Willy Schraen accuse Rousseau d’« appel à la haine »

Chasse Actu
date 07 septembre 2026
author Richard sur Terre

Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, le président de la Fédération nationale des chasseurs dit craindre que les déclarations de la députée soient prises au pied de la lettre.

Willy Schraen durcit encore le ton face à Sandrine Rousseau. Dans un article publié vendredi 4 septembre par le Journal du dimanche, le président de la Fédération nationale des chasseurs se dit « très inquiet » et « effaré » par les déclarations tenues quelques jours plus tôt par la députée écologiste à l’UniREVcité.

Sandrine Rousseau avait appelé les militants écologistes à être nombreux dans les forêts et les campagnes lors de l’ouverture de la chasse afin d’« empêcher qu’on ait un permis de tuer ». Elle avait surtout ajouté que le mouvement devait être présent « debout face à eux, physiquement ».

C’est cette seconde partie de son intervention qui concentre depuis lors l’essentiel de la polémique.

Dans une vidéo consacrée à cette séquence, j’avais précisément distingué les deux choses. Appeler à se mobiliser contre la chasse, à manifester ou à défendre politiquement son abolition relève du débat démocratique. Appeler des militants à aller directement sur le terrain pour se tenir « physiquement » face à ceux qui la pratiquent pose une autre question.

Je disais alors que les mots employés ne renvoyaient plus simplement au fait « d’affronter les idées » ou « d’affronter le système », mais bien à celui d’aller « affronter les chasseurs directement, physiquement, en forêt ». Je rappelais également que le Code de l’environnement sanctionne l’obstruction concertée à un acte de chasse et que la justice avait été saisie sur un fondement plus grave encore. À elle de déterminer ce qu’il fallait juridiquement faire de ces propos.

Willy Schraen franchit aujourd’hui un pas supplémentaire.

Au JDD, il juge « violente » et agressive la prise de parole d’une parlementaire à l’encontre de citoyens pratiquant une activité légale. « Vous imaginez si on applique cette phrase à qui que ce soit d’autre, à une religion ou à une ethnie ? », interroge-t-il.

Le journal présente alors les déclarations de Sandrine Rousseau comme un « appel à la haine », qualification attribuée à Willy Schraen.

Le président de la FNC estime surtout que les mots de la députée peuvent produire des effets très concrets : « Nous ne sommes pas à l’abri que quelqu’un prenne à la lettre ses propos. »

C’est précisément là que se trouve désormais le cœur du débat.

Il ne s’agit plus de savoir si Sandrine Rousseau a le droit de combattre politiquement la chasse. Évidemment qu’elle l’a. Il ne s’agit même pas de déterminer si son discours est radical : elle revendique elle-même cette radicalité. La question est celle de la frontière entre l’appel militant et l’appel à la confrontation.

A lire aussi : Willy Schraen est inquiet, mais il appelle au calme

La position de Willy Schraen mérite toutefois d’être regardée dans son ensemble.

Deux jours avant la publication de l’entretien du JDD, le président de la FNC avait lui-même demandé aux chasseurs de ne surtout pas répondre aux provocations et aux éventuels appels à la confrontation physique.

Lorsqu’il qualifie les propos de Sandrine Rousseau d’« appel à la haine » et dit craindre que certains les prennent au pied de la lettre, il a déjà demandé aux chasseurs de ne répondre à aucune violence, 

On peut discuter de la qualification retenue par Willy Schraen. La justice devra, de son côté, dire si les propos de Sandrine Rousseau franchissent ou non une limite juridique. Mais lorsqu’une parlementaire appelle des militants à aller se placer « physiquement » face à des citoyens auxquels elle entend « empêcher » de pratiquer une activité légale, la question des conséquences possibles de ses paroles ne peut plus être balayée comme une simple querelle sémantique. C’était déjà la question posée dans ma vidéo. Elle est désormais posée par le président de la Fédération nationale des chasseurs en termes beaucoup plus forts.

A voir en vidéo :

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4 Commentaires :
  1. Jean 2
    07/09/26

    Bonjour, il faut qu’elle ne soit plus une élue tout simplement,et que les plantes ayent aux bouts.

  2. Jean 2
    07/09/26

    Plaintes

  3. AJH
    07/09/26

    Notre société étant de plus en plus dans la confrontation violente entre contradicteurs. Il serait vraiment judicieux que la justice donne un signal fort pour commencer à inverser la tendance.

    1. Pat22
      08/09/26

      Tout a fait .
      Surtout qu’elle n’est pas à son premier dérapage

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