Paul Watson hué à la Fête de l’Huma : le triomphe du grotesque

Chasse Actu
date 15 septembre 2025
author Richard sur Terre

Invité à la Fête de l’Huma, Paul Watson a été hué et accusé d’« écofascisme ». Mais entre ses propres contradictions et l’incapacité de ses détracteurs à dépasser le slogan, c’est surtout le débat public qui a sombré dans le grotesque.

Paul Watson, corsaire des océans et chasseur de baleiniers, a toujours cultivé l’image du pirate romantique. Mais il traîne aussi une valise encombrante : dans les années 2000, il accusait l’immigration d’être « seule responsable de l’augmentation de la population américaine » et plaidait pour sa limitation drastique. Des propos qui ne font se lever personne outre-Atlantique, mais qui font tâche dans le discours formaté de la gauche nouvelle française.

 Vingt ans plus tard, il assure que sa position « n’a pas changé », qu’elle est celle de César Chavez, le syndicaliste américain qui dénonçait l’exploitation des travailleurs immigrés par l’agro-industrie. On vous laissera juger de la pirouette.

A lire aussi : Paul Watson est libre !

On peut en sourire : Watson a passé sa vie à pourfendre les baleiniers japonais mais n’a pas forcément le pied marin sur les dossiers migratoires.

Mais ses adversaires, eux, ont plus d’inspiration. À la Fête de l’Huma, quelques dizaines de militants se sont improvisés juge et bourreau : huées, cris de stade, « Tout le monde déteste Paul Watson ! ». Pas besoin d’écouter, pas besoin de lire : l’étiquette « écofasciste » a suffi à clore le dossier. C’est la nouvelle mécanique du militantisme : l’anathème vaut mieux que l’argument, et l’invective plus que l’analyse.

On se retrouve donc avec deux caricatures face à face : d’un côté, un vieil écolo qui ne sait plus très bien comment tenir ensemble son rêve d’un monde sans frontières et sa peur de l’immigration illimitée ; de l’autre, une gauche militante qui a remplacé le débat par l’excommunication et qui s’étrangle bruyamment dès qu’une pensée ose comporter plus d’une phrase.

Le résultat est pathétique : un débat sur l’immigration réduit à une bouillie où les contradictions de Watson servent d’alibi aux slogans pavloviens de ses détracteurs. On voudrait parler exploitation, justice sociale, écologie ? Impossible : la scène devient une foire à huées où chacun joue son rôle — Watson en vieux pirate maladroit, les militants en gardiens de la pureté idéologique.

Au final, ce triste spectacle illustre le grand paradoxe du débat public en France : il n’y a plus besoin de polémistes de droite pour ridiculiser la gauche, elle s’en charge très bien toute seule. Quant à Paul Watson, il a découvert que dans les tempêtes du militantisme français, les vagues sont parfois plus violentes qu’en haute mer.

A voir en vidéo :

Partager cet article
11 Commentaires :
  1. Jean 2
    15/09/25

    Bonjour, faut-il en rire ou en pleurer ?bah! disons que c’est le retour de bâton,quand on prend des risques pour abîmer des bateaux, et risquer la vie de matelots ou de pêcheurs!, pour ceux qui connaissent la mer ,comprendront.

  2. Snjor
    15/09/25

    La Révolution mange ses enfants et petits-enfants…

  3. Thierry
    15/09/25

    Rien d’étonnant. Dans le camp du Bien il y a toujours quelqu’un pour chaque jour décréter des principes encore plus bien que ceux d’avant, sachant qu’en discuter nécessite de savoir faire des phrases sans « essraime drouate », « fasciste » etc…. d’où la préférence pour l’élimination au débat à gauche.

  4. Jean-claude BRESSI
    15/09/25

    ben ma foi..! il prône la diminution de la population humaine … retour a un milliard d habitant… alors ecofascisme ou pas..? je sais pas mais ca pose quelques questions ,quand meme.. comment y parvenir ? par des moyens démocratiques et pacifiques , j ai quelques doutes… le dernier qui a voulu limiter les naissances autoritairement ,il s appelait Mao tse tong… et je me souviens qu on le considerait pas un exemple en terme de démocratie

    1. pilet61
      15/09/25

      Renseignez vous sur ce que ce raciste de première a fait à Chris Apassingok, jeune alaskien qui a légalement tué une baleine pour nourrir sa tribu alaskienne

      1. Jean1
        15/09/25

        Aucune compassion pour ses actions colonialistes en voulant changer le mode de vie des inuits pour sauver quelques phoques et baleines,la mise en danger de marins.

  5. Jean1
    15/09/25

    La population mondiale a augmenté d un milliard d individus en dix ans,nombre d’ êtres humains en 1800,il faudrait certainement qu elle diminue (problème de ressources,de pollution ect.)sur x générations car il est évident que ça va causer de gros problèmes.pour la gauche de la gauche comme elle n a pas d argument elle insulte,raciste,facho,ect.ect.

  6. Dodo
    16/09/25

    On auras tout vu…un article merdique avec des arguments vides de sens….Laissez Paul Watson tranquille, son combat c’est l’océan, l’ecologie… et pas vos histoires bidons d’immigration…faut arrêter de tout mélanger.

    1. Richard
      16/09/25

      Dodo,nulle part il est question d immigration,c est sur on aurait dû le laisser tranquille,en prison,car ce monsieur condamné a bien mis en danger la vie de marins.

    2. MARTINEZ
      23/09/25

      Pourquoi, alors, a-t’il été hué à la fête de l’Huma ?

  7. user-689195
    24/09/25

    awesome

Soumettre un commentaire

Dans la même catégorie

Articles les plus récents