Selon des chiffres relayés par Le Figaro, les attaques de loups sur les troupeaux ont bondi de 25 % en un an. Cinquante-neuf départements sont désormais concernés, signe d’une expansion qui inquiète les éleveurs.
"De la Savoie à la Manche, les attaques de loups se multiplient"
— AC (@ChouetteAgile) August 14, 2025
Selon les dernières statistiques officielles, le nombre d’animaux d’élevage victimes du loup a bondi de 25 % en un an. 59 départements sont désormais concernés"https://t.co/bD6a6Ummai Par @plumedeschamps pic.twitter.com/v9MuvP59tU
Éradiqué en France en 1937, le loup (Canis lupus) a fait son retour en 1992 depuis l’Italie. Trente ans plus tard, l’espèce n’a jamais été aussi présente. L’Office français de la biodiversité (OFB) estime à 1 013 individus la population en décembre 2024, soit une augmentation de 91 % depuis 2019 (Le Figaro). Cette croissance spectaculaire (à notre avis très sous-estimée) alimente de vives tensions entre animalistes et éleveurs de plus en plus fragilisés.
Une diffusion nationale
Longtemps cantonné aux Alpes et au Massif central, le loup franchit désormais toutes les frontières naturelles. Des signalements ont été enregistrés en Normandie, en Île-de-France, dans le Gard, l’Héraut, en Charente-Maritime, en Limousin et en Mayenne. Dans la Manche, les attaques ont déjà coûté la vie à 22 bêtes depuis le début de l’année (Le Figaro). En Haute-Marne, la naissance de plusieurs louveteaux a été confirmée fin juillet par la préfecture.
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Les éleveurs en première ligne
Le bilan est lourd : plus 25 % d’animaux d’élevage victimes en un an. Derrière les chiffres se cachent des troupeaux décimés, des revenus amputés et une inquiétude permanente pour les bergers. Les dispositifs de protection – chiens patous, clôtures renforcées – peinent à contenir un prédateur désormais installé sur tout le territoire.
Vers une régulation ?
La question du statut du loup revient sur la table. Déclassé récemment de « strictement protégé » à « protégé » dans la Convention de Berne, le prédateur divise. Certains militent pour un encadrement plus strict, d’autres pour un maintien de sa protection intégrale. Le gouvernement, lui, tente de clarifier le débat en publiant chaque année un chiffre officiel basé sur les analyses génétiques, afin de répondre aux critiques légitimes sur la fiabilité des comptages.
Un dilemme pour l’avenir
La progression du loup pose un dilemme : comment préserver un grand prédateur emblématique sans condamner l’élevage extensif, pilier de nos territoires ? La réponse, encore incertaine, se joue désormais au croisement de la science, de la politique et du monde agricole.
A voir en vidéo :











Les 1000 loups faudrait les capturer et les relâcher au niveau du petit point gris bleu en haut, là où vivent les amis des loups, ou la périphérie de toute ville écolo par défaut
Le nombre de loups varie énormément en fonction du laboratoire qui fait l’analyse…