La police de la vertu vise les rapaces

Chasse Actu
date 30 juin 2025
author Richard sur Terre

À Bacqueville-en-Caux, un simple spectacle de rapaces fait hurler les fanatiques de PAZ. Leur rêve ? Clouer les oiseaux au sol, interdire toute relation entre l’homme et l’animal, et noyer la nature dans le formol de leur idéologie.

C’est devenu un réflexe pavlovien chez PAZ : voir un animal, crier à la souffrance. Cette fois, leur cible est un spectacle de rapaces organisé à Bacqueville-en-Caux, dans la paisible Seine-Maritime. Une animation pédagogique, gratuite, où des fauconniers passionnés font voler hiboux, chouettes et aigles pour émerveiller les enfants… et ça, pour PAZ, c’est insupportable.

Il faut lire leur prose pour y croire : « Une vie de souffrance », « des animaux transformés en marionnettes », « on leur vole leur vie sauvage ». On dirait le pitch d’un film Netflix sur la Corée du Nord, mais non : c’est juste une animation dans un jardin public un dimanche après-midi.

Le plus cocasse ? PAZ réclame l’interdiction de tout spectacle animalier, même quand les animaux ne sont ni contraints, ni blessés, ni stressés. Leur objectif n’est pas le bien-être animal. Leur objectif, c’est l’éviction totale de l’animal de toute interaction humaine, à l’exception du sanctuaire ou de la vitrine Instagram.

Une misère intellectuelle

Le problème de PAZ, ce n’est pas qu’ils aiment les animaux — c’est qu’ils méprisent les humains. Ils ne croient plus en la transmission, en l’émerveillement, en la pédagogie. Ils veulent couper le lien qui unit l’homme à l’animal, pour mieux imposer leur vision aseptisée, urbaine et culpabilisatrice du vivant.

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Dans leur monde, un aigle ne peut être admiré que sur une photo floue d’un site de la LPO. Surtout pas en vol devant des enfants qui, peut-être, découvriront là une vocation de soigneur, de fauconnier, ou de naturaliste. Trop risqué : il pourrait naître un attachement.

Défendre les vrais passeurs de nature

Ces spectacles, quand ils sont bien faits, sont essentiels. Ils permettent de sensibiliser au rôle des rapaces, d’apprendre à les reconnaître, de les protéger avec intelligence, pas avec dogme. Et les fauconniers, loin des caricatures, sont souvent les meilleurs défenseurs de leurs oiseaux.

Alors non, PAZ n’aura pas le dernier mot. Ce n’est pas une poignée de militants de salon, abonnés aux hashtags et aux indignations en série, qui vont dicter à nos villages ce qu’ils ont le droit de montrer à leurs enfants.

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20 Commentaires :
  1. Eléonore
    30/06/25

     » Dans leur monde, un aigle ne peut être admiré que sur une photo floue et surtout pas dans un spectacle de rapaces  »

    Hum, cette vision du monde n’est-elle pas un peu réductrice, voir simpliste? N’y a-t-il vraiment que deux alternatives pour observer des espèces sauvages, la captivité ou l’image? Vous faites mine d’en ignorer une autre, l’observation des animaux sauvages en liberté, dans leur milieu naturel. C’est pourtant sans conteste la plus pédagogique (pas de “tours” appris par dressage, mais des comportements naturels exprimés librement), la plus accessible (pas de ticket d’entrée à 7 euros comme dans cette “fête viking”), la plus susceptible d’émerveillement (quoi de plus beau qu’un animal sauvage en liberté) et d’apprentissage (identifier les indices de présence, mettre ses sens en éveil à l’écoute de la nature). Au fond, c’est comme si on disait que la chasse se réduit à deux alternatives: tirer des cocottes d’élevage lâchées la veille dans un enclos de chasse commerciale ou utiliser un simulateur de chasse sur PlayStation. Vous trouveriez cela caricatural? Vous auriez raison. Alors oublions les caricatures et encourageons les enfants comme les adultes à s’initier à l’observation des animaux dans la nature, avec patience et discrétion, dans le respect de la vie sauvage en liberté.

