Les véhicules de chasseurs vandalisés dans le Beaujolais 

Chasse Actu
date 14 octobre 2025
author Léa Massey

Six véhicules de chasseurs ont été dégradés lors d’une battue dans le Beaujolais. Vitres brisées, cartouches et colliers GPS volés : la gendarmerie enquête, tandis que les victimes redoutent un acte délibéré.

Des véhicules « reconnaissables »

Les faits se sont produits samedi 11 octobre, entre Vaux-en-Beaujolais et Saint-Cyr-le-Chatoux, dans les monts du Beaujolais. À la fin d’une battue, plusieurs chasseurs découvrent leurs véhicules vandalisés. Vitres cassées, portières forcées, matériel disparu : six voitures ont été touchées, dont cinq avec effraction.

Les voleurs ont emporté des colliers GPS, des cartouches, des vêtements, parfois même des documents personnels. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Villefranche-sur-Saône.

Selon Le Progrès, les véhicules portaient des signes distinctifs laissant deviner leur appartenance à des chasseurs : gilets, autocollants, caisses de chiens visibles dans les coffres. Ce qui amène plusieurs d’entre eux à penser qu’ils n’ont pas été visés par hasard — sans qu’aucun élément matériel ne le prouve à ce stade.

Entre sentiment de ciblage et prudence des autorités

Antoine Herrmann, président de la Fédération des chasseurs du Rhône, souligne :

« Les chasseurs sont clairement ciblés. Ceux qui ont fait ça savaient qu’il y avait un rendez-vous de chasse ». Le responsable rappelle qu’il ne s’agit pas d’un phénomène massif, mais reconnaît que ces incidents entretiennent un climat d’inquiétude. 

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Un malaise grandissant

Qu’il s’agisse d’un repérage organisé ou d’un vol opportuniste, l’effet reste le même : un sentiment d’insécurité s’installe parmi les chasseurs.

Ces dégradations viennent s’ajouter à d’autres formes de tensions rurales — insultes en bordure de bois, sabotages de miradors, pancartes hostiles. Rien ne dit que ces faits soient liés, mais leur accumulation alimente l’idée d’un fossé grandissant entre deux mondes : celui de la campagne active et celui des militants pour qui la chasse est devenue un symbole à abattre.

Aucune preuve ne permet encore d’affirmer que les chasseurs du Beaujolais ont été délibérément visés. Mais la coïncidence, elle, commence à peser lourd. Et dans cette France rurale trop souvent caricaturée, même le doute finit par laisser des traces — sur la tôle comme sur la confiance.

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