Le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné un habitant du Haut-Var pour capture et détention illégales d’oiseaux protégés. One Voice y voit la preuve d’un système, évidemment. Le fait divers doit toujours servir la cause.
Le délibéré est tombé le 25 juin. L’homme, repéré après un signalement, organisait depuis 2022 des captures de grives à l’aide de gluaux et d’appelants électroniques, deux pratiques prohibées. La perquisition de novembre avait permis de saisir une soixantaine de grives vivantes, plusieurs centaines d’oiseaux congelés et dix-huit armes à feu. Le tribunal l’a reconnu coupable de capture, destruction et détention d’espèces protégées : amendes, retrait du permis de chasse et interdiction de détenir une arme, l’une et l’autre pour trois ans, alors qu’il encourait jusqu’à 150 000 euros et trois ans de prison.
Sur ce point, rien à redire. Que les bracos soient traités comme des bracos.
C’est la suite qui interroge (non). Dans son communiqué, One Voice élargit le dossier bien au-delà du cas individuel : l’association affirme que les pressions pour rétablir les chasses dites traditionnelles, glu en tête, entretiendraient un climat d’impunité qui favoriserait ce genre de pratiques. Autrement dit, défendre une réglementation encadrée de la chasse à la glu reviendrait, dans leur logique, à couvrir le braconnage.
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L’amalgame est grossier et un peu bête. Un braconnier qui congèle six cents grives et planque dix-huit fusils n’a justement rien d’un chasseur respectueux d’un quelconque cadre, traditionnel ou non. Vous réfléchissez des fois ?
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