    1. Jean 2
      01/07/25

      Bonsoir,l’homme a depuis la nuit des temps,domestiqué les animaux soit pour l’élevage soit pour la chasse(chiens ou rapaces)ou pour la pêche (en Asie, pêche à l’aide de cormorans )tout comme le rémora se sert du requin,l’homme et l’animal font partie du même univers, ne vous en déplaise,de plus la fauconnerie peut servir aussi à la conservation d’espèce par la reproduction pour une réintroduction, et à la sensibilisation à la protection des rapaces et des espaces (on défend mieux ce que l’on connaît)et tout le monde n’a pas la chance de vivre à la campagne pour observer des animaux ,vous vous trompez de combat!! ,mais » je pisse dans un violon »puisque vous avez oublié l’homme,certes pas toujours parfait.

    2. Richard
      01/07/25

      Eléonore,vous avez raison rien ne vaut la nature pour sy intéresser mais tout le monde n y a pas accès,surtout les enfants.ces rapaces sont naît en captivité,sont correctement traités et évoluent sans attache donc pourraient facilement s en aller.

    3. René
      01/07/25

      Bonjour. Et oui comme dit Richard dans le texte plus aucunes transmission des connaissances sur la nature de leur parents ou grands parents. Donc pour eux pas le choix ou le Zoo ou les spectacles ou encore youtube.

  2. serge
    01/07/25

    « Rien n’empêche l’oiseau d’aller plus haut » ou plus loin et de quitter définitivement l’homme qui l’a nourri et élevé. Certes c’est une forme de captivité mentale mais sans ces fauconniers amoureux des rapaces et surement bien traitant il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’aigle. Le raisonnement est quasiment le même avec la fonction des zoos qui maintenant protègent plus certaines espèces qu’ils les montrent au public. C’est bien l’activité humaine dans toute son exubérance qui est la cause de ce désastre pas les amoureux des animaux qui nous les présentent et nous les font aimer pour mieux les protéger.

  3. Eléonore
    01/07/25

    Cher Richard,
    Votre commentaire m’étonne: les enfants n’auraient pas accès à la nature, dites-vous? Pourtant la nature est partout, même en ville. Il suffit d’être un peu attentif pour l’observer. Savez-vous qu’on peut facilement voir le faucon crécerelle en ville et que le faucon pèlerin niche sur des cathédrales et des églises? Qu’il suffit d’un parc urbain pour observer quantité de plantes et d’insectes? Qu’il existe de très nombreuses sorties natures partout en France et des activités de découverte spécialement adaptées aux enfants?
    Libre à vous d’emmener vos petits-enfants voir des spectacles frelatés si ce sont vos goûts, mais ils n’en apprendront pas davantage sur la nature devant des animaux en cage qu’ils n’en apprendraient sur la gastronomie si vous les emmeniez au Burger King.

    1. Richard
      02/07/25

      Chère Eléonore, votre commentaire m etonne ,vous faites de quelques cas de reproduction de faucon pèlerin,un peu plus de crécerelle un généralité,.quant aux parcs il est loin d y en avoir partout et les sorties périscolaires dépendent uniquement du corps enseignant.la ou je vous rejoins, rien ne vaut des sorties et essayer d intéresser les enfants

  4. Richard
    01/07/25

    Eléonore, spectacle frelaté c est votre opinion,perso mes petits enfants, J’essaie de leurs faire découvrir la nature(beaucoup de sorties dans le marais)et la cuisine leur grand mère s en. Charge mais jamais j essaierai d empêcher ces spectacles .cirques, aquarium que beaucoup d enfants apprécient,et découvrent sous prétexte que ces animaux, naît en captivité sont soit disant malheureux.ces rapaces peuvent reprendre leur liberté a tout moment et pourtant ils reviennent systematiquement.pour moi il y a beaucoup plus grave,exemple la démoustication pratiquée plusieurs fois par semaine dans le marais pour ne pas gêner les touristes,qui détruit insectes et passereaux.

    1. Bruckner daniel
      01/07/25

      Pour les sorties nature et les activités de découverte OK. Mais ça dépend totalement du messsage qui est passé. LPO fait passer un message et les chasseurs en font passé un autre.
      J »aimerai pas nicher dans le haut d’une église, quand sonne les cloches ça peut être gênant à termes.

