La bataille juridique ne fait que commencer

Anti-chasse
date 20 janvier 2026
author Richard sur Terre

Les outrances reculent. Les cris se taisent. À leur place s’installe une stratégie plus froide : le droit. Les anti-chasse français ont compris que la propagande et l’hyperbole ne payent pas. Les tribunaux sont alors devenus leur principal levier. La question n’est plus de savoir s’ils vont attaquer, mais si nous sommes prêts à encaisser.

L’ASPAS renforce son Pôle Juridique et recherche un·e juriste confirmé·e pour intégrer une équipe juridique dynamique, engagée et investie. 👉 Consulter l'offre détaillée : https://lnkd.in/eXn5G32r Candidatures à envoyer par e-mail à recrutement@aspas-nature.org #aspas #offredemploi #recrutement

[image or embed]

— ASPAS (@aspasnature.bsky.social) 17 janvier 2026 à 09:00

On va dire que j’insiste lourdement, et non ce n’est pas le premier article que j’écris sur le sujet. Mais il me semble que chacun doit prendre la mesure de ce qu’il se passe autour de nous : pendant des années, le paysage a été très lisible. Invectives sur les réseaux sociaux, mensonges grossiers, vidéos montées à la va-vite, militants filmant des chasseurs comme on traque une faute morale. Cette phase n’a pas disparu (elle a encore ses adeptes), mais elle n’est plus centrale. Elle sert désormais de bruit de fond. 

Ce qui change, c’est le cœur de la stratégie.

Les associations anti-chasse ont compris une chose simple : le rapport de force médiatique est instable, chronophage, et peu efficace. En revanche, le rapport de force juridique, lui, est durable. Une procédure suspend une pratique. Un recours bloque un arrêté. Une décision de justice s’impose à tous, y compris à ceux qui ne partagent pas l’idéologie qui l’a provoquée.

Quand le droit devient une arme

Pour illustrer, voyez L’ASPAS qui recrute un juriste en CDI, à temps plein, spécifiquement dédié à la constitution de dossiers contentieux, à l’introduction de recours pénaux, civils, administratifs et européens, à la veille jurisprudentielle et à l’exécution des décisions obtenues. 

A lire aussi : ASPAS : à des fins de propagande, nous sommes à la recherche de témoignages 

Il ne s’agit pas d’un renfort ponctuel mais d’un pôle structuré, pérenne, pensé comme un outil de combat. Le langage est clair : stratégie juridique, leviers contentieux, développement d’un réseau d’espaces sans chasse. Tout est pensé et méthodique.

Des chasseurs encore dans l’ancien monde ?

Face à cela, beaucoup de chasseurs continuent de raisonner comme hier. Ils répondent à une attaque juridique comme on répondrait à une polémique Facebook. Ils sous-estiment la portée d’un recours administratif. Ils découvrent trop tard qu’un arrêté mal rédigé peut se faire laminer par la justice, même s’il est légal et pertinent.

Le rapport de force s’est déplacé vers les textes, les délais, les procédures, les failles juridiques. Et sur ce terrain-là, l’improvisation ne pardonne pas.

Être prêt

Se préparer implique de connaître le droit qui encadre sa pratique, anticiper les attaques, sécuriser juridiquement les décisions, former les responsables associatifs, travailler avec des juristes qui maîtrisent le contentieux environnemental.

Les anti-chasse ont cessé de crier pour apprendre à plaider. Ils ont compris que la moraline est lassante pour le public, qui finit par rejeter ce qu’on veut lui faire ingurgiter de force. 

La chasse ne disparaîtra pas sous les coups d’éclat. En revanche, elle peut se vider de sa substance par accumulation de décisions défavorables, prises dans le silence feutré des prétoires. 

La stratégie a changé. La question n’est plus idéologique mais opérationnelle.

Sommes-nous prêts ?

A voir en vidéo :

Partager cet article
3 Commentaires :
  1. Pineau
    20/01/26

    Si vous regardez cette dérive comme visant uniquement la chasse vous passez à côté du sujet et donc de la possibilité éventuelle de la traiter.
    Dans tous les secteurs la folie normative française, conjuguée au manque de compétences des députés pour la rédaction des lois, et à cette volonté politique de créer des contre pouvoirs au travers des différentes juridictions françaises et européennes, font qu’une minorité déterminée et disposant de moyens financiers est capable de faire imposer sa politique à la majorité. Bien sûr en théorie on peut se servir de ces mêmes outils mais ce sera sans fin puisque vous trouverez toujours des voies de recours.
    L’enjeu c’est la reprise du pouvoir des juges par le politique et s’agissant des associations de redéfinir leurs droits d’action en justice.

  2. Jean 2
    20/01/26

    Bonsoir,ce n’est pas nouveau, c’est pour ça qu’il faut de bon dossiers pour éventuellement nous défendre, et un ministère de l’écologie compétent,neutre, et non partisan d’une certaine doctrine (je suis gentil)

  3. Jean 1
    20/01/26

    Il faut que la fédération nationale fasse de même pour les contrer,un service juridique compétent quite a demander une contribution aux chasseurs.reste le problème des juges,tribunal,cour des comptes,ect, dirigés par des gauchistes pour la plupart anti chasse.la solution ne pas se tromper de bulletin.

Soumettre un commentaire

Dans la même catégorie

Articles les plus récents