Réunis à Paris, plus de 150 représentants des fédérations de chasse ont posé les bases d’une stratégie nationale pour restaurer durablement les populations de petit gibier de plaine.
Le 2 décembre dernier, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a organisé à Paris son premier séminaire national dédié à la relance de la petite faune de plaine. Une journée de travail dense, qui a réuni plus de 150 représentants des fédérations départementales, tous mobilisés face à un constat devenu impossible à ignorer : perdrix, lièvres et lapins ont atteint des niveaux d’abondance historiquement bas.
Selon une étude FNC–IFOP citée lors de l’événement, un quart des chasseurs ne renouvelle plus sa validation du fait de l’effondrement du petit gibier. Une désaffection qui traduit un enjeu bien plus large : la disparition progressive d’un pan entier de la ruralité cynégétique.
Des causes structurelles qui appellent une réponse collective
Les échanges ont rappelé que le déclin du petit gibier n’a rien d’un phénomène conjoncturel. Les mutations profondes des paysages agricoles, la raréfaction des habitats, l’évolution des pratiques culturales ou encore l’affaiblissement des réseaux de suivi ont créé une situation qualifiée de « structurelle » par les intervenants.
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Pour la FNC, la réponse ne peut être que coordonnée, nationale et fondée sur la donnée. C’est tout l’enjeu de la nouvelle plateforme ISIGEO, destinée à centraliser les informations anciennes et nouvelles sur les populations de petit gibier. Cet outil doit permettre de rationaliser les diagnostics locaux, harmoniser les méthodes de suivi et guider les actions des fédérations.
Priorités : données, réseaux et soutien aux actions de terrain
La FNC a également annoncé la réactivation des réseaux de suivi du petit gibier, qui avaient été largement délaissés au fil des années. L’objectif : rebâtir une capacité d’observation solide et homogène sur l’ensemble du territoire.
À cela s’ajoute la volonté d’accompagner financièrement les projets locaux d’aménagement, de gestion, ou de piégeage. Des pistes incitatives — dont un éventuel crédit d’impôt pour les piégeurs — ont été évoquées pour renforcer l’engagement des acteurs de terrain.
Redonner un avenir à la chasse du petit gibier
Au-delà des enjeux biologiques, le séminaire a souligné une dimension culturelle essentielle : la chasse du petit gibier est souvent la première chasse, celle qui a transmis la passion à des générations de ruraux. Sa disparition aurait un impact direct sur l’attractivité du monde cynégétique et sur la transmission des savoir-faire.
La FNC espère donc que ce séminaire marque le début d’un mouvement d’ampleur, capable de fédérer chasseurs, agriculteurs et gestionnaires autour d’un objectif commun : restaurer durablement la faune de plaine et redonner aux territoires la richesse biologique qui faisait autrefois leur identité.
A voir en vidéo :











LE PIRE ENNEMI DE LA NATURE EST ECOLOGISTE PAS PAR ETRE CONTRE MAIS SON IGNORANCE LE LAPIN A PRESQUE DISPARU DU TERRITOIRE PAS PAR LES CHASSEURS MAIS PAR UN ECOLOGISTE DECORE FELICITE CAR IL AVAIT SAUVE LA VEGETATION DE TOUTE LA FRANCE LES LAPINS ETAIENT LA PRINCIPALE NOURRITURE DES RAPACES DES RENARDS COULEUVRES ET AUTRES QUI FAUTE DE VANDE DISPARAISSENT ALORS AVANT D ACCUSER IL FAUT REFLECHIR
Christian votre annualisé est parfaite, le jour où tous ces donneurs de leçons auront compris l’utilité du lapin de garenne, la situation de nos campagnes deviendra meilleure.
Merci Christian
Bonjour, vaste sujet !d’abord les chasseurs n’ont pas toujours, voire pas du tout, la main sur leurs territoires,surtout en plaine,j’oserai dire que c’est la PAC qui l’a, bref,ce qui était intéressant, c’était la jachère,il en reste une sur mon territoire depuis plusieurs années,(2ha environ)herbes hautes,ronces,et même quelques arbustes,hé bien ,tout le gibier est dedans,lièvres, faisans,perdrix, chevreuils, et même bécasses, le gîte et le couvert, voilà, comme on dit sans commentaires………..
Bonjour,
Le constat est très clair :
Là où il n’y pas d’agriculture le petit gibier se porte très bien. J’en suis témoin.
A l’inverse allez voir les grandes plaines de la Beauce… Ce sont des déserts et ils le resteront pour longtemps.
Bien sûr il ne s’agit pas de fustiger les petits agriculteurs qui ont toutes les peines du monde à survivre.
Il est quand même temps que des synergies agriculteurs/chasseurs qui existaient autrefois se remettent en place.
Facile à dire me direz-vous… Oui, nous sommes dépendants des politiques pour avancer.
Regroupons-nous et changeons les politiques.
Thierry
Bonjour je constate qu’une des causes importantes de la disparition du petit gibier n’est que rarement évoqué voir même jamais abordé c’est pour moi et je dis bien pour moi la main mise sur les sociétés de chasse des équipes de grand gibiers qui investissent les bureaux et limite la chasse du petit gibier à telle point que voir un chasseur dans la campagne devient obsolète pour les autres usagers
Alors oui des choses sont à faire nous verrons bien s’ils sont prêt à accepter de partager. Pour info pour les rageux professionnelles je suis trésorier dans motre ACCA faute de candidat j’ai donc abandonné la fonction de garde chasse pour entrer au bureau (la aussi il y a matière à discussion) et piégeurs agréé .
