Victime de plusieurs attaques de loups sur son troupeau à Sainte-Agnès, Denis Longfellow, éleveur depuis 50 ans, a décidé de vendre l’ensemble de ses vaches.

« C’est un choc pour moi. » Denis Longfellow, 72 ans, n’a pas pu retenir son émotion. Éleveur bovin depuis un demi-siècle à Sainte-Agnès, dans l’arrière-pays mentonnais, il a pris une décision radicale : vendre la totalité de son troupeau après une série d’attaques de loups. « Je n’ai pas le choix. Je ne peux plus me battre contre ça », confie-t-il à Nice-Matin.
Une série d’attaques décisives
Tout a basculé dans la nuit du 20 juin. Vers 23h30, l’éleveur entend ses vaches s’agiter. Une femelle est blessée, son veau en grande souffrance. Le lendemain matin, un autre bovin est retrouvé mort. Les pièges photographiques installés à proximité révèlent ce que Denis redoutait : deux loups ont pénétré dans l’enclos.
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Dix jours plus tard, dans la nuit du 30 juin, nouvelle panique. Cette fois, les bêtes n’ont pas été tuées, mais la présence du prédateur est confirmée par des crottes retrouvées… en plein cœur du village de Sainte-Agnès.
« Je ne veux pas voir mes bêtes mourir comme ça »
« J’ai grandi avec ces animaux. Je les connais toutes. Et je ne veux pas finir ma vie à les voir déchiquetées une par une », explique Denis. Ses 22 vaches de pure race sont mises en vente. Ce n’est pas qu’une exploitation qui ferme, c’est un pan entier du pastoralisme local qui disparaît. L’éleveur, épuisé, a préféré s’arrêter que d’attendre « la prochaine attaque ».
Un cas isolé ? Certainement pas
Dans le Jura, dans le Doubs, dans les Alpes, les signalements se multiplient. Désormais, ce ne sont plus seulement les brebis qui sont visées : les loups s’en prennent aussi aux bovins. Et les éleveurs, souvent abandonnés, baissent les bras. Les dispositifs de protection ? « Inefficaces, coûteux, et pas toujours adaptés à la configuration du terrain. » Les tirs de défense ? « Trop tardifs, trop contraignants. » Les indemnisations ? « On ne fait pas ce métier pour toucher des aides après avoir retrouvé ses bêtes éventrées. »
Jusqu’où ira la cohabitation forcée ?
Le loup est une espèce protégée. Mais jusqu’à quand l’opposition entre prédateur et éleveur sera-t-elle considérée comme un simple problème « à encadrer » ? Le cas de Denis Longfellow montre qu’il ne s’agit plus d’un débat abstrait sur la biodiversité, mais d’un effondrement concret de l’élevage traditionnel en zone de montagne.
Derrière chaque attaque, il y a un visage, une histoire, un renoncement. Denis vend ses vaches. D’autres suivront. Et un jour, il ne restera plus rien à protéger — ni bêtes, ni bergers, ni paysages façonnés par l’élevage. Juste le silence.
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Bonjour, hélas !tout ceci était prévisible par les gens sensés, mais comme les politiques sont menés par le bout du nez par les escrolos et l’europe, voilà ce qui arrive et c’est pas fini,patures bientôt en friche ou retourné pour être cultivés ,pour les loups qui manger maintenant ?……….
Avec les éleveurs et leur bétail ce sont aussi des paysages qui disparaissent. Que seront par exemple les vues aerienes du tour de
France quand le peloton passera au milieu des broussailles. Que diront les randonneurs quand l’accès à la montagne sera interdit à cause du risque incendie ?
Il a entièrement raison , il faut que les éleveurs laissent la place aux loups , et je conseille vivement aux gens qui apprécient la bonne cuisine de faire un dernier tour de France culinaire…..
Dans un avenir proche , nous dépendrons des autres pays pour manger le » galimatia » qu’ ils voudront bien nous vendre ( hormones , OGM , bref tout ce qui est interdit en France ).
Vous pouvez commencer à vous « affûter » , ça va faire tout drôle…..
Qu’est ce qui empêche une régulation sérieuse du loup, le courage politique bien sûr. La Suisse l’a fait, la Suède l’a fait et d’autres pays également. Ils n’ont pas demandé, ils estiment être souverain chez eux, basta.
Cesser son activité d’agriculteur/éleveur à 72 ans, c’est peut-être un peu normal, non ?
Personne ne se pose la question ?
On va dire que c’est à cause des loups, c’est mieux pour faire du buzz et permettre aux copains fusillots de la ramener une fois de plus.
Ahhh voilà boloss trollos qui est arrivé 😉
Fabrice,avec une retraite en moyenne de 500euros chez les agriculteurs, certains continuent de travailler et aiment leur métier,nier les dégâts du loup sur l élevage,et le désarroi qui en découle par certaines personnes est affligeant.beaucoup de pays recommencent a les chasser, même la Suisse,c est peut-être qu il y a une raison.chaque loup coûte au contribuable français 60000 euros,ce sont les gens comme vous qui devraient payer.
Bonjour Richard,
500 € de retraite et beaucoup de suicides. Je sais.
C’est bien la preuve que quelque chose ne va pas.
Et cette situation date de bien avant la réapparition du loup.
Il conviendrait de se pencher sur les vrais problèmes qui à mon avis sont plutôt politiques et économiques.
Fabrice,il est évident que les problèmes sont multiples mais le loup vient se rajouter aux autres pour certains .et ne va que s aggraver si on ne limite pas leur nombre.
Fabrice,vous êtes peut-être comme madame Rousseau par rapport aux agriculteurs,aux éleveurs,rien a péter.