Un voisin tire sur les animaux domestiques de ses voisines. Il avait un permis de chasse, mais c’est bien sa folie qui est en cause, pas la communauté des chasseurs.
Encore une fois, l’affaire fait les gros titres : « un chasseur » aurait tiré sur les animaux domestiques de ses voisines, tuant un chat et blessant un chien. De quoi nourrir, comme toujours, la machine médiatique qui adore amalgamer l’individu et toute une communauté. Sauf qu’il faut remettre les pendules à l’heure.
Cet homme possédait un permis de chasse en règle. Et alors ? Il possédait aussi, comme des millions de Français, un permis de conduire. Faut-il en conclure que tous les automobilistes sont des meurtriers en puissance parce que l’un d’entre eux commet un crime au volant ? On sait bien que non. Mais quand il s’agit de chasse, la nuance disparaît aussitôt : l’exception devient règle, le malade mental devient l’incarnation du chasseur.
Car il ne s’agit pas de chasse, mais d’un fait divers sinistre : un individu qui, incapable de maîtriser ses pulsions, a utilisé son arme pour régler ses rancunes de voisinage. Ce n’est pas un chasseur, c’est un psychopathe qui avait aussi un permis de chasse. Et c’est bien cela la différence que nos contempteurs refusent d’admettre.
A lire aussi : Baie de Somme : Pierre Rigaux tombe dans le harcèlement
On ne demande pas qu’on excuse. On demande qu’on distingue. La société de chasse du secteur l’a d’ailleurs immédiatement confirmé : il avait un permis, mais son acte relève d’un tribunal, pas d’une ACCA. Les chasseurs ne sont pas responsables des troubles psychiatriques d’un voisin instable, pas plus qu’on ne demande aux auto-écoles de répondre des chauffards ivres ou criminels.
Dans quelques mois, la justice dira le droit. Mais d’ici là, souvenons-nous d’une chose : ce drame n’est pas une histoire de chasse. C’est une histoire de folie, et c’est la société toute entière qui est concernée. À chacun sa responsabilité. Les chasseurs ont la leur dans les bois. L’État a la sienne dans les tribunaux. Et les psychopathes, eux, doivent être écartés de nos campagnes comme de nos villes.
A voir en vidéo :











Ce n’est pas une histoire de chasse mais ça va bien faire parler de nous et bien nous faire du tord , le plus triste c’est que même s’il avait tuer le chat à coups de bâton , ce serait toujours un chasseur qui a tuer un chat . c’est fatiguant .
Pas d’accord
Bonsoir,effectivement pour les cerveaux limités, l’amalgame est de rigueur !comme chez les anti-chasse. Toutes corporations à ses brebis galeuses, les exemples sont nombreux !et ne dois pas rejaillir sur les autres personnes respectueuses des lois,et qui ne sont pas fous !
Vous savez, on a tous nos cinglés et nos demeurés. La bêtise et la méchanceté ne sont pas l’apanage d’une profession ou d’une opinion…😡
N’empêche que la question se pose : tout le monde peut passer un permis de chasse ?
Pas de test ”psycho”, pas de verif’ sur des antécédents scabreux ?
Histoire de rigoler, je vais tenter ma chance, j’aurai le droit d’avoir une arme, et de m’en servir…….
Sans dec’, j’suis tenté !
Pareil pour le permis de conduire.
Psychopathe, je ne sais pas mais les bouchers ne sont pas tous des tueurs à l’arme blanche, les maçons n’ont pas tous emmuré vivant les voisins etc… le fait est qu’il est chasseur, donc, les chasseurs sont des tueurs . Idiot comme raisonnement, j’en ai un autre « plus il y a de gruyère, plus il y a de trous et plus il y a de trous moins il y a de gruyère », c’est con mais c’est un raisonnement.
Du même genre, tous les tueurs ne sont pas chasseurs, mais tous les chasseurs sont des tueurs !
Attention avec votre ”raisonnement” plein de trous, tel l’emmental….
Même les chasseurs de fantômes ?
Ce n’est qu’un « raisonnement » par l’absurde avec bien évidemment ses limites dont je pense être bien conscient. Mais comment répondre autrement…
Bonjour Chasses Éternelles. A priori mon premier commentaire ne convenait pas et justement mon propos disait à nos opposants que je ne faisais pas d’amalgame. Je ne considérais pas que dès qu’un crime est commis dans notre société, si son auteur était un proche ou même un membre de leur association, je ne considérais pas que tous les autres sont susceptibles de commettre le même crime. Nous aussi (les chasseurs) nous pourrions feindre de considérer que tous nos opposants sont des coupables en puissance dès qu’un crime est commis dans notre société sans distinction . Mais il est vrai que nous connaissons leur mode de fonctionnement et surtout leur moralité. Je ne suis pas un tueur de chat.