Le gouvernement veut prolonger l’interdiction de chasser le courlis cendré et la barge à queue noire. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 25 juillet 2025.

Deux nouveaux projets d’arrêtés ministériels sont soumis à consultation publique jusqu’au 25 juillet 2025. Ils visent à prolonger une fois encore les moratoires sur la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire, deux limicoles migrateurs. Comme chaque année, les chasseurs sont appelés à se mobiliser pour faire entendre une autre voix que celle des associations animalistes et naturalistes.
Le contexte : des moratoires qui durent
Depuis 2019 pour le courlis cendré et 2020 pour la barge à queue noire, la chasse de ces deux espèces est suspendue par décision gouvernementale, dans le cadre de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA). Le ministère de la Transition écologique propose aujourd’hui de reconduire ces interdictions jusqu’au 1er juillet 2026.
Le point de vue cynégétique : une gestion raisonnée écartée
La Fédération des Chasseurs du Nord dénonce une politique systématique de suspension, qui ne tient pas compte des efforts de conservation menés sur le terrain, ni de la réalité des causes de déclin des populations.
« Ces moratoires n’ont aucun effet bénéfique prouvé sur les populations concernées. Ils relèvent davantage de postures politiques que d’une réelle volonté de gestion durable. »
A lire aussi : Moratoire migrateurs : la science acquitte la chasse
Les fédérations de chasse défendent une approche plus équilibrée, fondée sur la gestion adaptative : prélèvements encadrés, suivi des effectifs, aménagement des habitats, lutte contre les prédateurs et sensibilisation des acteurs agricoles. Une telle stratégie permettrait de concilier chasse raisonnée et préservation des espèces.
Les difficultés spécifiques à la barge à queue noire
Le cas de la barge à queue noire est emblématique des incohérences de la suspension actuelle. Il existe deux sous-espèces : l’une en difficulté (continentale), l’autre en bon état de conservation (islandaise). Or, les individus observés en France en août proviennent quasi exclusivement de la population islandaise, et leur prélèvement est autorisé dans d’autres pays de l’AEWA.
Malgré cela, l’administration française maintient une interdiction uniforme, au nom de la précaution, en ignorant les réalités scientifiques et migratoires.
Une mobilisation nécessaire des chasseurs
Dans ce contexte, la consultation publique ouverte jusqu’au 25 juillet constitue un levier démocratique essentiel. La Fédération des Chasseurs du Nord appelle tous les chasseurs et sympathisants à y participer, en exprimant un avis défavorable à ces projets d’arrêtés.
« Il est indispensable que chacun prenne quelques minutes pour répondre. Un message clair et courtois suffit. Plus nous serons nombreux, plus notre avis comptera. »
L’an dernier, les ONG avaient mobilisé des milliers de contributions favorables au moratoire. L’inaction des chasseurs permettrait de présenter à nouveau une opinion publique prétendument unanime.
Comment participer ?
- Rendez-vous sur le site des consultations publiques du ministère en cliquant sur ce lien.
- Cliquez sur “Déposer votre commentaire”.
- Indiquez clairement en objet de votre message :
“Défavorable au projet d’arrêté”. - Rédigez quelques lignes expliquant que vous êtes favorable à une gestion encadrée, que la chasse n’est pas responsable du déclin, et que la suspension aveugle est contre-productive.
Une fois de plus, la prolongation des moratoires sur le courlis cendré et la barge à queue noire est soumise à consultation sans réel débat contradictoire. Les chasseurs doivent se mobiliser pour rappeler que la préservation des espèces ne passe pas nécessairement par l’interdiction, mais par la gestion, la science et la responsabilité. La consultation est ouverte jusqu’au 25 juillet : à vos claviers.
A voir aussi en vidéo :











Les dates indiquées sont inexactes: les moratoires sur la barge et le courlis ont été mis en place en 2008, à la « table ronde chasse ». Un accord avait été trouvé entre la FNC, l’ANCGE et les associations écolo pour suspendre cette chasse en échange d’une avancée de l’ouverture du gibier d’eau au 21 août.
Si on réouvre la barge et le courlis, on perd dix jours de chasse?
ces consultations publiques n ont aucun sens car certains envoient leur avis plusieurs fois sous différents noms.il faut une évaluation objective de leurs populations, scientifiques,chasseurs,ong et en fonction des résultats autoriser la chasse.ou pas.vu les causes de leur diminution,qui sont multiples il faut toutes les prendre en considération.
Bonjour ,le moratoire courlis est injustifié,car ils se sont basé sur des couples qui nichent en France, hors 99% de cette espèce ne se reproduit pas en France mais à l’Est et au Nord de l’Europe ,ils ont « truandé »les politiques qui n’y connaissent rien !
Bonjour Jean 2
Le moratoire s’appuie sur le mauvais état de conservation du courlis cendré au niveau mondial, pas seulement en France. Le courlis est classé sur la liste rouge française, mais aussi sur la liste rouge mondiale de l’UICN. C’est pour cela qu’il n’est plus chassé nulle part en Europe.
Les politiques doivent respecter les recommandations de l’Europe (moratoire européen) mais aussi le plan de gestion de l’AEWA pour le courlis, qui couvre l’ensemble du flyway et qui impose également de suspendre la chasse. Ici, ce n’est donc pas une décision purement française, c’est imposé par les instances internationales.
monsieur Sylvain, comment voulez-vous croire des personnes ou organismes qui sont juges et partis,anti chasse notoires, d’ailleurs dénoncé par le conseil d’état, et une partie de l’europe,il nous faut de vrais données indépendantes!!(ex:lors d’un comptage de vanneaux en France,on s’en est aperçu, leur chiffre était faux!! orientés à la baisse bien sûr !donc je ne crois plus ces organismes.
Bonjour Jean 2
L’UICN établit les listes rouges mais ne prend pas les décisions sur la chasse, ils ne sont pas juge et partie. Le Conseil d’Etat reconnait leurs données et s’est appuyé dessus pour suspendre la chasse du courlis et de la tourterelle.
Je recommande vivement Ernestopro.fr pour la gestion des problématiques liées à la chasse et aux moratoires migrateurs. Leur expertise et leurs solutions innovantes permettent de mieux comprendre les enjeux et d’agir efficacement. Grâce à Ernestopro.fr, il est possible de concilier respect de la faune et pratiques durables, en apportant des réponses concrètes aux défis actuels.