Élevage et canicule : la mauvaise blague 

Les plumes de Richard
date 14 juillet 2026
author Richard sur Terre

Un dessin partagé par Guillaume Meurice tourne en dérision les bêtes mortes de chaleur pendant la canicule historique de juin. L’humour (supposé) efface la différence entre abattage réglementé et agonie thermique.

Par Insolente Veggie.

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— Guillaume Meurice (@guillaumemeurice.bsky.social) 30 juin 2026 à 02:58


Le dessin met en scène un éleveur regrettant ses bêtes mortes de chaud plutôt qu’à l’abattoir. Puis une conclusion, qui se veut drôle, présente la mort de chaleur comme un avantage puisque l’animal serait déjà cuit. Il circule quelques jours après une canicule que Météo-France qualifie d’intensité jamais observée en France hexagonale, qui a provoqué une mortalité dans les élevages comptée en centaines de milliers d’animaux, avec des pertes de volailles évaluées en millions de têtes. Le dessin ne parle donc pas de cette réalité agricole. Il s’en sert pour retourner l’émotion du public contre lui-même.

L’argument suppose qu’accepter l’élevage pour se nourrir interdit de préférer une mort à une autre, et donc de se soucier des conditions dans lesquelles un animal meurt. Poser cette prémisse ouvertement obligerait à la défendre : pourquoi la préoccupation pour la souffrance deviendrait-elle nulle et non avenue dès lors qu’un animal est destiné à être mangé ? Personne, dans les faits, ne raisonne comme ça. Un vétérinaire, un éleveur, un consommateur peuvent tous juger qu’une mort rapide et encadrée n’équivaut pas à une agonie par déshydratation dans un bâtiment surchauffé. 

A lire aussi : Marine Tondelier : l’aubaine de la canicule

L’hypocrisie végane qui fait semblant de ne pas voir la différence entre deux situations, et qui culpabilise éleveurs et consommateurs en adoptant cette posture morale suffisante qui est, à la fois leur marque de fabrique, et à la fois leur assurance de voir leur combat circonscrit à une poignée de pélos. Reste l’humour végan, que vous gouterez à sa juste valeur.

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7 Commentaires :
  1. AUROY
    15/07/26

    La manière la moins inconfortable de mourir, pour un animal, est de la main de l’homme !

  2. Jean 1
    15/07/26

    Meurisse,un monsieur qui se prend pour un humoriste ,perso il y a longtemps que j’ ai boycotté cet énergumène.j

  3. Eléonore
    18/07/26

    Je pense que le dessin vise surtout à montrer l’incohérence qu’il peut y avoir à déplorer la mort des animaux due à la canicule quand, dans le même temps, on trouve normal qu’ils meurent dans les abattoirs de manière quotidienne et massive. Aucune de ces deux morts n’est souhaitable ni agréable ni même nécessaire. Le fait que l’une soit accidentelle et l’autre soit voulue, planifiée et organisée rend même la seconde encore plus choquante que la première.

    1. Drago
      19/07/26

      Arrête de penser.

      1. Eléonore
        22/07/26

        Vous devriez essayer, de temps en temps.

        1. Drago
          22/07/26

          Pour satisfaire les consommateurs de viande , l étape abattoir et nécessaire .
          Demandez aux gens qui ont vécu l après guerre si ils rechignaient sur un morceau de lard !!
          Aujourd’hui certains font la fine bouche, avec une assiette pleine sous le nez trois fois par jour …
          Peut être un jour nous serons capable d élever des entrecôtes en barquette polystyrène sous cellophane pour supprimer l étape abattoir , je vais essayer de PENSER à ce sujet .
          Pensez à faire un reset vous , si c est pas trop tard .

    2. Jean 1
      21/07/26

      Il est vrai que les éleveurs sont ravis de la situation,que leur revenu soit amputé.si des animaux meurent dans les abattoirs,c est tout simplement qu il y a une demande car les végétariens représentent un petit pourcentage qui d’ailleurs stagne.chacun est libre, heureusement,de choisir son mode de vie et perso je privilégie les fruits et légumes surtout pendant l été..

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