L’image est soignée, le message calibré. Au Jardin du Luxembourg, un agent municipal manie un chalumeau pour éliminer les mauvaises herbes. La légende est toute verte : pas de produits chimiques, une méthode « naturelle » et un sol respecté. En réalité, on nage en plein greenwashing.
🔥 Coup de chaud pour les mauvaises herbes
— Jardin du Luxembourg (@JardinLuco) December 15, 2025
Le chalumeau permet de désherber sans produits chimiques. Il éclate les cellules des plantes qui se dessèchent ensuite naturellement. La plante est chauffée mais le sol n’est pas brûlé. pic.twitter.com/p89QxasGO5
Le désherbage thermique repose sur l’usage de gaz combustibles — propane ou butane — et sur une combustion à flamme ouverte. Peu importe que la plante soit « chauffée » plutôt que « brûlée » : il y a bien combustion, et donc émissions polluantes. Particules fines, oxydes d’azote, monoxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés… La liste est connue. Elle n’a rien d’écologique, elle est simplement moins visible qu’un bidon d’herbicide.
En insistant sur l’absence de produits phytosanitaires, la communication institutionnelle évacue volontairement le reste du bilan environnemental. Le gaz devient un détail. La flamme, une abstraction. Le discours se concentre sur ce qu’on ne voit plus, pas sur ce qu’on émet.
Pour aller vite, on raconte une histoire aux électeurs parisiens à quelques mois des élections municipales.
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La note de contexte ajoutée par des utilisateurs sur X a le mérite de rappeler cette réalité, même si elle verse carrément dans l’exagération. Mais elle pointe une contradiction centrale : comment prétendre défendre la qualité de l’air, tout en promouvant une technique reposant sur la combustion de gaz fossile ?
Le greenwashing commence précisément là : quand une pratique techniquement discutable est présentée comme vertueuse par simple effet de contraste. Quand l’écologie devient un élément de communication plutôt qu’un exercice de cohérence. Quand on chauffe les plantes… mais surtout le discours.
A voir en vidéo :













Une action de la droite ligne du faucardage « pour faire propre » !
La biodiversité c’est bien chez les autres, dès que ça arrive devant chez eux c’est sale !
Bonjour, oui ,j’ai déjà vu ça dans un village, c’est ça, ou la binette et de l’huile de coude,et du courage.
Nous avons arrêté ce procédé où nous intervenions à Reims dans les belles habitations. Vous me promettez il n’y aura pas de produits – non ma brave dame nous avons un chalumeau exprès.. Après une année d’utilisation nous avons stoppé la chose, les bouteilles de gaz contiennent du gaz et oui que du gaz avec des émissions. Plus vert que vert mon œil et non ça ne gaze pas !!
Dans le même ordre d’idée que penser des productions « bio » pour les qu’elles l’etape préliminaire aux semis consiste à supprimer toutes les graines de mauvaise herbes en sommeil avec de la vapeur ou avec des brûleurs au gaz . C’est sur ces productions sont dans le cadre du cahier des charges bio mais sont-elles bio ?