  5. Léonard
    01/07/25

    Chère Eléonore, vous perdez votre temps ce site a pris le parti de tourner le dos au courage de promouvoir la nuance. Il n’a pour seul but que la polarisation . Et quant à essayer de les convaincre qu’il y a une vérité du côté d’une approche purement naturaliste et contemplative de la nature c’est peine perdue .

    1. Jojo
      01/07/25

      Leonard,courage de promouvoir la nuance , contrairement à vous on ne veut rien imposer a personne,rien interdire sous prétexte que m on aime pas.quant a la contemplation de la nature elle. ne vous est pas réservée .pour info ,tous les êtres vivants sont des proies potentielles et parfois cette belle nature est bien plus cruelle que nous.

      1. Léonard
        01/07/25

        Encore un effet de l’incapacité à nuancer. La contemplation de la nature n’implique pas son idéalisation et son identification au bien et la question de la prédation n a rien a voir là-dedans. Quant à me reprocher de vouloir imposer mon point de vue, procès d’intention.

        1. Jojo
          01/07/25

          Leonard,procès d intention,vous êtes sérieux vu vos commentaires,je répète,moi je ne veux rien imposer a personne juste que l on me foute la paix.si j ai envie par exemple de visiter un aquarium.par contre vous vous voulez tout interdire dernièrement des cheveaux qui tirent une calèche.

  6. Léonard
    01/07/25

    Mauvaise pioche vous parlez à un ancien meneur qui a du raccrocher les guides pour cause de cessation d’ activité attelage dans le club où il pratiquait. Et je peux vous dire que si j’ en avais la possibilité je reprendrais tout de suite. Ça a été pour moi j’y reviens une Ecole de la finesse ce que peut être la chasse quand elle est pratiquée avec dignité. Mais quand je vois ce site qui à longueur d’articles et de vidéos se vautre dans une polarisation stérile et facile je cherche la dignité et la nuance vainement.

    1. Jojo
      01/07/25

      Alors les rapaces ne devraient pas être en captivité mais les cheveaux ,oui,ne sont ils pas plus heureux dans les steppes en liberté.nuance,voir tolérance elle doit s appliquer dans les deux sens

      1. Jean 2
        01/07/25

        🤣👍

        1. Léonard
          02/07/25

          Utilisez des mots et le langage articulé on pourra vous répondre….

      2. Léonard
        02/07/25

        Vous vous méprenez complètement une fois de plus sur ce que je pense mais cela ne me dérange pas d’endosser le rôle de votre ennemi imaginaire. Je ne soutiens pas l’interdiction des spectacles de rapaces, j’ai été client j’y ai emmené des enfants. Et qui serais-je pour vouloir les interdire. J’émets juste des réserves quant à leur valeur pédagogique et quant à la condition animale qu’ils impliquent. Mon ennemi à moi c’est la pensée figée sur justement la condition animale et sur les différentes conceptions de la relation homme animal qui sous-tendent nos pratiques. Par ailleurs j’essaye d’éviter les jugements de valeur qui entravent la réflexion, tuent le dialogue et la nuance. Le présent site je le reconnais s’attaque lui aussi à ce type de positions dogmatiques mais ne faisant que cela et que sur le ton de la diatribe il manque complètement son objet. Un peu moins de diatribes et plus d’analyses de type anthropologiques et philosophiques seraient bénéfiques pour toutes les parties concernées par la place de l’animal dans la société. Mais pour cela il faudrait accepter le risque d’une position de surplomb et parvenir à s’extirper du campisme, de la polarisation et de la paranoia.

        1. Richard
          02/07/25

          Léonard,voilà des propos et des arguments certe plus acceptables qui permettent un débat beaucoup plus serein , même si on a une vision différente que ceux du début,peine perdue,vision unique ect.

  7. Eléonore
    02/07/25

    Cher Richard,
    Je suis d’accord avec vous, il faut une éducation positive qui encourage la découverte et la compréhension plutôt que des interdits. Les enfants peuvent comprendre très vite qu’un animal sauvage a besoin de sa liberté et que sa place n’est pas dans une cage, si on s’attache à leur faire découvrir la nature et les animaux en liberté. Ils voient bien que les zoos sont des prisons. Oui, il faut miser sur l’éducation pour que le public prenne conscience de cela et n’entretienne plus ce système qui finira par disparaître un jour de lui-même, c’est certain.

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