À Pessat-Villeneuve, les chasseurs ont planté des haies avec des écoliers. Pendant que certains dénoncent la chasse le cul vissé sur une chaise, d’autres restaurent concrètement les paysages ruraux et les habitats.

À Pessat-Villeneuve, comme partout ailleurs en France, des chasseurs se lèvent avec leurs bottes, leurs plants et les élèves du village pour redonner vie à des paysages fragilisés. Aux côtés d’enfants d’écoles, des bénévoles ont participé à la plantation de haies bocagères, ces structures végétales essentielles qui servent de corridors écologiques, protègent les sols, favorisent la biodiversité et renforcent les équilibres naturels qui fondent la richesse des campagnes.
Ce geste n’est pas anecdotique : il s’inscrit dans une logique d’intervention longue et multiforme. Depuis des décennies, les acteurs cynégétiques conduisent des restaurations de zones humides, des plantations systématiques de haies, des aménagements de points d’eau, des suivis des espèces sauvages et des actions pédagogiques envers les jeunes générations. Ce sont des chantiers concrets, mesurables, co-construits avec les collectivités locales et financés (souvent) par des dispositifs comme l’éco-contribution ou des projets cofinancés avec les pouvoirs publics.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plusieurs centaines de kilomètres de haies plantées depuis les années 1980 dans certaines régions, des milliers d’heures de bénévolat consacrées à la restauration des milieux, ou encore l’implication directe dans la gestion durable des territoires.
A lire aussi : Les chasseurs sont une chance pour la biodiversité
Face à cet engagement de terrain, l’attitude de nombreux anti-chasse apparaît souvent curieusement confinée à un discours critique sans action tangible. On observe, avec une certaine ironie, que ceux qui dénoncent la chasse en tant que pratique n’ont pas toujours de programmes concrets — plantation d’arbres, restauration d’habitats, suivi scientifique, implication des citoyens sur le terrain — à opposer aux initiatives déjà en cours. Il ne suffit pas de s’indigner derrière un écran pour enrichir la biodiversité ; il faut mettre les mains dans la terre, mobiliser des ressources, travailler avec des acteurs locaux et assumer une présence soutenue dans la durée.
Les chasseurs ne sont pas seulement des gestionnaires au sens cynégétique, ils sont aussi des gestionnaires d’écosystèmes, conscients que la pérennité de leur mode de vie repose sur une nature riche et en bonne santé. À ceux qui critiquent sans construire, cette démarche rappelle une évidence : la biodiversité ne se protège pas en restant spectateur, elle se défend avec des gestes concrets, dès aujourd’hui.
A voir en vidéo :











REplanter des haies ;excellente démarche MAIS sans oublier que ce gouvernement annonce des textes pour faciliter leur destruction !