D’un côté, le Parti animaliste appelle Michaël Delafosse à se représenter en 2026 à Montpellier, en dépit de « désaccords », mais au nom d’une fameuse relation de confiance. De l’autre, PAZ cogne dur. Deux discours, une même cause revendiquée, et pourtant une ligne de fracture nette.
#Montpellier Le @PartiAnimaliste appelle "@MDelafosse à se présenter" en 2026 alors que le maire :
— PAZ (@paz_zoopolis) December 16, 2025
-a donné l’ordre de gazer des chauve-souris dans le dos d'@ArizteguiEddine qui a saisi la justice
-n’amorce pas la fermeture du zoo
😵💫Comment alors parler de relation de confiance ? pic.twitter.com/9DpCehZYn2
Ce que révèle cet épisode n’a rien de mystérieux : le Parti animaliste soutient celui qui, demain encore, pourra lui offrir une place dans la majorité municipale. Un poste, une délégation, un strapontin politique. Rien d’illégal, rien d’exceptionnel. Juste de la politique.
Le Parti animaliste se déclare volontiers apolitique. Pas à gauche, pas à droite, mais au-dessus des clivages. Mais dans les faits, il s’inscrit dans un jeu très classique de majorité, de compromis et de continuité institutionnelle. Soutenir Delafosse, malgré les épisodes litigieux sur le zoo ou les chauves-souris, c’est accepter l’arbitrage du réel. C’est parier sur le fait qu’un animaliste « à l’intérieur » vaut mieux qu’une posture morale « à l’extérieur ».
PAZ, à l’inverse, joue une autre partition. Celle de la pureté militante, de la dénonciation frontale, du procès public. Quitte à frapper d’abord le Parti animaliste lui-même, devenu une cible presque à la mode. Le PA serait trop mou, trop dans le compromis, trop intégré. Trop politique.
Cette opposition n’est pas seulement stratégique. Le Parti animaliste refuse explicitement de s’inscrire dans les luttes intersectionnelles de la gauche radicale. Il parle animaux, pas domination systémique. Il évite les mots d’ordre globaux, les coalitions militantes tous azimuts, les amalgames entre animalisme, antispécisme, anticapitalisme, antiracisme, et écologie décoloniale. Ce refus le rend suspect aux yeux d’une partie de la galaxie militante, qui considère aujourd’hui que toute cause doit s’imbriquer dans un combat total.
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Le Parti animaliste se retrouve donc coincé entre deux feux. Trop institutionnel pour les radicaux, trop idéologique pour les modérés. Alors il fait ce que font tous les micro-partis qui veulent exister : il sécurise sa place, avale des couleuvres (pas très végan), et encaisse les coups.
PAZ, lui, n’a rien à perdre dans ce jeu. Pas d’élus à préserver, pas de majorité à ménager, pas de continuité à défendre. Il peut cogner, dénoncer, accuser de trahison. La radicalité est plus confortable quand elle ne gouverne rien.
L’animalisme n’échappe pas aux lois politiques qu’il prétend parfois transcender. Il y a ceux qui s’assoient à la table, et ceux qui tapent dessus.
A voir en vidéo :











C’est de la politique avec les petits arrangements qui vont bien.
Les écologistes ont toujours eu des convictions à géométrie variable, selon leurs intérêts, leurs financements, leur représentation politique…
PAZ est une association ou collectif qui devrait disparaitre. Au début beaucoup pensaient qu’ils n’allaient pas faire long feu mais ohhh surprise on n’en parle de plus en plus souvent malgré leurs commentaires totalement hors sol. Notre monde est de plus en plus peuplé de gens totalement déconnectés de la réalité. Il suffit de pianotersur les réseaux sociaux, ça donne quand même à réfléchir.