Accusées de manquer de sélectivité par la Commission européenne, les chasses à la palombe au filet font face à une menace juridique construite sur un précédent fragile. Ce qui se joue n’est pas une question de tradition, mais une question de preuve.
« Ces pratiques, vieilles de plus de 600 ans, sont des techniques sélectives, collectives et minutieuses…»
— Franc Aller (@FrancAller_info) April 27, 2026
Fort bien connues de #JessikaRoswall, juriste suédoise, commissaire européenne à l'#Environnement.
Si.
Cherchez pas.#Chasse #Palombe #ChassesTraditionnelles…
Dans les cols des Pyrénées-Atlantiques, en octobre, les pantières sont tendues avant l’aube. Les filets verticaux, installés sur les couloirs migratoires que les palombes empruntent depuis des siècles, sont actionnés à la main dès que les appelants donnent le signal. Les oiseaux non ciblés sont relâchés vivants, sans contact avec une substance adhésive, sans plumage endommagé. Le prélèvement est comptabilisé département par département, encadré par des arrêtés ministériels dont les conditions techniques occupent plusieurs pages du Journal officiel.
C’est cette pratique que la Commission européenne soupçonne de manquer de sélectivité.
Bon. La sélectivité, au sens de la directive Oiseaux, désigne la capacité d’une méthode à ne cibler que les espèces recherchées, à capturer les espèces non ciblées en faible nombre, et à les relâcher sans dommage autre que négligeable. C’est précisément ce que les défenseurs des pantes et pantières doivent établir : capture vivante, déclenchement manuel, relâcher immédiat des oiseaux non ciblés, absence de substance susceptible d’endommager le plumage. Sur le papier, le dossier est incomparablement plus favorable que celui de la glu. Devant le juge, il ne vaudra que par les données produites.
Les leçons de la chasse à la glu
En juin 2021, le Conseil d’État a annulé les arrêtés autorisant la chasse à la glu au motif qu’il n’avait pas été démontré que les oiseaux capturés accidentellement l’étaient en faible nombre et sans conséquence grave. Ce point est capital : le juge n’a pas dit que les gluaux étaient non sélectifs par nature. Il a dit que la preuve de leur sélectivité n’avait pas été apportée. La CJUE avait en outre constaté que les oiseaux capturés à la glu subissaient un dommage irrémédiable, la substance adhésive étant par nature susceptible d’endommager le plumage. Ce double défaut (absence de preuve et dommage physique constaté) est inapplicable aux filets à palombe. Le Conseil d’État ne peut pas se contenter de recopier ce raisonnement : les faits matériels, la méthode de capture et la nature du dommage allégué ne sont pas identiques.
La directive n’a pas été conçue pour cela
La directive Oiseaux n’interdit pas la chasse du pigeon ramier. Elle l’inscrit parmi les espèces pouvant être chassées dans l’ensemble de l’Union européenne, sous réserve que cette chasse respecte les principes de conservation et les interdictions relatives aux moyens de capture. Sa population est classée en préoccupation mineure par l’UICN. Le contentieux ne porte donc pas sur la palombe comme espèce chassable, mais sur les filets comme méthode dérogatoire, une nuance que le débat public efface systématiquement.
La porte est étroite
La CJUE n’interdit pas par principe toute méthode non létale entraînant des prises accessoires. Elle exige que ces prises soient très limitées, limitées dans le temps, et que les oiseaux non ciblés puissent être relâchés sans dommage autre que négligeable. Des expérimentations ont été conduites dans le Sud-Ouest en 2023 et 2024 pour documenter la sélectivité des captures aux pantes dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Elles constituent une piste sérieuse, mais leur valeur devant le juge dépendra du protocole, de la transparence des données et de leur capacité à répondre aux critères européens.
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Reste un second verrou, moins visible dans le débat public : l’absence d’autre solution satisfaisante. La directive ne demande pas seulement de prouver que le filet capture proprement. Elle impose aussi d’expliquer pourquoi cette méthode, interdite par principe, peut être maintenue par dérogation. Le Conseil d’État a déjà estimé, pour d’autres espèces, que la chasse à tir constituait une alternative satisfaisante. Appliqué à la palombe, ce raisonnement s’effondre : les filets ne produisent pas seulement un prélèvement, ils produisent des appelants vivants, ce que le tir ne peut pas fournir. La « solution alternative » ne remplit pas la même fonction. C’est cet argument technique, pas l’invocation du patrimoine millénaire, qui peut tenir devant un juge. Soyons pragmatiques.
