Ancienne présidente du WWF France, Monique Barbut prend les rênes du ministère de la Transition écologique. Sa nomination interroge : que restera-t-il de la méthode quand le militantisme revient au pouvoir ?
Monique Barbut, une ancienne présidente de WWF nommée au ministère de la Transition écologiquehttps://t.co/IhgUouelNK pic.twitter.com/LCZS29mncX
— BFMTV (@BFMTV) October 12, 2025
Il y a des nominations qui en disent long sur l’époque. Celle de Monique Barbut, ex-présidente du WWF France et figure majeure des négociations onusiennes sur le climat et la biodiversité, sonne comme le retour d’une écologie de conviction, sinon de croisade.
Mais derrière le symbole, que peut-on attendre d’une ministre dont le parcours s’est toujours déroulé loin des champs, des forêts et des troupeaux ?
Loup : où s’arrête la cohabitation ?
Le WWF, dont elle fut la présidente en France, s’est toujours opposé à toute régulation significative du loup. Pourtant, sur le terrain, les éleveurs, eux, continuent d’essuyer les attaques, parfois chaque nuit.
Jusqu’où ira la “cohabitation” ? Jusqu’à la résignation ?
Les arbitrages à venir diront s’il s’agit d’une écologie du réel, soucieuse des humains qui vivent dans les territoires, ou d’une écologie de principe, indifférente aux conséquences pratiques de ses choix.
A lire aussi : L’écologie : ce luxe de blancs
Migrateurs : la science aura-t-elle encore droit de cité ?
À chaque automne, la même scène se rejoue : arrêtés suspendus, chasses bloquées, procédures en cascade. L’émotion, souvent relayée par des ONG très connectées, finit toujours par l’emporter sur les faits.
La question n’est pas de savoir s’il faut protéger les oiseaux — tout le monde le souhaite —, mais comment.
Quels indicateurs seront retenus ? Quelles données scientifiques primeront ? Et surtout : peut-on encore espérer une stabilité réglementaire pour la chasse aux migrateurs, ou faudra-t-il continuer à attendre le verdict d’un juge pour savoir si on peut chasser dimanche ?
Forêt : gestion ou sanctuarisation ?
Le rattachement de la forêt au ministère de la Transition écologique a relancé les débats. Certains y voient une chance de mieux concilier biodiversité et économie. D’autres redoutent un glissement vers la sanctuarisation.
Entre préserver et interdire, la nuance est de taille.
La forêt vivante est celle qu’on habite, qu’on parcourt, qu’on gère. Sans cela, elle devient un espace déserté, livré à ses déséquilibres (humains bien entendu).
Écologie de terrain ou écologie de posture ?
Le parcours international de Monique Barbut, son expérience des institutions et des indicateurs, pourrait laisser espérer une approche méthodique, fondée sur la preuve et la concertation. Mais son ancrage dans une écologie militante interroge : la France des territoires aura-t-elle encore voix au chapitre ?
Les chasseurs, les éleveurs, les forestiers attendent des règles claires, stables, mesurables — pas des promesses floues ni des moratoires permanents.
Et que dire des positions anti-nucléaires de madame Barbut ? Faut-il s’attendre à une perte d’autonomie énergétique dans les années à venir ?
La question, finalement, dépasse le nom d’une ministre. Elle résume une inquiétude plus large : celle d’un pays où l’écologie se décide souvent contre ceux qui la pratiquent.
Et à l’allure où valsent les gouvernements, cet article sera peut-être obsolète dans quelques jours — mais les questions, elles, resteront.
A voir en vidéo :











WWF une ong qui traine de grosses casseroles en afrique …
Nommer une militante anti chasse avérée à la tête de ce ministère est une provocation. La chasse va encore en prendre pour son grade. Le premier ministre fait feu de tout bois. Ca va lui retomber sur la tête. Les français en ont plus qu’assez de ces clowns.