En contestant toute régulation des ragondins à Lyon, PAZ illustre une fois de plus un antispécisme qui raisonne à l’échelle de l’individu animal, jamais à celle des écosystèmes et des équilibres naturels.
👍@villedelyon propose la stérilisation chirurgicale des #ragondins. Comme ils sont classés en "espèce exotique envahissante", la mairie doit avoir la validation de la préfecture qui refuse et promeut comme “seule solution envisageable” leur “destruction”. 😠#animauxliminaires pic.twitter.com/4fLMWZXyrY
— PAZ (@paz_zoopolis) January 3, 2026
La prise de position de PAZ sur les ragondins n’est pas un simple désaccord technique avec l’État. Elle est l’expression cohérente d’une vision du monde : l’antispécisme. Une idéologie qui place l’individu animal au centre de toute réflexion morale, en niant systématiquement les notions même d’écosystème, de dynamique des populations et d’équilibres biologiques.
Or la biologie de la conservation fonctionne à une autre échelle. Le ragondin n’est pas une espèce indigène, mais une espèce introduite, aujourd’hui reconnue comme envahissante. Son implantation massive entraîne une dégradation documentée des zones humides, une destruction des habitats, une fragilisation des berges et une perte de biodiversité locale. Ces effets ne concernent pas un animal isolé, mais l’ensemble d’un milieu, et donc des dizaines d’espèces qui en dépendent. Refuser de regarder cette réalité, c’est refuser de penser l’écologie autrement que comme un catalogue d’émotions individuelles.
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La proposition de stérilisation avancée par PAZ illustre parfaitement cette cécité écologique. Elle repose sur une logique morale — ne pas tuer — mais ignore les contraintes biologiques, territoriales et temporelles. À l’échelle de populations déjà installées et très prolifiques, cette solution est largement reconnue comme inefficace. Elle permet surtout de préserver une pureté idéologique, quitte à laisser les milieux naturels se dégrader durablement. L’antispécisme préfère l’illusion d’une solution « douce » à l’efficacité d’une gestion fondée sur la science.
La souffrance d’un ragondin devient un scandale moral, tandis que la disparition progressive des roselières, des oiseaux d’eau, des amphibiens et des plantes aquatiques reste abstraite, silencieuse, donc négligeable. La biodiversité est invoquée, mais jamais pensée.
En défendant les ragondins contre toute régulation, PAZ ne défend pas la nature. Elle défend une vision du vivant déconnectée des réalités écologiques, où l’émotion remplace la science et où la seule notion de sentience écrase toute responsabilité collective.
À force de refuser de penser en termes d’équilibres naturels, l’antispécisme finit par protéger les espèces envahissantes contre les milieux qu’elles détruisent. Une posture confortable sur les réseaux sociaux, mais profondément irresponsable sur le terrain. Les gens finiront-ils par réaliser l’imposture manifeste de cette idéologie ?
A voir en vidéo :











Bonjour, et on peut rajouter et on l’a déjà dit, le ragondin est porteur de plusieurs maladies graves, dont une mortelle pour l’homme et les animaux domestiques.
Les animalistes n’ont rien à foutre de la biodiversité, il ne savent même pas ce que c’est !
C’est pourtant facile à comprendre bioDIVERSITE, ça suppose d’éviter qu’une espèce ne dégomme les autres (pas seulement en la mangeant mais aussi en modifiant les écosystèmes).
En l’occurrence pour le ragondin, le problème est qu’il creuse des terriers qui font effondrer les berges donc détruisent les ripisylves et apportent de la turbidité dans l’eau. Les ripisylves meurent déracinées, c’est un habitat qui disparaît ! La turbidité de l’eau, limite la lumière donc la photosynthèse et donc les algues. Bilan : moins d’oxygène dans l’eau, moins d’abris pour les poissons, crustacés…et la rivière ressemble plus à un égout qu’à une rivière.
Même sans ajouter les risques pour les activités humaines (les risques d’inondation si les berges sont des digues et qu’elles cèdent, les pertes de pâturage pour l’élevage, les maladies dont la leptospirose…) l’impact du ragondin est déjà terrible pour nos écosystèmes.
Sans moi pour les capturer et leur donner la pilule.
Mais sans eux non plus . Le grands yakafocon n’ont aucune idée de ce qu’implique une campagne de capture .