Var : 130 brebis tuées en une semaine

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date 21 juillet 2025
author Léa Massey

Malgré huit chiens de protection et une bergerie fermée, plus de 130 bêtes ont été massacrées. À Brenon, dans le Var, les loups n’ont plus peur de rien.

Les attaques se sont succédé comme un cauchemar en boucle. Entre le 12 et le 21 juillet, Laurent Rouvier, éleveur dans l’arrière-pays varois, a vu tomber plus de 130 brebis et agneaux, déchiquetés en pleine nuit par des meutes de loups. Pourtant, il avait tout fait : bergerie fermée, chiens de protection (huit, parfois dix), et présence humaine. Rien n’y a fait.

« On est plutôt abattus. On ne sait plus quoi faire », confie-t-il à Sud Radio.

Les loups n’en sont plus à un coup d’essai. Ils analysent, testent, s’adaptent. Une partie de la meute distrait les chiens, l’autre entre dans l’enclos. On appelle ça de l’intelligence sociale. Mais dans les vallées, ce sont surtout les bêtes qui tombent et les hommes qui pleurent.

Des morts, du sang, et aucune solution

La première attaque emporte 35 bêtes. La deuxième, plus de 100. Bilan total : plus de 130 animaux tués, sans compter les blessés euthanasiés, les stressés improductifs, les brebis mères en panique.
Et au-delà des chiffres, ce sont les marchés de l’été perdus, les clients qui s’en vont, la viande de qualité locale qui disparaît, et des mois de travail balayés en une nuit.

Les indemnisations ? Trop tardives, trop basses.
La fatigue ? Immense.
L’angoisse ? Permanente.

Protéger le loup, c’est condamner les bergers

Depuis trente ans, on répète aux éleveurs qu’il faut « apprendre à cohabiter ». Mais quand même les chiens ne suffisent plus, quand les clôtures sont franchies, et que l’État regarde ailleurs, à quoi bon ?

A lire aussi : Attaques de loups : un éleveur jette l’éponge après 50 ans de métier

Pendant que les urbains rêvent de nature sauvage, les ruraux encaissent la violence des grands prédateurs.

Pendant que certains défendent le loup au nom de la biodiversité, la biodiversité d’élevage s’effondre.

Un agneau n’est pas moins digne qu’un canidé. Un éleveur encore moins.

Jusqu’où faudra-t-il aller ?

Il y aura bientôt des tirs. Peut-être. Mais ils viendront trop tard. Et on sait déjà ce qu’on dira dans les tribunes parisiennes :

« Espèce protégée. Erreur humaine. Mauvaise gestion. »

Jamais un mot pour ceux qui se battent au quotidien sur des terres rudes et oubliées.

À Brenon, la colère monteIci, on ne demande pas de primes. On demande le droit de vivre et de protéger ce qu’on élève.
Laurent Rouvier, comme tant d’autres, ne réclame ni la lune ni la haine. Il veut juste qu’on comprenne que la réalité, c’est lui qui la vit. Et que pendant que les écologistes signent des tribunes, lui enterre ses bêtes.

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6 Commentaires :
  1. Yenamare
    21/07/25

    Ils sont devenus fous ! Mais juste où iront ils ces extrémistes écologistes ? Nos agriculteurs n’ont ils pas assez de problèmes ? Il n y à pas assez de suicide dans leur profession ? Tout ceci finira mal .
    J appel nos élus a avoir le courage de reconnaître que le loup n à pas ça place en milieu pastoralisme.
    Quel gâchis toutes ces vies brisées par idéologie.

  2. Jean 2
    21/07/25

    Bonjour, ne serions nous pas là en face d’un « Obscurantisme verts » avec une philosophie d’un monde virtuel s’opposant à la réalité des choses ?avoir de l’imagination c’est bien,étudier et voir la faisabilité des choses, c’est bien aussi,comprendre et agir de l’expérience de ses erreurs, bref ! Il y a du boulot !politiques gardez les pieds sur terre et gardez un esprit critique mais avec pragmatisme !

  3. Billabong
    22/07/25

    j’ignorai que les autorisations de tir sont sur un laps de temps !?! c’est ridicule, cela devrait sur la réalisation de l’objectif !

  4. titi
    22/07/25

    bonjour
    je pense que l’état se penchera sur le problème quand des promeneurs se feront dévorer

  5. sturm
    22/07/25

    voila le bordel des ecolos c’est tous des nul,nul,nul
    les loups attaque meme les patous il faut en bousillers

  6. serge
    22/07/25

    La présence du loup, prédateur des troupeaux c’est acceptable par la classe verte (animaux blessés, agonisants et mutilés c’est ok) je ne parle pas des traumatismes humains. Mais le chasseur qui tir sur des animaux identifiés c’est mal. Pourtant il n’y a pas plus de sang et de souffrance. Il y aura certainement dans les mois à venir un petit enfant qui se fera attaqué et même tué par des loups et, à ce moment, comment la classe verte va t elle se justifier et faire part de leur souffrance à la famille ? C’est évident ça arrivera.

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