Quand les sangliers s’invitent aux enterrements

Chasse Actu
date 24 septembre 2025
author Léa Massey

Un enterrement perturbé à Antibes a rappelé l’ampleur du problème : les sangliers, désormais omniprésents, franchissent toutes les barrières – même les plus symboliques.

Il y a des intrusions cocasses, et d’autres qui laissent un goût amer. Vendredi 19 septembre, au cimetière des Semboules à Antibes, une cérémonie funéraire a dû être interrompue. Des marcassins étaient en effet installés dans un caveau familial. Impossible de procéder à l’inhumation sans déranger la petite compagnie. On a donc fait appel à un professionnel, le temps que la famille endeuillée patiente, médusée.

Ce fait divers, rapporté par France 3, illustre un phénomène désormais quotidien dans de nombreuses communes du sud-est : les sangliers ne se contentent plus des collines et des forêts. Ils arpentent les routes, les lotissements, les parcs… et désormais, les cimetières.

Un « terrain de jeu » malgré les clôtures

Situé dans un parc naturel, le cimetière des Semboules est un lieu paisible. Mais à force de grillages endommagés et d’accès multiples, il est devenu un espace de choix pour les suidés. « On peut les apercevoir au moment de la fermeture du cimetière, mais surtout après les épisodes d’humidité », explique un agent municipal. Les chênes alentour et leurs glands font office de buffet permanent.

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La mairie promet de renforcer les protections : muret, clôtures neuves, grillages consolidés. Mais dans une région où la population de sangliers explose, ces mesures suffiront-elles à tenir les animaux à distance ?

L’animal qui ne connaît plus de limites

On a longtemps parlé de sangliers ravageant les jardins, les terrains de sport, voire les plages. Les voilà désormais au cœur des cimetières. 

Si la scène a pu prêter à sourire une fois les marcassins évacués, elle témoigne surtout d’un déséquilibre profond. La surabondance de sangliers alimentée par des interdictions de chasse de plus en plus contraignantes, conduit à ces situations ubuesques et parfois dramatiques.

Chasser ou subir

La mairie d’Antibes promet des clôtures. Mais combien de temps encore faudra-t-il multiplier les grillages et les murs, plutôt que de s’attaquer à la racine du problème ?

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2 Commentaires :
  1. 24/09/25

    This article highlights the growing issue of wild boars invading cemeteries, disrupting peaceful spaces. Its concerning to see nature encroaching on such solemn places, and it raises questions about managing wildlife populations effectively.

  2. Cest drôle, les sangliers qui défont les clôtures des cimetières pour manger des glands ! Ils font plus malin que certains… Lhumour, cest quand on voit un sanglier contempler une croix. Mais sérieusement, ces bêtes ont sûrement besoin dune régulation de style interdit de manger les croix. Sinon, bientôt on ira aux enterrements avec des casques. La question est : comment les faire comprendre que les tombeaux ne sont pas des buffets ? Peut-être un signal sonore Attention, chasseurs de tombes ? Ah, la vie sauvage, toujours pleine de surprises… et de grillages endommagés !

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