Une association antispéciste (PAZ) demande au Sénat d’interdire les balades à poney du Jardin du Luxembourg, jugées incompatibles avec le bien-être animal.
STOP aux balades à poney au @JardinLuco ! ❌🐴 PAZ a écrit aux questeurs du @Senat pour leur demander de mettre un terme à ces attractions qui traitent les poneys comme des marchandises. pic.twitter.com/eQ8aWxM26Z
— PAZ (@paz_zoopolis) June 30, 2026
PAZ, collectif se revendiquant zoopoliste, a interpellé les questeurs du Sénat par courrier officiel. Le grief : les balades à poney proposées dans le jardin, propriété du Sénat, réduiraient l’animal à une marchandise et enseigneraient aux enfants une vision utilitaire du vivant. L’association leur oppose une pédagogie alternative, fondée sur la sensibilité animale plutôt que sur le contact direct.
Ces balades existent depuis des générations, et nombre de Parisiens gardent en mémoire leur premier tour de poney sous les arbres du jardin, harnais tenu par un adulte, avant même de savoir tenir des rênes. C’est précisément cette familiarité, cette évidence transmise sans y penser, que l’association entend rompre.
Plutôt que d’attaquer frontalement l’activité, PAZ retourne contre le Sénat sa propre charte Bien-Être Animal. Trois engagements y figurent : surveillance sanitaire régulière, accès à une alimentation adaptée et à l’eau, possibilité pour l’animal d’exprimer des comportements normaux grâce à un espace et des équipements adéquats. L’association affirme qu’aucun des trois n’est respecté de façon structurelle, photo à l’appui d’un poney harnaché présenté comme preuve d’un équipement inadéquat.
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La méthode est efficace rhétoriquement : elle ne demande pas au Sénat de changer de doctrine, elle lui demande d’appliquer la sienne. Reste que la charte invoquée est un texte-cadre général, et que juger de sa conformité à partir d’une seule photographie relève davantage de la démonstration militante que du constat vétérinaire.
Le choix de la cible interroge. Les balades à poney figurent parmi les activités animalières les plus consensuelles qui soient, loin des sujets brulants qui concentrent habituellement les critiques antispécistes. S’attaquer à ce totem précis, c’est signaler qu’aucune interaction entre l’homme et l’animal, aussi anodine et enracinée soit-elle, n’est désormais à l’abri d’une remise en cause.
Si le Sénat cède, l’établissement d’un précédent institutionnel ouvrira la voie à des demandes similaires visant zoos urbains, fermes pédagogiques et manèges pour enfants, sur la base du même argumentaire.
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Bonjour, allez soyons fous,supprimons tout l’hippisme pendant qu’on y est,des nuls!! de plus ,ces races de poneys disparaîtront