilibrée, lucide, et humaine.
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A un moment il va falloir arrêter les conneries. Tir sur les animaux dangereux pour les troupeaux et sur les teubes qui les protègent ( les escrolos)
Tout ça avec l’argent du contribuable !
Vous avez raison , il faut couper toutes les subventions à ces associations qui nous coutent la peau des fesses et qui en plus nous pourrissent la vie tout au long de l’année . Encore un poste où on peut faire de sérieuses économies .
L action de ces ong ,qui devaient servir de contre pouvoir et éventuellement dénoncer certains abus n a plus aucun sens.aucune réflexion sur l élevage,les alpages vont devenir un champ de ronces et de fougères,on ne consommera plus que des fromages industriels et on importera plus de produits.le pire c est que la justice les déboute rarement . ça devient vraiment préoccupant et faudra pas se louper aux prochaines élections.
Bonjour , vous avez tout à fait raison , mais pour les élections ne vous faites pas trop d’illusions , les Français sont des moutons les mêmes que ceux qui se font bouffer par les loups .
Bonjour,et la liberté et le stress du berger ainsi que des moutons, ils s’en foutent !! Il faut leur envoyer la note de tout ça, puisqu’ils mettent des bâtons dans les roues, il faut un juge courageux, comme celui qui a condamné une plaignante concernant un coq