Le 17 juin à Privas, un membre de la communauté Longo Maï a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir abattu sept chiens de chasse à Chanéac.
Décembre 2023, 7 chiens de chasse étaient abattus sur un terrain de la ferme Longo Maï, à #Chanéac, en #Ardèche. Le procès à #Privas a eu lieu le 3 avril. Scènes de colère de la part des chasseurs et huées à la sortie du tribunal, à l'annonce de la décision ce 17 juin.
— France 3 Rhône-Alpes (@F3Rhone_Alpes) June 17, 2025
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Ils étaient sept. Sept chiens partis à la chasse, comme des milliers d’autres chaque week-end en France. Sept chiens loyaux, passionnés, dévoués à leur conducteur. Ils ne sont jamais rentrés. Une balle pour chacun. Une affaire tragique, un procès, et l’image une fois de plus écornée de ceux qu’on persiste à montrer du doigt : les chasseurs.
Des faits, des chiens, une battue ordinaire
Le 16 décembre 2023, en Ardèche, une battue est organisée autour de Chanéac. En pleine traque, plusieurs chiens franchissent une clôture et pénètrent sur les terres d’une ferme autogérée. Ils s’attaquent à des cochons en semi-liberté. Le responsable des lieux, Manuel Merlhiot, tire. D’abord en l’air, dit-il. Puis sur les chiens.
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Personne ne conteste les faits. Les chiens étaient là, sans leurs maîtres. Les cochons ont été blessés. Les chiens ont été abattus. L’affaire, relayée massivement par les réseaux sociaux, a vite pris une tournure émotionnelle. Mais dans cette émotion, que reste-t-il de la réalité du terrain ?
Le prix du sang
Ce que le public a vu, ce sont des images de chiens morts. Ce que les chasseurs ont vécu, c’est une perte irréparable. Car un chien de chasse n’est pas un outil. C’est un compagnon de terrain, un membre de l’équipe, parfois un membre de la famille. Sept chiens tués dans une battue, c’est une déchirure.
On parle peu de ce que ça coûte — moralement, affectivement — à un chasseur de perdre ainsi ses chiens. Et encore moins de ce que ça coûte en confiance, en légitimité, en dignité, lorsqu’on vous fait passer pour un fauteur de troubles, un irresponsable, ou pire : un danger.
Une faute de clôture, pas d’intention
Oui, les chiens ont quitté la zone de chasse. Oui, ils ont pénétré un enclos. Mais est-ce si exceptionnel ? Tous ceux qui chassent avec des chiens savent qu’aucun collier GPS, aucun rappel, aucun périmètre ne peut garantir à 100 % qu’un animal lancé dans la traque ne franchira pas une limite. Et les chiens, eux, n’ont pas de carte IGN.
Ils n’étaient ni errants, ni sauvages, ni agressifs. Ils faisaient ce pour quoi ils ont été élevés, et ce qu’ils aiment par-dessus tout : chasser.
Deux mondes face à face
Ce drame n’est pas que l’histoire d’un tir, d’une clôture et de sept chiens morts. C’est la collision de deux mondes qui ne se comprennent plus. D’un côté, une communauté alternative, hostile à la chasse, retranchée sur ses terres comme dans une forteresse idéologique. De l’autre, des hommes de la forêt, venus pratiquer leur passion, leur tradition.
À aucun moment il n’y a eu dialogue. Les chiens n’ont pas été rendus. Les chasseurs n’ont pas été appelés. La situation aurait pu être résolue autrement. On a préféré le fusil.
Pas de colère, mais une mémoire
Aujourd’hui, les chasseurs ne demandent pas vengeance. Ils demandent qu’on se souvienne. De Boris et Benoît, les deux conducteurs de chiens. De leurs sept compagnons abattus. De cette journée qui a viré au cauchemar, et des semaines de mépris et de procès médiatique qui ont suivi.
Ils demandent qu’on comprenne ce que c’est que de chasser avec des chiens. Ce que c’est que de leur confier ses journées, sa passion, son cœur. Et ce que c’est que de ne pas les revoir.
À ceux qui nous regardent de haut
On pourra toujours discuter de la loi, de la responsabilité, des clôtures et des distances de sécurité. Mais ce qu’on ne discutera pas, c’est la douleur d’un chasseur qui perd son chien, et l’impression qu’à chaque fois que l’on parle de chasse, c’est pour pointer du doigt, jamais pour comprendre.
Il serait temps qu’on écoute aussi la voix de ceux qui aiment leurs chiens. Qui les forment, qui les soignent, qui les pleurent. Il serait temps qu’on cesse de croire que le chasseur est le problème, quand souvent il n’est que le bouc émissaire.
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Bonjour il devient aussi urgent de dénoncer cette absence de justice, de mettre en évidence que pour la chasse, l,agriculture, etc les décisions sont très souvent à l’avantage des opposant .
A croire que depuis bien longtemps la magistrature est militante verte
L’injustice Française a rendue son verdict , pauvre France ! Qu’est devenu notre beau pays où les voyous sont rois et où les juges font la loi plutôt que de l’appliquer . C’est lamentable .
Tiens, on a pas christophe marie pour s’exprimer là ?