À Grenoble, Éric Piolle s’attribue l’air pur comme un trophée partisan. Pourtant, Nice, Toulouse ou Reims — gouvernées par tout sauf des écologistes — font aussi bien, voire mieux.
Pollution de l’air : -44 % de dioxyde d’azote à Grenoble entre 2017 et 2024 !
— Éric Piolle (@EricPiolle) August 28, 2025
Comment ? Piétonnisation, développement du vélo, généralisation du 30 km/h et limitation progressive des véhicules les plus polluants.
L’écologie au pouvoir, c’est ça. pic.twitter.com/QMPoJk15my
« L’écologie au pouvoir, c’est ça. » Le slogan claque, les cartes sont vertes, les chiffres flatteurs : –44 % de dioxyde d’azote à Grenoble entre 2017 et 2024. Éric Piolle jubile et brandit son bilan comme une démonstration éclatante de la supériorité écologiste.
Sauf que les faits résistent mal au storytelling. Nice, tenue depuis vingt ans par Christian Estrosi — tout sauf un maire écolo — affiche une baisse encore plus spectaculaire : –52 % en dix ans. Toulouse, Reims, Clermont-Ferrand, elles aussi non écologistes, respectent les normes depuis plusieurs années déjà. Pendant ce temps, Paris et Lyon, vitrines des politiques « vertes », traînent encore dans les dernières places avec des dépassements persistants.
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La réalité, c’est que la chute du NO₂ est d’abord une dynamique nationale : normes européennes plus strictes, renouvellement accéléré du parc automobile, déclin du diesel, zones à faibles émissions imposées par l’État, et même télétravail généralisé après le Covid. Les décisions locales jouent un rôle, bien sûr, mais elles s’inscrivent dans une tendance de fond qui n’a rien d’un miracle partisan.
Que Piolle se félicite de ses choix, pourquoi pas. Qu’il transforme un mouvement global en propagande écolo, c’est autre chose. La baisse de la pollution n’appartient pas aux Verts : elle est le fruit d’une évolution collective, contrainte par Bruxelles, Paris et par la technique. Croire ou faire croire que « l’écologie au pouvoir » en serait l’unique moteur, c’est travestir la réalité.
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Il ne serait pas étonnant dans le monde où nous sommes que pour coller à l’opinion publique certains médias se mettent à être moins complaisants avec les écolos politiques. Mais je suis peut-être optimiste.
Dans sa ville, il fait aussi bon respirer l’insécurité et le trafic de drogue.
Chez lui, il y a plus de malchance de mourir d’une balle perdue que du cancer du poumon !
Merci richard sur terre pour ton travail !