Sandrine Rousseau veut renommer les steaks des « cadavres d’animaux ». La rédaction soutient cette initiative et propose de l’élargir.
"Cadavre d'animaux" : la députée Sandrine Rousseau envisage une loi pour renommer les "steaks"
— La Provence (@laprovence) May 22, 2026
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Le chantier est immense et le calendrier législatif chargé, mais l’urgence commande. Dès la prochaine session, les cartes de restaurant afficheront donc cadavre de vache à la place d’entrecôte, cadavre de porc à la place d’échine confite, cadavre de volaille à la place de suprême de pintade. Les menus auront, comme l’a noté la députée, beaucoup plus d’allure.
Le texte devra naturellement s’étendre au petit-déjeuner. Le pot posé sur la table sera étiqueté vomi d’insecte, le yaourt lait coagulé par excréments bactériens, le fromage masse protéique animale décomposée par moisissures cultivées. Le vin du soir (déjection fermentée de levures mortes) verra son étiquette redessinée en conséquence. Les cavistes anticiperont.
La culture n’échappera pas au mouvement. Un livre sera une masse d’arbres morts découpés en feuilles et un roman d’amour deviendra simulation prolongée de dépendance affective entre primates alphabétisés. Une pièce de théâtre : exposition publique de troubles narcissiques organisés sur estrade.
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Le périmètre de la loi débordera nécessairement sur la vie quotidienne. Le baiser langoureux sera signalé comme échange de bactéries par contact muqueux consenti ou encore jonction de deux tubes digestifs (il y a débat). Le câlin du soir recevra sa définition réglementaire : contact dermique prolongé avec un vertébré à sang chaud. Les maternités réviseront leur livret d’accueil pour y intégrer la notion de cohabitation parasitaire de neuf mois avec un organisme génétiquement distinct logé dans un organe temporaire.
La commission chargée de rédiger les nouveaux intitulés tiendra sa première réunion en septembre. Les travaux sont estimés à dix-huit mois. Avec notre pognon évidemment. Pardon…avec notre unité abstraite de domination sociale.
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Pendant que nos « chers » députés s’amusent à traiter des sujets futiles les vrais problèmes (et nous n’en manquons pas) courent toujours et prennent de l’ampleur chaque jour qui passe . Je m’inquiète beaucoup pour l’avenir de nos enfants .