Un post viral de Mr Mondialisation circule depuis quelques jours. Il prétend lever le voile sur les conditions de vie des chiens de chasse. Bon tout est faux et fabriqué. Quelle surprise…
Le texte de Mr Mondialisation sur les chiens de chasse fait le tour des réseaux avec la régularité mécanique des contenus conçus pour ça. Partages, indignations, commentaires enflammés. La mécanique fonctionne. Reste à savoir ce qu’elle fabrique exactement, parce que je vous le dis directement : c’est la négation même du journalisme.
Prenons le commencement. « Des milliers de chiens vivent dans des conditions souvent invisibles et peu documentées. » La phrase pose le cadre en deux mots : invisible, peu documenté. Traduction opérationnelle : ce qui va suivre n’a pas besoin d’être prouvé puisque la preuve est structurellement inaccessible. C’est un blanc-seing rhétorique. On peut mettre n’importe quoi derrière. Reste un principe qui relève de l’hygiène de pensée : tout ce qui est avancé sans preuve, peut être balayé sans preuve.
Des chiots « abandonnés sans nourriture, traités comme des déchets ». Aucune source, aucun cas, aucune association nommée, aucune date. Des « accidents et abus régulièrement rapportés » régulièrement par qui, rapportés où, en quelle quantité ? Silence. Des chiens soumis à « un rythme intense où la performance prime sur leurs besoins ». Formule creuse et sans fondement clair. Hop, ça dégage.
Le texte cite quelques chiffres réels (30 000 chiens de chasse, 150 races, 4 436 élevages enregistrés) et les noie dans un flot d’adverbes sans ancrage : « souvent », « parfois », « peuvent », « régulièrement ». Ces mots sont censés faire le travail que les preuves devraient faire. Ils créent une impression de généralité sans jamais l’établir.
Sur la question précise des abandons en fin de saison, Mr Mondialisation ne cite aucun chiffre, aucune étude. Pour cause : l’étude SPA/Fondation Affinity publiée en 2025 sur les données 2024 note explicitement que ce phénomène est marginal en France, contrairement à l’Espagne où il est documenté. Autrement dit, la source de référence du milieu animaliste relativise elle-même l’ampleur du problème que le texte présente comme une évidence massive.
Ce torchon menteur obéit à un schéma classique. Il part d’un problème réel et limité (certains élevages peu scrupuleux existent, certains chiens vivent dans de mauvaises conditions, pas besoin d’être chasseur pour être un connard) puis le dilate jusqu’à ce qu’il recouvre la totalité du milieu.
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Chaque pratique discutable devient la règle. Le chasseur qui soigne ses chiens comme des membres de la famille, qui les rentre le soir, qui finance des soins vétérinaires coûteux , lui il n’existe pas dans ce texte. Il a été effacé parce qu’il contredit la thèse.
Ce qui est vendu comme une enquête est en réalité un catalogue d’impressions. Mr Mondialisation ne travaille pas à partir de faits qu’il interprète. Il travaille à partir d’une conclusion qu’il habille ensuite de poncifs et de mensonges.
Ce texte existe pour produire de l’indignation prête à l’emploi pour un public pressé qui se fout des faits.
Mr Mondialisation affiche fièrement en bandeau de sa page une citation d’Alfred Sauvy : « Bien informés, les Hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets. » Le choix est courageux. Il faut une certaine audace pour placer cette phrase en étendard quand on vient de publier huit paragraphes sans une seule source vérifiable, construits sur des adverbes de probabilité et des cas anonymes sortis de nulle part.
Sauvy désignait la propagande comme fabrique de sujets dociles. Mr Mondialisation lui rend hommage à sa façon : en la pratiquant sous sa bannière, avec 1,6 million de followers qui partagent, indignés, certains d’être enfin bien informés. Le marché de l’indignation est hautement concurrentiel, que voulez-vous…
A voir en vidéo :











Je me demande si la majorité des chiots arrivés en France dans des conditions qu’il faut dénoncer ne sont pas majoritairement des « toutou » à mamie. Les chasseurs souvent connaissent les maitres des futurs compagnons et se réservent les chiots. Mal traiter son futur auxiliaire est une ânerie, le chien heureux sera plus fidèle et attaché à son maître, le mal traiter c’est diminuer ses capacités, l’inverse de ce qui est recherché. Mais bien entendu il y a des chiens avec de mauvaises conditions. Ne le dites pas au mien il me surveille depuis le canapé…
99% des chasseurs aiment et s’occupent parfaitement de leur chien !!!
Je suis entièrement d’accord avec ce qui a été dit dans le message au-dessus !
Quand on dit à son chien » on va chasser » en saison ou bien « on va se promener » hors saison, il bondit de joie !
Les chasseurs aiment leur chien(s). Èvidemment. Ça ne peut pas être autrement !!!
Regardez, par exemple, les vidéos de Marius ! On est tous comme ça avec nos chiens !!!
Des non chasseurs viennent à la chasse après avoir adopté un chien a la SPA..
Le chien est le plus beau moyen de communication pour expliquer la chasse au grand public
Je peux envoyer une photo de mon chien sur le canapé à ce minable ? De toute façon, il représente quoi ?
Ayant possédé toute ma vie quelques chiens courants a la maison avec nous(pas de chenil),les chiens et l animal chasse ont toujours été le centre d intérêt de cette passion.les élever,les amener chez le vétérinaire des qu un simptome de manque de vitalité apparaissait,les guider a la chasse en essayant de faire le moins d erreur possible pour qu ils aient confiance et avec certains une très grande complicité et un déchirement chaque fois qu un nous a quitté.comme le dit julian les chiens ont souvent permis un échange avec d autres personnes rencontrées en forêt.. aujourd’hui il ne m en reste plus que deux, âgés,comme moi,car je n’ ai plus les jambes pour les suivre.merci a eux pour toutes les émotions qui je crois ont été partagé.
Quand on arrêtera de balancer les millions d’Euros de la Chasse en dégâts de gibiers, on pourra peut-être en consacrer ne serait-ce que 1 ou 2 pour attaquer au tribunal ceux qui nous diffament publiquement ?