Le journaliste Cyrille Ardaud compte une chute de palombière et une bagarre qui tourne mal dans les « accident de chasse ». Quand on écrit comme ça, il ne faut pas s’étonner d’être pris pour une buse (espèce protégée).
Ouverture de la chasse : le nombre d'accidents en hausse depuis trois ans, selon l'Office français de la biodiversité
— ici (@ici_officiel) September 24, 2025
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Ah, la rentrée cynégétique ! Les bois reprennent vie, les palombières s’ouvrent, les traques résonnent. Et les journalistes, eux, reprennent leurs vieilles habitudes : faire frissonner le lecteur avec des titres racoleurs. Dernier exemple en date : « Ouverture de la chasse : le nombre d’accidents en hausse depuis trois ans » signé Cyrille Ardaud.
Trois ans de hausse ? Laissez-moi traduire : 100 accidents contre 97 l’an passé. Trois de plus, sur près d’un million de chasseurs et des dizaines de millions de journées de chasse. Voilà le « scoop » qu’on vous sert comme une épidémie. Pas besoin d’être statisticien pour comprendre qu’on parle d’une variation ridicule (de l’ordre de 0,00001 %), noyée dans le bruit des chiffres. Mais pour vendre du papier, il vaut mieux gonfler les joues.
Et le choix des exemples est à l’avenant. Un chasseur qui tombe d’une palombière ? Un autre blessé au couteau lors d’une altercation ? Des faits divers, certes tragiques, mais qui n’ont strictement rien à voir avec un tir d’arme à feu. Mais pourquoi se priver de brouiller les cartes, quand on peut associer chasse et violence gratuite dans la même phrase ?
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Pire encore, l’article mentionne à la va-vite un détail capital : zéro mort parmi les non-chasseurs pour la troisième année consécutive. Une réalité qui devrait calmer toutes les peurs irrationnelles. Mais non, on la relègue au fond du texte, loin des titres, parce qu’elle casse la belle mécanique anxiogène.
Le bouquet final ? On vous sort « moins d’alcool, plus de stupéfiants » sur la foi… d’un seul cas positif aux drogues. Un ! Sur 49 testés. Il fallait oser présenter ça comme une tendance nationale. Le sensationnalisme a ses raisons que la rigueur ignore.
Alors oui, ce papier est un cas d’école. Un journaliste qui fait profession d’agiter des chiffres hors contexte, de mélanger des accidents sans rapport, et de dissimuler ce qui pourrait apaiser le débat.
Résultat : le lecteur repart avec l’impression que les campagnes françaises sont une zone de guerre, alors que la réalité est tout autre : en vingt ans, les accidents ont chuté de 41 %, et la chasse reste infiniment moins accidentogène que le vélo ou la randonnée.
Et il y en encore pour s’étonner de la défiance de plus en plus grande des français face au journalisme. Faites votre métier avant de réclamer de la considération. Le respect ne se demande pas, il se mérite.
A voir en vidéo :











L’hiver arrive, nous verrons fin avril le nombre d’accidents et de morts sur les pistes, les skieurs ne sont pas armés… idem pour les piscines, le vélo
Mais pas de polémique (Victor bien entendu)
Ce « journaliste » a-t-il parlé du nombre record de noyades de cet été ?
Bravo, toujours les bons arguments Richard. Factuel, précis. Face à ce bassin constant, la FNC ne pourrait elle pas demander systématiquement un droit de réponse pour ne pas laisser le terrain médiatique à ces seuls médiocres gratte papier. Un copier coller avec copyright rst pour leur clouer le bec et ouvrir l’esprit, parfois étriqué, parfois simplement par ignorance de la population française.. bravo pour votre travail en tout cas
Bonjour, je crois que le « midi libre » va l’embaucher il a tout les » critères « pour ce média
Ils devraient réfléchir au sérieux qu’on attend du Service Public de l’information (Télévision, Radio, France Télévisions, France 3, France Inter, France Info) pour le traitement des News ces « petits« journalistes.
Si ce qui est écrit est maintenant au niveau de ce que l’on peut trouver chez les influenceurs, plus besoin de journalistes, en tout cas de ce niveau.
En ce moment, on parle de privatisation de France Télévisions !
Encore des chasseurs nuls qui tentent de défendre leur passion meurtrière. Ce brave journaliste devrait vous attaquer pour diffamation et appel au harcèlement.