En peu de mots, Marine Tondelier dit moins l’agriculture qu’elle ne révèle son regard sur elle : une douceur affichée, mais de surplomb.
En 2027, Les Écologistes en sont convaincus, avec la gauche, nous pouvons gagner pour changer la vie, vraiment.
— Marine Tondelier (@marinetondelier) April 17, 2026
Pour faire quoi ? Voici 21 priorités communes qui devraient pouvoir nous rassembler.
1. Augmenter le SMIC et mettre en place une indexation des bas salaires sur…
Marine Tondelier a pensé à tout. Aux intermittents, aux sans-papiers, aux musées, à la 6e République, aux médias, aux trains, à l’Europe. Et puis, au milieu du catalogue, elle a pensé à “nos agriculteurs”.
Cette familiarité faussement chaleureuse raconte le surplomb. Exit les producteurs, les exploitants, les gens qui travaillent, investissent, risquent, transmettent ou disparaissent. Ce sont “nos agriculteurs”. Ces petites choses fragiles qu’il faut accompagner avec douceur.
La suite de la phrase dit la même chose : il faut (à ces petites choses) leur assurer “un revenu digne”. Elle parle aux paysans comme à des enfants qu’elle va aider à traverser la grande route.
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C’est une langue de tutelle. Les intermittents du spectacle, eux (point 16), ont droit à une mesure précise.
Marine Tondelier dit beaucoup de cette manière polie, souriante (presque attendrie), de cocher la case rurale sans cesser une seconde de la regarder d’en haut.
A voir en vidéo :











C’est un peu sommaire comme analyse. La réalité, c’est que les paysans sont ceux qui subissent le plus les pollutions aux pesticides, ce sont ceux qui subissent le plus la violence des centrales d’achat et des grands distributeurs (ces seigneurs féodaux contemporains, ce sont ceux qui subissent le plus les politiques de libre-échange qui ne sont favorables qu’à l’agro-industrie exportatrice, mais qui tue à petit feu le tissu agricole en France.
Encore un petit effort de démagogie et nous seront un vide plateau de fromages arrosé d’une brume de vin…
Quand on parle des agriculteurs, nous est fréquemment renvoyé l’image de personnes qui triment dur pour bien peu de revenus. Ils existent, en particulier pour certains éleveurs ou producteur de lait.
Chez les agriculteurs il y a de tout, des petits, des moyens, des gros, des très gros et des très très gros.
Dans les reportages à la télévision on donne souvent la parole à des agriculteurs qui ont de très belles exploitations, qui représentent un capital de plusieurs millions d’euros et dont le revenu est plusieurs fois celui d’un ingénieur en plus d’une augmentation annuelle du capital conséquente.
La mode chez les agriculteurs c’est désormais d’avoir une holding pour regrouper leurs activités, facilitant l’optimisation fiscale.