La décision se jouera dans les mémoires déposés au prétoire, et sur la qualité des données produites. Le reste c’est du bruit.
Pour les curieux, le visionnage de cette vidéo est urgent :











Vu que les oiseaux sont pris vivants,si il y a une prise accidentelle,on la relâche sans dommage, comme pour les pantes a alouettes,je ne comprends pas cette accusation de sélectivité.
Ce serait donc plus » sélectif » ( et plus facile…) de chasser des animaux déjà morts ??
Je comprends rien,des oiseaux sont sous un filet,vivants,donc si ce ‘ est pas une palombe,on le relâche donc sélectivité cent pour cent.on voit bien que vous ne connaissez rien,allez une fois vous rendre compte et vous constaterez su il est est beaucoup plus difficile de les faire poser au sol,cela peut prendre des heures,voir elles peuvent repartir que les tirer au fusil.
Bonjour, vous dites que l’histoire ne sauvera pas la chasse à la palombe,mais l’histoire c’est aussi la tradition et la culture d’un peuple ou d’une région ,durant des siècles de générations en générations ,pourquoi elle ne compterai pas?il suffit de défendre l’histoire, et la France dois le faire !contre cette Europe qui veut tout » lisser « et anti-tout.
À ce jour, il ne s’agit encore que de rumeurs, mais nous souhaitons exprimer une inquiétude grandissante. Une forme de colère commence à émerger face à l’accumulation d’interdits qui touchent à notre patrimoine.
Pour l’instant, cela reste préventif, mais il est important d’alerter. Nous croyons profondément aux valeurs de la République française et à ce qui fait le socle de notre société. Cependant, nous ressentons que certaines décisions viennent désormais toucher à des éléments essentiels : la famille, notre identité, nos repères.
Nous restons attachés à nos traditions et à notre histoire. Mais à un moment donné, il sera nécessaire de remettre du sens et de rééquilibrer les priorités, afin de préserver ce qui fait la richesse et la cohésion de nos villages.
S il vous plaît laissez nous vivre il y a des sujets beaucoup plus importants que nôtre chère chasse à la palombe Pas vu un défenseur de la nature pour le nettoyage des chemins après la tempête Nils
Allez voir en Angleterre les massacres de palombes et ailleurs , autour … !!!!! Et arrêtez de vous en prendre aux chasseurs français !!! Idem pour les tourterelles des bois en Afrique !!!!! Et les cailles massacrées en Afrique du Nord !!! (Filets etc … )
La « sélectivité » pour un chasseur c’est tirer sur tout ce qui bouge ….et on voit après ce que c’est et on classe comme » nuisible » tout ce qu’on ne mange pas !!!
C’est marrant ça, quand les « naturalistes » tendent des filets pour prendre tout ce qui vole – au motif « d’étude » – quitte à laisser quelques passereaux sur le carreau, on ne parle plus de sélectivité …
Vous en avez pas mare de raconter que des conne…..comme d habitude aucun argument.
Bonjour Tomeno,vous me semblez bien « bas de plafond « ,avec une bonne réserve d’ âneries,ou alors vous êtes ignorant sur ce sujet,dans les deux cas,il vaut mieux vous abstenir pour éviter d’être ridicule !
Et les pie qui mange les œufs des palombes et des tourterelles,les protecteurs de la nature ces toujours les mêmes responsables
Betharram , le gourdin et le viol aussi sont séculaires .. faut il les maintenir ?
L’état de la biodiv est tel qu’il faut faire des moratoires strictes et d’envergure. C’est une question de survie pour les générations futures.
Bonjour, l’état de la biodiversité n’est pas la faute des chasseurs, ex:la diminution des hirondelles, des passereaux, c’est à coup sûr la destruction des habitats en premier,en Europe ,inclus la Russie et le blé à gogo en arrachant tout,et en retournant les prairies humides,et voire en detournant les cours d’eaux,et je ne parle pas des produits chimiques ,les migrations peuvent changer aussi par le dérèglement climatique, mais ne veut pas dire que certaines espèces sont en baisses,elles bougent moins tout simplement, maintenant il nous faut de vrais chiffres, pas les chiffres de certaines associations juges et partis, d’ailleurs l’europe commence à s’en apercevoir, je m’arrête là, cela serait trop long.
Martin, des moratoires pour les espèces en diminution,ok,mais le ramier est une espèce en forte expansion et créé a certains endroits notamment sur le tournesol de gros dégâts.