Cordialement Bonne journée
L’agriculture moderne (produits phytosanitaires, largeur des engins, vitesses des engins etc…) est la principale cause de la disparition des animaux de plaine. Pas seulement le gibier, il en est de même pour les allouettes, rossignols, bergeronettes etc… Là où je chasse nous allons en plaine 3 fois nous donnons des seaux de mais de blé à toutes les petites bêtes qui veulent manger nous donnons de l’eau en été, nous lachons avec la Fédé des perdrix et faisans que nous ne tirons pas, nous avons 3 piégeurs et pourtant alors qu’il n’y a pas de pression de notre part nous avons du mal à voire un lièvre ou un oiseau. La chasse est devenue anachronique et une silhouette en plaine avec un chien est rare. Pas un lapin n’a survecu à l’arachage des haies ou au comblement des fossés l’agriculture est entrée dans une ère moderne d’où elle ne sortira pas avant longtemps, et pourtant je n’ai pas de haine contre les agriculteurs qui sont autant victimes que responsables et nombres d’entres eux restent des amis chasseurs qui déplorent comme moi la mutation des campagnes. A cela vous ajoutez les colisions avec les véhicules et la coupe est pleine ou plaine à vous de choisir.
Complètement d accord avec gouin et gilbert,certains qui sont a la tête de société de chasse ne s intéressent qu au grand gibiers et la disparition du petit gibier est multifactuelle,agriculture moderne,( pour survivre ils sont obligés d avoir des rendements importants donc produits phytosanitaires, engrais, impact sur les insectes),la prédation,(de plus en plus de rapaces, impact sur perdrix,levraux ect.) maladies (bhv,tuleramie,) certains chasseurs qui ne sont pas raisonnables,les collisions ………
Ça fait rigoler car en même temps nos « partenaires » ont réussi à supprimer pas mal de mesures environnementales la dernière en en cours de consultation des simplification administrative surtout pour l’arrachage des haies
Des réunions pour se faire plaisir mais qui débouchent rarement sur de véritables actions concrètes
Faire des applications ça gênent personne et ça permet de dire que l’on fait quelque chose
Du vent
L’agriculture n’est pas un problème en soi. Tant que nous achèterons notre alimentation en supermarché nous favoriserons l’agro-industrie, la mécanisation à outrance et nous pourrons faire ce que nous voudrons nous n’aurons pas de petit gibier mais que des grands ongulés. Pour avoir du petit gibier il faut une polyculture ( l’élevage permet de stabiliser une population d’insectes), à échelle familiale, avec des haies bocagères, du labour superficiel et le moins possible, des cultures intermédiaires, des moissons en laissant des chaumes à 10 cm pendant au moins un mois voire deux mois. Des arbres fruitiers partout dans les haies, au moins des essences à fruits charnus. Et des piégeurs. Bref ce que j’ai connu quand j’étais gamin … J’allais oublier ! Il faudrait revenir à nos bonnes vieilles maisons en pierre et en bois avec une cheminée garnie d’un poêle à bois bien sûr… Car les clapiers à lapin en lotissement, en béton, plâtre, surchauffé à 20 degrés, et des jardins enrobés embâchés empiérés, avec des essences végétales presque uniquement exotique, participent largement aussi à la désertification de notre milieu. Je précise que je suis jardinier paysagiste … Dans le milieu où je vis le seul petit gibier sauvage qui reste c’est la bécasse, quand elle trouve encore quelques vers de terre… Le vrai problème écologique il est là.
Bonjour, vous avez raison, la polyculture élevage, à tendance à disparaître (et je suis gentil)dans certains départements, dans le mien c’est le cas hélas, beaucoup d’éleveurs laitier ont arrêtés, et donc les pâtures sont retournées,et cultivées,voir des vaches ou génisses dans une pâtures tiens du miracle !on finira par s’arrêter en voiture pour faire une photo!!les causes sont diverses et trop long à expliquer, mais nous avons une Europe d’écolos qui n’y connaissent rien et ne veulent plus de bovins, les imbéciles !!dans une pâture il y a gîte et couvert (insectes, vers,petit végétaux, etc ….).bref,les fédé n’y peuvent rien ou font l’autruche quelquefois.
Si on se contente de sponsoriser des projets locaux ça va prendre 1 siècle.
Il est impossible d’obtenir des résultats sans fixer un cadre obligatoire aux fédérations, des objectifs et se positionner enfin sur l’interdiction des lâchers notamment en saison de chasse.
La question des pratiques agricoles favorables au petit gibier devrait être enfin posée lors des discussions portant sur l’indemnisation des dégâts du grand gibier.
Si l’agriculture veut des chasseurs en nombre suffisant pour gérer le gros, il va falloir favoriser aussi le petit gibier pour que des gens aient envie de prendre le permis.
Après si on peut croire à des réussites pour le faisan, la caille et éventuellement le lièvre, pour la perdrix et le lapin il y a tellement de paramètres que c’est très très hypothétique.
Il serait aussi souhaitable d’arrêter de penser le piégeage des prédateurs comme solution parce qu’on ose pas affronter la question agricole. Tuer renards, fouine etc… pour sauver les quelques oiseaux épargnés par des fauchages au mauvais moment, les pesticides ou l’absence de couverts adaptés, c’est un non sens
Pineau,il existe certaines communes ,avec une réglementation appropriée,un vraie volonté de tous les acteurs qui obtiennent une certaine réussite,pour le piégeage il est indispensable a cette réussite,c est comme si vous empoisonnez un étang et regardez tous les jours les cormorans se goinfrer le résultat sera nul.
Empoissonnez