Près de Lyon, les agents de l’Office français de la biodiversité effectuent des contrôles de chasse. Leur mission : faire respecter la loi, prévenir les accidents et assurer la cohabitation entre les différents usagers de la nature.
« Votre arme, quand vous l’avez déchargée, le canon était à l’horizontal et vous l’orientiez dans le sens de la route dirigé vers une voiture. »
— Franc Aller (@FrancAller_info) November 2, 2025
Et paf ! contravention de 5ᵉ classe, 1 500€
Bien fait 🤷♂️#Chasse #Chasseurs #ChassePartage https://t.co/mXU8KnQCEv
* Plus…
Une mission de terrain
Le 19 octobre dernier, deux agents de l’OFB, Amélie Chantereau et Adrien Bonnot, étaient en patrouille dans les Monts d’Or, près de Lyon. Leur objectif : contrôler le déroulement d’une battue annoncée à Poleymieux-au-Mont-d’Or et Saint-Cyr.
Ces contrôles font partie des missions régulières de la police de l’environnement, un service rattaché à la fois aux ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique. Les agents sont assermentés, armés et habilités à constater les infractions liées à la chasse.
Une réglementation stricte
Les contrôles portent sur plusieurs points : validation du permis de chasser, assurance, port d’un accessoire réfléchissant, respect des zones de tir et manipulation des armes.
« La chasse est très réglementée », rappelle Amélie Chantereau. « On regarde si les chasseurs se comportent de manière sécurisée, s’ils connaissent les distances, s’ils respectent la loi. »
Leur travail se situe entre pédagogie et application du droit. Les agents rappellent les règles, mais peuvent aussi dresser des procès-verbaux en cas d’infraction. Les contraventions vont de la première à la cinquième classe, selon la gravité des faits.
Peu d’agents, beaucoup de terrain
Le département du Rhône compte seulement douze agents de l’OFB. Ils interviennent sur l’ensemble du territoire, aussi bien en plaine qu’en montagne, sur tous les sujets liés à l’environnement : chasse, pêche, pollution, circulation en milieu naturel.
Malgré leurs moyens limités, le taux de conformité observé chez les chasseurs reste élevé. La plupart des contrôles se déroulent sans incident.
« Ils nous connaissent et les échanges sont généralement respectueux », souligne Amélie Chantereau.
Sécurité avant tout
Lors de cette patrouille, un chasseur a été verbalisé pour avoir gardé son arme chargée sur la voie publique. Adrien Bonnot, qui a dressé le rapport, explique : « C’est une infraction sérieuse. Le canon était orienté vers une voiture, la manipulation était dangereuse. » Le contrevenant a reçu une amende de cinquième classe. Ce type de sanction vise à rappeler les règles de sécurité et à éviter les accidents.
A lire aussi : Sécurité à la chasse : les chasseurs réclament plus de contrôles sur le terrain
Les agents insistent sur ce point : leur présence sur le terrain sert d’abord à maintenir un haut niveau de vigilance et à prévenir les comportements à risque. « C’est une pression nécessaire pour la sécurité entre chasseurs et avec les autres usagers », estime Amélie Chantereau.
Une cohabitation à organiser
Les agents rappellent que plusieurs activités se croisent dans les mêmes espaces : chasse, randonnée, VTT, moto verte, cueillette. Chacun dispose de droits, mais la cohabitation peut parfois créer des tensions.
Leur rôle consiste aussi à réguler ces usages et à apaiser les situations avant qu’elles ne dégénèrent.
« Notre travail n’est pas d’être pour ou contre la chasse », précise Adrien Bonnot. « Il s’agit simplement de faire respecter la réglementation. »
Malgré leur professionnalisme, les agents de l’OFB travaillent avec des moyens limités. Douze agents pour tout le Rhône, c’est peu face à l’étendue du territoire et à la diversité des missions : chasse, braconnage, pollution, circulation motorisée, espèces protégées… Leur rôle est essentiel, mais leur effectif ne permet pas de couvrir efficacement l’ensemble du terrain. On leur demande d’assurer la sécurité, de contrôler, de prévenir les infractions, souvent sans renforts ni moyens matériels suffisants. Une présence plus nombreuse renforcerait à la fois la crédibilité des contrôles et la confiance des chasseurs dans l’application équitable de la loi.
A voir en vidéo :











Direct 1500€ de PV. Ça c’est de la pédagogie 😁😁😁
Une contravention de 5eme classe doit passer au tribunal de police. Ça ne peut pas être 1500€ direct et sauf erreur cette infraction est une 4eme classe à 135€ par amende forfaitaire.
Tout à fait, sauf réglementation locale particulière hors SDGC. Nous demandons systématiquement à relire pour correction les articles avant parution, ce qui pose certaines difficultés à certains médias, alors que pour d’autres nous ne rencontrons aucun soucis.