À quatre mois de sa sortie, RURAL s’impose déjà comme un film incontournable : un hommage sincère à la ruralité vivante, à la transmission et à la force du collectif.
Je ne l’ai pas encore vu — et pour cause il sort le 4 mars 2026. Mais RURAL, le nouveau documentaire d’Édouard Bergeon, fait partie de ces films dont on pressent très vite la nécessité. Rien qu’en découvrant son sujet, son intention, et son personnage central, on comprend que ce n’est pas un énième portrait misérabiliste du monde agricole, mais au contraire un hommage à une France vivante, profondément moderne, et trop souvent réduite à des clichés.
Au cœur du film : Jérôme Bayle, éleveur du Sud-Ouest, ancien rugbyman, devenu malgré lui l’une des grandes figures nationales de la ruralité. On connaît son franc-parler, on connaît son engagement à défendre les agriculteurs et leur dignité. Mais ici, ce n’est pas le militant qui semble être au premier plan : c’est l’homme. Un homme de valeurs simples et fortes : la famille, la transmission, le partage, la solidarité entre voisins.
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Et puis il y a ce mot, qui revient sans cesse autour du film : collectif. Dans un pays où tout est fragmenté, RURAL semble rappeler que dans les campagnes, on ne survit pas seul. On tient ensemble. On avance ensemble. Et c’est peut-être ça, la modernité que Bergeon veut montrer : une ruralité qui n’a pas besoin d’être idéalisée pour être inspirante, parce qu’elle repose encore sur quelque chose de solide.
Ce film donne envie pour une raison simple : il semble parler vrai. Un regard sans filtre, sans posture, sur une France qu’on entend peu mais qui continue de faire tourner le pays.
Si RURAL est à la hauteur de ce qu’il promet, alors c’est exactement le film dont on avait besoin : un documentaire qui redonne un visage, une dignité et une humanité à celles et ceux qui nous nourrissent — et qui transmettent, malgré tout, l’essentiel.
Sortie du film le 4 mars 2026 – avant premières dans toute la France. Cliquez ici.
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Bonjour, nous verrons ce que reflète ce documentaire ,mais pour moi,les problèmes de l’agriculture en France, ressemblent à certains secteurs de notre industrie ,qui ont disparus, ou commencent à disparaître et délocalisés pourquoi ? Les coûts plus élevés, le bisness international, gagner toujours plus,en payant moins!!let donc la concurrence déloyale,on peut y mettre nos fameuses normes,la baisse de la consommation peut se glisser dedans aussi,la pénibilité de ces métiers, et on peut rajouter la faute des consommateurs qui rechignent à mettre un peu plus chère pour consommer français ,évidemment liste non-exhaustive. Bonne journée à tous.
L’agriculture est malmenée depuis les années 70 et ça n »a pas arrêté d’empirer. Beaucoup de petites et moyennes entreprises ce sont modernisés ( endettés ) avec l’encouragement des banques. Après les complications administratives, les normes imposées, la chute des prix, l’augmentation des coûts beaucoup ont dû mettre la clé sous la porte et ce n’est pas fini avec nos écologistes totalement hors sol et la commission européenne avec ses décrets suicidaires.
Richard a raison. Edouard Bergeon a sans doute réalisé un bon film de reportage qui tient la route avec « RURAL« .
Et ça fait aussi du bien d’entendre des accents chantants de nos territoires. J’irai le voir.
Ce que je sais et ce qui a peu près jamais dit c’est qu’être agriculteur ou éleveur de bétail pour de la viande ou du lait nécessite en tout premier des capitaux et comme les agriculteurs qui s’installent n’en ont qu’une toute petite partie, ce sont des emprunts énormes, des remboursements énormes, d’autant plus importants qu’ils sont trop ambitieux par rapport au capital propre de départ et au nombre d’années qu’ils comptent pour rembourser.
En plus, tous ne sont pas bons gestionnaires. Et donc les terres finissent chez des gros agriculteurs, de plus en plus gros.
C’est d’ailleurs ce qui était arrivé au père d’Edouard Bergeon qui ne parvenait pas à faire face et qui s’est suicidé.
Bergeon a trouvé un créneau avec l’agriculture pour thème que ce soit des films ou des reportages. On lui souhaite de poursuivre et de bien réussir. Il est déjà en bonne voie.
Merci Jérôme de donner une bonne image de l’agriculture : positivité, esprit collectif, capacité à discuter avec les non paysans. Ne changez rien et faites attention de ne pas vous laisser récupérer par certains ou pourrir par la célébrité . De la part d’une fille, épouse et peut-être bientôt mère de paysans.