Disparus le 1er octobre en forêt, deux chasseurs du village Ananas ont été retrouvés sains et saufs sept jours plus tard. Retour sur une semaine de recherches intenses dans l’ouest guyanais.
Mercredi 1er octobre – La disparition
Tout commence dans la forêt de Prospérité, sur le territoire de la commune de Mana.
Deux cousins, François Rodrigue (36 ans) et Jean-Jacques Christian (48 ans), quittent leur village kali’na d’Ananas pour aller entretenir un abattis appartenant à la cheffe du village. Après leur journée de travail, ils décident de partir chasser dans la forêt. C’est la dernière fois qu’ils sont vus.
Samedi 4 octobre – L’alerte est donnée
Sans nouvelles des deux hommes depuis trois jours, leurs proches alertent la gendarmerie.
Une enquête de voisinage est immédiatement ouverte, et les autorités organisent les premières opérations de recherche dans le secteur de Prospérité.
Dimanche 5 octobre – Mobilisation locale
Les chasseurs du village voisin de Prospérité rejoignent les recherches. Connaissant parfaitement le terrain, ils explorent les zones les plus denses de la forêt.
Des traces de passage sont retrouvées, confirmant que les deux hommes se sont bien enfoncés dans la zone, mais aucun contact n’est établi.
Lundi 6 octobre – L’inquiétude grandit
Malgré plusieurs jours de fouilles, aucun signe de vie.
Les conditions de recherche sont difficiles : forêt épaisse, météo humide, visibilité réduite. L’inquiétude monte à Mana et dans tout le village d’Ananas.
Les habitants s’organisent pour soutenir les familles, tandis que les autorités renforcent les moyens sur le terrain.
Mardi 7 octobre – Le dénouement
Au matin, la gendarmerie déploie une brigade cynophile pour tenter de remonter les pistes, mais sans résultat.
Dans l’après-midi, un hélicoptère est engagé pour survoler la zone. C’est finalement depuis les airs que François Rodrigue et Jean-Jacques Christian sont localisés, vivants, après sept jours seuls en forêt.
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Les deux hommes sont ensuite pris en charge par les secours et transférés au Centre hospitalier de l’Ouest Guyanais pour des examens. La yopoto, Christina Koesjen, se rend sur place pour leur rendre visite.
Un immense soulagement
À Mana comme dans les villages voisins, la nouvelle s’est rapidement répandue.
Après une semaine d’angoisse, la communauté kali’na peut enfin souffler.
« C’est un grand soulagement pour tout le monde. Ils sont vivants, et c’est tout ce qui compte », confie un habitant d’Ananas.
Une histoire à la fois effrayante et miraculeuse, qui rappelle la puissance sauvage de la forêt guyanaise… et la solidarité indéfectible des communautés qui y vivent.
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