Quand un agriculteur corrige ses imprécisions, Hugo Clément le bloque. Parce qu’il n’aime pas qu’on le confronte au réel. Surtout quand ce réel lui donne tort.
Hugo Clément aime enquêter. S’indigner. Militer. Filmer des plans de drones sur fond de musique dramatique. Ce qu’il aime moins, manifestement, c’est qu’on lui réponde avec des faits. C’est pourtant ce qu’a fait calmement Denis Beauchamp, agriculteur et vulgarisateur, en corrigeant une des nombreuses approximations que le journaliste activiste a pris l’habitude de marteler sur les réseaux sociaux. Résultat ? Blocage. Rideau. Plus de dialogue. C’est plus simple quand les contradicteurs sont invisibles.
Tout part d’un tweet de Clément :
Des champs de maïs irrigués en plein après-midi, sous 40 degrés, pendant une vigilance canicule… Les citoyens doivent se restreindre et ont l’interdiction d’arroser leurs potagers, mais pour les cultivateurs intensifs de maïs, pas de restrictions !
— Hugo Clément (@hugoclement) June 15, 2025
Pour voir notre enquête et… pic.twitter.com/A3nGamAQgv
La phrase est bien tournée, le ton dramatique, l’indignation calibrée pour buzzer. Sauf qu’elle est fausse. Ou plutôt, trompeuse : car oui, il existe bel et bien des restrictions d’irrigation, y compris pour les agriculteurs, et elles sont fixées par les préfectures départementales en fonction de la tension sur la ressource en eau. Le site gouvernemental Propluvia en fournit chaque semaine la carte à jour. En période de canicule ou de sécheresse, l’agriculture n’est pas « épargnée » : l’irrigation peut être réduite, interdite, autorisée la nuit, ou réservée à certaines cultures selon des critères précis.
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Mais Hugo Clément n’en est pas à une exagération près. Il suffit d’ajouter le mot magique « intensif » pour faire frémir la galerie. C’est le terme fourre-tout qui transforme un champ de maïs en hydre capitaliste, un agriculteur en pollueur. Qu’importe la réalité. Qu’importe les arrêtés préfectoraux. Ce qui compte, c’est l’image choc. Et surtout : ne pas laisser un paysan contester le narratif. Même avec calme. Même avec un ton factuel.
Denis Beauchamp, lui, s’est contenté d’écrire :
@hugoclement ment : les restrictions d’irrigation existent bien, elles sont décidés par la préfecture de chaque département en fonction des disponibilités en eau.
— Denis Beauchamp 🧢 (@GrainHedger) June 15, 2025
Mais bon, il a mis « intensif » dans son tweet alors c’est mal pic.twitter.com/ZF0Yy2QU0w
Un rappel utile, sans attaque personnelle. Et pourtant : censure immédiate. Hugo Clément l’a bloqué. Comme d’autres avant lui. Car chez les militants de la bonne cause, la contradiction est insupportable. Le réel est gênant, surtout quand il vient de ceux qu’on préfère caricaturer. Il faut que l’agriculteur reste muet, que le chasseur reste barbare, que l’habitant des terroirs reste bête. Il ne faudrait pas que les gens découvrent que ces citoyens savent lire un arrêté préfectoral, vérifier des données, défendre leurs métiers et leurs pratiques avec nuance.
Il ment et il n’aime pas qu’on le démontre . https://t.co/paE031RpGl pic.twitter.com/hXfS4rmeLs
— Denis Beauchamp 🧢 (@GrainHedger) June 16, 2025
La posture de Clément n’est pas nouvelle. Elle illustre ce que le philosophe Harry Frankfurt appelait la bullshit culture : ce n’est pas qu’on ment sciemment, c’est qu’on s’arrange avec les faits pour que le message serve une émotion, un engagement, une stratégie d’influence. Mais quand un citoyen ordinaire ose lever la main pour dire : « Ce n’est pas tout à fait vrai », il est immédiatement disqualifié. Bloqué. Effacé.
À Chasses Éternelles, nous n’avons pas peur de débattre. Nous n’avons pas peur d’être contredits. Mais nous avons une exigence : que les débats soient fondés sur la vérité, pas sur les effets de manche. Et surtout : nous continuerons de répondre. Même aux bloqueurs.
Parce que dans une démocratie digne de ce nom, aucun militant médiatique ne devrait être au-dessus des faits.
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Avec un mot bien placé dans une phrase ou un mot manquant il est aisé de détourner la vérité, alors quant il manque des informations c’est encore mieux. Hugo Clément n’en est pas à son premier coup où il n’est pas objectif, pour ne pas dire autre chose. Et laisser un peu les agriculteurs et le monde rural tranquille ce sont des Français qui travaillent et souvent ne disent rien.
C’est exactement la même chose concernant les faits divers qui nous touchent actuellement, en expliquant ou dénonçant certains faits avec des preuves vous êtes bloqué et traité de fascho. Le monde actuel tourne comme ça et nos jeunes malheureusement et cetzns moins jeune se font laver le cerveau. Il ne peut y avoir de dialogue dès lors que ces individus sont contredit même avec des faits clairs et précis.
Ca montre que les écologistes et surtout leur penseur ne connaissent pas leurs sujets! Ça on le savait déjà, vous remarquerez que le mot éco système n’apparaît jamais, parce que le prononcer veut dire réguler en faisant le travail de la nature, trop dérégulé par les activités humaines (dont ils font partis qu’ils le veuillent ou non). Une surpopulation de sanglier qui bouffe les oisillons des oiseaux qui nichent au sol par exemple? Non pour eux, le sanglier faut pas tuer mais les cailles des blés rien à foutre
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