Vendanges : les sangliers adorent le raisin

Chasse Actu
date 02 septembre 2025
author Léa Massey

Dans l’Aude, les viticulteurs alertent : jusqu’à 20 % de leur récolte peut disparaître dans l’estomac des sangliers. Un fléau qui illustre une fois de plus l’urgence d’une régulation assumée.

Chaque année, à la même période, c’est la même scène : les grappes sont gorgées de sucre, les vignes sont prêtes à être vendangées… et les sangliers s’invitent au festin. Dans certaines parcelles, les viticulteurs parlent de 20 % de perte. Ce n’est pas un détail : à l’échelle d’un domaine, cela peut représenter plusieurs milliers d’euros envolés, et des mois de travail réduits à néant en quelques nuits.

Face à cela, les clôtures électriques ne suffisent plus. Les sangliers s’habituent, contournent, forcent, voire « s’empilent » pour passer. Ils ont compris que le raisin mûr est une manne inépuisable. Et pour les viticulteurs, l’impuissance se transforme en colère.

Une pression insoutenable

Ce problème n’est pas nouveau. Mais il s’aggrave. Les populations explosent, portées par des hivers doux et un garde-manger copieux à ciel ouvert. Le résultat : sangliers dans les champs de maïs, dans les villages, et maintenant jusque dans les vignes au moment le plus critique de l’année.

Les chasseurs le savent mieux que quiconque : il ne s’agit plus de dégâts anecdotiques, mais d’un véritable risque économique pour l’agriculture. Les vendanges constituent la survie de centaines de familles. Or, quand 10, 15 ou 20 % de la récolte disparaît, c’est une exploitation qui bascule.

Des solutions qui passent par la chasse

On peut bien multiplier les clôtures, les répulsifs, les cris d’alarme : rien ne remplace une régulation durable. L’Italie du Nord ou la Toscane en font les frais : là-bas, certains domaines perdent 30 % de leurs grappes chaque année. Partout, le constat est le même : tant que les populations ne seront pas contenues, le problème s’aggravera.

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Les chasseurs sont les seuls, concrètement, à pouvoir assumer ce rôle. Les battues d’été et d’automne, la mobilisation des équipes, la coordination avec les agriculteurs : voilà ce qui fait la différence. C’est notre présence, notre persévérance sur le terrain, qui permet de limiter les dégâts.

Un appel à la responsabilité

Les chiffres du Midi Libre ne sont pas une alerte isolée, mais une énième sonnette d’alarme. On peut continuer à fermer les yeux et laisser les sangliers se gaver de raisins… ou bien prendre nos responsabilités. Pour la ruralité, pour les agriculteurs, pour l’équilibre des territoires.

Car derrière chaque grappe dévorée, ce ne sont pas seulement des viticulteurs qui souffrent : c’est tout un maillage rural qui se fragilise. Et dans ce combat-là, les chasseurs ne sont pas le problème : ils sont la solution.

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1 Commentaire :
  1. FRA
    02/09/25

    faites comme moi, viticulteur, je pose mes clôtures et je suis chasseur.
    résultat depuis 5 ans uniquement des dégâts acceptables, il est vrai que nos raisins sont alléchants quand ils sont murs, les sangliers ont bon gout eux aussi !

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